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Mélenchon, laisse béton …

melenchonLe vieux lion ne répondra plus au nom du Front de gauche : on se souvient que fin 2013 il avait dit au détour d’une interview  » Pour l’instant c’est moi qui parle en son nom ( le Front de Gauche ) «  en expliquant  que le Front de Gauche représentait l’alternative à Gauche , et d’une façon générale , une alternative à la mondialisation de la finance  responsable des désordres économiques actuels du pays et du continent européen .

La politique de droite engagée par le gouvernement de F Hollande , le deuxième Président socialiste sous la V République , a tourné à l’affrontement sur la ligne économique et sociale , un affrontement tel que toute  alliance électorale avec le PS devenait incohérente si ce n’est pour le PC désireux de conserver ses mandats électoraux  et d’une certaine façon sa visibilité démocratique réformiste aux cotés des plus démunis .

La révolution citoyenne sur le fondement d’une rupture sociale avec le modéle économique et financier du néolibéralisme qui a conduit à la crise actuelle est incompatible avec des  arrangements électoraux de cette sorte : les communistes jouent aux apprentis sorciers au moment des élections au détriment d’une cohérence  avec l’idée de rupture prônée par le Parti de Gauche . Pour le Parti de Gauche , il s’agit de rompre avec les politiques néolibérales européennes,de  refonder un modèle français débarrassé des oripaux  de l’ancien capitalisme, de se tourner vers une transition écologique pour le bien de tous. Il s’agit là d’une révolution de la mentalité citoyenne  qui n’autorise aucune compromission  sur la scène des rendez vous électoraux  avec le peuple citoyen . Le PC français a jugé du contraire . Il en a perdu sa faucille .

JL Mélenchon est en conflit sur ce point avec Pierre Laurent  et le porte parolat au sein de la mouvance Front de Gauche  est devenu  un problème de fond .

JL  Mélenchon, avec les déconvenues électorales des municipales et des européennes, n’ a plus voulu servir d’alibi à une stratégie non partagée . Il a raison .

« J e ne peux plus continuer comme ça «  dira -t -il récemment dans une interview accordée au site  Hexagones (pour abonnés) en precisant . « Il y a deux lignes en quelque sorte. Celle qui est portée par la direction du Parti communiste, qui est plus institutionnelle, plus traditionnelle, où on continue à penser que la gauche est une réalité partidaire, organisée et qu’on peut rectifier le tir du Parti socialiste. Et puis, il y en a une autre qui pense que ça, c’est un monde qui est quasiment clos, qu’il faut construire et qu’on le fera progressivement à condition d’être autonome. » Il s’en prend à la direction du Parti communiste en évoquant  »  le poids du retour aux vieilles traditions partiaires, aux arrangements, aux accords électoraux. » Certes le monde communiste n’est pas assimilable aux apparatchiks mais il faut bien en convenir le Front de Gauche, sous Mélenchon ( qui n’ appartient pas au Parti communiste) a vécu. On en revient à la question du début , celle de l’identité du Parti de Gauche : il doit gagner ses galons à gauche , en dehors du PS, en dehors du PC, en dehors d’ EELV. Le processus unitaire relèvera d’une démarche volontariste également partagée sous l’éclairage d’un projet de République sociale où la justice pour tous est recherchée , la démocratie pour chacun garantie. Le point d’ancrage de cette démarche dans la volonté de pouvoir est de faire que  l’écologie politique ( qui n’appartient pas aux partis écologistes) soit la réalité de demain. Le monde nouveau sera écologique ou ne sera pas.

Puis en dehors des difficultés propres du Front de Gauche, il y a à l’extérieur la montée en puissance électorale du  Front national et de l’extrême droite qui prône une rupture avec la démocratie républicaine tout en occupant l’espace politique de la Gauche . JL Mélenchon  déplore que Marine Le Pen « puisse réciter des morceaux entiers de notre programme ( celui du FDG) «  et ainsi embrigader , avec une caisse de résonnance médiatique complice,   ceux des mécontents qui sont les plus défavorisés , ou les moins politisés. Tout aussi  préoccupant, le Front de Gauche, en miroir avec le Front national, se voit étiqueté d’extrême gauche, et non de cette gauche alternative républicaine et écologique comme le souhaitait le Parti de Gauche. Le problème de l’extrême droitisation de la société ne s’évacue pas dans l’affrontement Front contre Front, au contraire cette bipolarisation a pour effet d’alimenter la perte de crédibilité du pacte républicain qui fonde notre histoire révolutionnaire.

