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José Pepe Mujica ex- président de l’Uruguay nous parle aux cotés de JL Melenchon

José Pepe Mujica , ex-guerillero des Tupamaros  dans les années 70,  a présidé aux destinées du peuple uruguayen du 01/03/ 2010 au 01/03/2015. C’est un homme modeste  . Renseignez vous sur lui, si vous voulez, mais du haut de ses 80 ans il nous livre, ici,  l’expérience de sa vie, une vie de militant politique qui va jusqu’à l’engagement armé , une vie  qu’il a consacrée évidemment aux combats politiques qui ont traversé  son pays et qui l’ont conduit à la Présidence de  la République de l’Uruguay , un petit pays de 3,5 millions d’habitants , entre le sud du Brésil  et  l’Argentine. C’est un témoignage émouvant car son regard est celui d’un vieil homme qui se retourne sur ses traces pour nous raconter le déroulé d’une vie ordinaire qui sort de l’ordinaire. Etre amoureux de la vie et ne jamais s’éloigner de cette ligne rouge , voilà ce qu’il semble nous suggérer . Le sens de sa  vie de militant dépensée dans la lutte  et le combat politique , non pour un monde nouveau , mais pour un mieux vivre dans le quotidien des gens les plus pauvres , les plus défavorisés, les plus exposés à la précarité  aux inégalités et à l’injustice d’un système économique tragiquement terrorisant à l’échelon local et planétaire .

JL Mélenchon , toujours admiratif de ces hommes d’Amérique latine , qui ont su combattre les dictatures conservatrices et participer à l’émancipation de leurs peuples , résume sa conception de l’écosocialisme, le fer de lance de sa stratégie politique , laquelle sous entend une double émancipation du citoyen, à la fois personnelle et philosophique , sociale et politique,  une émancipation faite du devoir moral qui anime ceux qui résistent (Jean Luc en fait partie )et force l’admiration et la détermination des autres.

J’ajouterai volontiers en ces temps de préparation de la conférence internationale sur le climat ( la COP21) que nous ne sommes pas prêts de sortir de l’aliénation qui consiste à vivre sur un temps court imposé par la financiarisation des échanges, gourmande qu’elle est d’un profit immédiat évalué à la nano-seconde . A la vue du spectacle du monde,  nous les nations dites civilisées, nous sommes loin de  reconquérir une relation aux autres et à la nature plus équilibrée , plus responsable , plus politique , plus citoyenne . Le capitalisme actuel ne pousse pas dans cette direction, il pousse au contraire au cannibalisme, et à la mort assurée de l’espèce  humaine réduite à la condition de chair fraiche programmée pour passer à la moulinette. ( clin d’oeil à JC Averty et aux premières générations télé)