Les médias ont vite fait de dire que Mélenchon quittait la politique. C’est mal connaître le personnage, on ne lui dit pas  » laisse béton… » ce serait oublier que l’engagement politique est sa deuxième peau, qu’il reste co président (*) du Parti de Gauche et député européen , c’est pas fait pour se reposer entièrement ….Il nous confie ses réflexions sur son  devenir  » je sais dans quelle condition je peux être utile (…) et je veux m’utiliser dans ce que je crois être capable de faire : la transmission idéologique, le travail intellectuel et culturel » . Il  a des amis qui comptent sur lui à commencer par son équipe de combat et ceux qui vont monter en première ligne , à sa place . François Delapierre, plus jeune, a déjà commencé le travail . Il fait bien de prendre des vacances car la rentrée sera rude , nous lui recommandons de soigner la démocratie interne du parti, pour le reste à lui de voir … Il passe bien à la Télé, ses idées sont claires , on peut même dire dans un trait d’humour que Delapierre c’est du béton !!!

(*) Mise à jour : On a appris, lors du remue méninges du mois d’aout , ( l’université d’été du PG )que Mélenchon quitte, avant l’heure, la Présidence du Parti de Gauche qu’il a contribué à fonder en 2009 après son départ du Parti socialiste au sein duquel il a mené l’essentiel de sa carrière. Il avait prévenu qu’il ferait le bilan de son action après les européennes . Le Front de Gauche reste le Front de gauche , une nébuleuse dominée par le Parti Communiste  et le Parti de Gauche reste un « petit parti « , certes, mais grand par son ambition : installer une 6 ieme  République plus sociale et moins présidentielle.

José Bové, tête de liste EELV en sud ouest et candidat des verts européens à la présidence de la commission européenne

Le 30 04 2014 Brice Hortefeux et José Bové ont répondu aux questions de Bruno Jeudy et Arthur Nazaret lors du premier numéro de  l’émission  Dimanche Politique . Règle du zéro déficit,  démocratie européenne et immigration ont été les thèmes choisis sur lesquels les invités se sont exprimés. Que faut-il en penser ? voir la vidéo

 


Européennes : Hortefeux-Bové, le débat par Dimanche-Politique

Jl Mélenchon , critiqué de façon répétée par José Bové (On se demande pourquoi ? peut être parce qu’ils sont candidats à la députation européenne tous les deux dans la même circonscription : le sud ouest ) pointe du doigt le dérapage de ce dernier  sur la PMA  (procréation médicalement assistée) .D’un coté José Bové avait déjà manifesté  son opposition (  au sein du parlement européen puis dans les médias, le premier mars    sur Paris Première, ou le premier mai sur les plateaux de « Face aux chrétiens  » de la chaine Kto en partenariat avec le journal Lacroix  ) à l’ouverture de la PMA aux célibataires et aux couples de femmes alors que , d’un autre coté , le parti européen des verts y est plutôt favorable.

JL Mélenchon écrit dans son blog que la prise de position de José Bové correspond à une mise à distance des valeurs de la gauche pour quelqu’un qui s’en réclame .Extraits 

>>> » Plus j’écoute ce qu’il ( José Bové) dit plus je suis stupéfait. Je m’en veux de ne pas l’avoir fait plus tôt. Car il n’est pas possible que ce que je j’entends de lui soit nouveau dans sa bouche et en tous cas dans sa pensée. Ainsi à l’occasion de son dernier passage média important. Ce jour-là, José Bové était l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud. Une émission de qualité à laquelle j’ai également participé il y a peu. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Benjamin Rosier (RCF) et Mathieu Castagnet (La Croix). Ses réponses considérées comme essentielles ont été reprises par le journal « La Croix » paru vendredi 2 Mai. Deux d’entre elles méritent une attention particulière. La première concerne son credo européen, la seconde la question de la procréation médicalement assistée.

La première éclaire bien la nature de son engagement européen. « Ayons du courage, déclare-t-il, n’ayons pas l’Europe honteuse ! Expliquons aux gens qu’elle permet de vivre mieux que s’ils étaient chacun recroquevillés dans leur propre pays » déclare Bové. On se pince. Candidat à la présidence de la commission européenne compte-t-il assumer cette position devant les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Portugais ou même les Français ? En Europe, qui vit mieux aujourd’hui grâce à l’Europe ? Plus loin dans l’entretien, l’usage d’un rapprochement qu’il fait entre Le Pen et moi, alors que la question ne lui était pas posée, me parait devoir être signalée. Il déclare : « Je me situe très clairement en opposition aux discours de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ». Voilà un de ces procédés déloyaux auquel dorénavant José Bové ne répugne plus, même à l’égard de ceux qui l’ont soutenu aux moments difficiles dans le passé. Je me sens donc les mains libres pour évoquer à présent ce que je crois être un dérapage grave de la part d’un homme de gauche. Naturellement José Bové a parfaitement le droit d’avoir des convictions religieuses qui lui fassent un devoir moral de comportement personnel. Mais le législateur européen doit-il s’y soumettre et voter des textes pour y soumettre tous les autres ? Je donne d’abord à lire ce que « La Croix » a transcrit sur le thème. Lisez tranquillement pour bien prendre la mesure de ce qu’il ( José Bové) dit.

« La Croix » : « Vous qui combattez les OGM, soutenez-vous l’offensive des écologistes pour ouvrir la PMA aux couples homosexuels? »

José Bové : « Je n’ai jamais varié, je suis contre toute manipulation sur le vivant, que ce soit pour les couples homosexuels ou hétérosexuels. Je ne crois pas que le droit à l’enfant soit un droit. La réflexion ne peut pas se couper en tranches sinon, d’évolution en évolution, il n’y aura plus de limite. Tout ce qui fait qu’on va fabriquer le vivant plutôt que de le laisser se développer pose énormément de problèmes humains et éthiques. Pour moi, tout ce qui est manipulation sur le vivant, qu’il soit animal, végétal et encore plus humain, est quelque chose qui doit être combattu. » Selon la sénatrice Verte Esther Benbassa, José Bové confond ici OGM et PMA.

Pour ma part j’y vois une erreur encore plus lourde. Et même inouïe. José Bové sait-il que la PMA est légalement appliquée, d’ores et déjà, pour les couples hétérosexuels qui la demandent ? Propose-t-il de l’interdire ? Oui. Sa position est donc plus restrictive que celle des adversaires du mariage pour tous qui ne la refusent qu’aux couples homosexuels !

José Bové pose encore un deuxième principeIl se prononce « contre toute manipulation du vivant ».Que désigne-t-il sous l’appellation « manipulation du vivant » dont il précise qu’il les refuse dans toutes les catégories : animales, végétales et « a fortiori humaines » ? Je ne crois pas qu’en tant qu’ancien éleveurs de brebis il condamne les croisements qui améliorent les caractéristiques des céréales ou des lignées d’ovins. Ce sont pourtant des manipulations. Je crois donc qu’il vise explicitement ce qui relève des sciences techniques dans ce domaine. Mais alors, toutes les thérapies génétiques doivent-elles être condamnées, par exemple ? La racine de cette mise à distance généralisée des sciences et des techniques n’appartient pas qu’aux branches dures du christianisme actuel. A sa périphérie, des courants de pensée se sont aussi réapproprié cette inspiration. Ils ont été à leur tour largement réinterprétés par certains courants écologistes. Dans l’ensemble ils ont emprunté au philosophe Jacques Ellul les grands traits de sa critique de la société « technicienne ». Jusqu’au point pour certains d’identifier les biotechnologies à des « sciences de la mort ». J’estime que sur le plan philosophique, ce n’est pas le meilleur d’Ellul. Mais sur le plan politique, c’est le pire. L’humanisme progressiste s’en tient à la modeste mais exigeante devise de Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Cela signifie que nous ne devons être ennemi d’aucun progrès de connaissances et de mode opératoire, mais que nous ne devons en user qu’en ayant appliqué préalablement notre examen critique consciencieux.

A moins que ce ne soit un problème encore plus vaste que soulève José Bové. Je le mentionne en raison de l’ambiguïté visible d’une de ses phrases. La voici : « Tout ce qui fait qu’on va fabriquer le vivant plutôt que de le laisser se développer pose énormément de problèmes humains et éthiques ». Quelle est cette opposition entre « fabrication du vivant », que l’on comprend du point de vue énoncé auparavant par Bové, et son contraire formulé ainsi : « plutôt que de le laisser se développer » ? Parlons net : l’avortement est-il une « manipulation du vivant » ? Que faudrait-il laisser se développer dans ce cas ? Le fœtus ? Encore une fois, je ne récuse pas le droit de Joé Bové, en tant que personne privée, de s’interdire le choix de l’avortement si sa décision personnelle est sollicitée. Mais le législateur européen José Bové reconnait-il aux autres le droit de pouvoir choisir eux et elles-mêmes ? Cette question n’est pas sans importance dans le contexte actuel d’attaque contre les droits des femmes en Europe. »

Commentaire

Voilà pour la démonstration de Mélenchon . on peut constater que Mélenchon ne piège pas Bové sur des propos imprudents mais sur des positions publiques répétées . Sa critique  vise essentiellement la parole publique portée par José Bové Ce dernier peut bien penser ce qu’il veut sur l’Europe( une réussite ) ou sur la manipulation du vivant  ( à éviter), mais en tant que parlementaire européen , il ne suffit pas de répéter  » moi je pense , moi je crois…  » mais d’être capable d’évoquer la thèse inverse à ses propres convictions et de contrer l’argumentation qui les sous tend . Par ex dire en quoi l’Europe actuelle participe au « mieux vivre » des pays européens lorsqu’une politique d’austérité budgétaire s’impose comme une nécessité incontournable en réponse à une crise que l’Europe n’aurait pas anticipé. Tout ce qui sort des instances européennes n’est pas forcément la panacée, cela aussi il faut être capable de l’entendre. Bien des politiques oublient de s’adonner à cet exercice basique de démocratie : discuter de  la justesse d’un propos ou d’une opinion et en évaluer sa légitimité et agir en conséquence .

A retenir le prochain débat de Dimanche politique , le mercredi 7 mai à 18h, entre le vice-président du Front national, Florian Philippot, et l’ancien syndicaliste de Florange, Edouard Martin. L’émission sera présentée par Bruno Jeudy, rédacteur en chef auJDD, et Vivien Vergnaud, journaliste politique au JDD.fr. Les candidats seront interrogés sur trois thèmes : l’euro, le protectionnisme et le Smic européen.

Mélenchon planche (avec d’autres) sur – l’avenir du Monde- dans l’émission « les Grandes Questions » sur FR5

Pour JL Mélenchon l’avenir du monde passe par la règle verte ( titre de son dernier ouvrage) mais qui dit règle dit démocratie. Sur le sujet il faut se retrousser les manches et travailler Tous les invités semblent  plus ou moins implicitement  acquis à l’idée que le monde de l’avenir passe par le comment vivre ensemble, dans quelle direction , quel sens donné aux biens communs , qu’est ce qui fait le discours commun et l’échange , faut-il  s’arrêter sur la manière ou la matière ?


J-L Mélenchon aux  » Grandes Questions » sur… par lepartidegauche

Front de Gauche : « Pour l’instant c’est moi qui parle en son nom » JL Mélenchon

fdg

Invité de France Info ce 5 novembre 2013 , JL Melenchon s’est exprimé sur la situation politique actuelle . Il est revenu sur les manifestations contre l’écotaxe et pour l’emploi qui se sont déroulées en Bretagne le 2 novembre et a appelé à la mise en place de la planification écologique par un Etat « stratège ». Il a stigmatisé les défaillances du gouvernement socialiste de M Hollande ( qui a épousé les diktats de la Finance  pourtant  considérée,il est vrai, dans les temps de la campagne électorale comme l’ennemi responsable de la crise . Promesse non tenue, et manque de courage du Président de gauche qui se coule, à la façon de Papapandréou,  dans la droite européenne  favorable à la politique d’austérité décrétée à l’échelon européen par l’Etat allemand sous la férule d’ une Angela Merkel, hyper puissante .  Manque d’autorité  et perte de légitimité pour l’électorat de gauche et pour  tous ceux qui trinquent des conséquences de la crise . Pour Mélenchon il existe une alternative à  Gauche elle s’appelle Front de Gauche , dont il est pour l’instant ,précise-t-il , le porte parole , une affirmation qui ne réjouira pas Pierre Laurent que cela chiffonne .

Il est vrai que le Front de Gauche est présenté aux militants, plus comme une stratégie que comme un parti unique qu’il n’est pas …quoique la stratégie suppose un minimum d’organisation pour faire fonctionner ensemble les 9 partis qui  composent le Front de gauche. Par exemple,  le porte parolat du FDG fait -il l’objet de règles communes . En dehors du temps de campagne électorale JL Mélenchon apparait comme un porte parole naturel semble t-il . Sans qu’il soit besoin de poser la règle  ?
Si cette question se pose concrètement  elle appelle une réponse, on sait que l’absence de réponse peut être la pire des réponses à la meilleure des questions, n’est ce pas?

Cecile Duflot et le napalm mediatique de Melenchon

« Hélas Jean Luc Melenchon tue le débat par le napalm médiatique qu’ il ne peut s’empêcher de déverser »

Que ne lui propose -t -elle pas un débat sur la transition écologique au lieu de tourner en rond dans son gouvernement mais j’entends Hollande , le chef social libéral, lui dire au creux de l’oreille « Cécile n’oublie pas l’obligation de réserve que nous dicte la solidarite gouvernementale » ,une obligation, dirons nous, qui ressemble fort au napalm  quant à ses effets pour griller toute vélléité écologique.L’écologie pourtant mériterait d’engager le combat contre toutes les forces contraires.

Melenchon n’a pas peur du conflit et Cecile Duflot le sait , elle ferait mieux cependant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prétendre que Mélenchon  tue le débat, c’est évidemment tout le contraire, il l’anime avec le courage qu’on lui connait, avec un langage cru et dru . Certes il désigne des fauteurs de trouble, et quand il pointe du doigt l’oligarchie sous toutes ses formes nul ne doute qu’il engagera le fer avec les puissances financieres si le peuple ose adopter sa ligne politique de rupture avec un mode de développement dicté par le seul super profit au bénéfice de quelques uns . Une bande de cupides et de rapaces pour qui l’économie est une autre façon de faire la guerre . Que signifie la crise si ce n’est la faillite d’une finance mondialisée qui joue à la roulette russe grâce  un consensus de gaspillage et de domination partagé par toutes les puissances économiques qui croient devoir exclure la parole du peuple dans leurs statistiques qui ne sont que leurs  trophées.

Cécile Duflot n’a pas le droit de dire que Mélenchon tue le débat , c’est la pire insulte qu’elle puisse faire à un débatteur dans l’âme comme Mélenchon , même si ses convictions sont fermes il abat ses cartes sans traitrise ni mensonge . Il fait avancer le débat, mieux la réflexion, qui reste engluée dans le politiquement correct grâce à une « médiacratie  » complice, qui sacrifie la curiosité et l’esprit critique au spectacle de la bêtise et du mensonge .. Il donne à manger autre chose que cette sorte de ragout de couleuvres électoral qu’affectionnent tant les partis de gouvernement ( PS UMP) et  servi par leurs représentants à un électorat qui devient  de plus en plus abstentionniste à force d’en avaler .  Gaver les gens de supercheries, c’est ça le populisme … Cécile Duflot ne fait pas autre chose dans son gouvernement de droite qui se réclame de la gauche .

La France est entrée en récession tout comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, le Royaume Uni, l’Italie

Les politiques d’austérité pour les pays en difficulté de croissance  décidées au plan européen via la rigueur budgétaire ,la diminution des dépenses publiques et la réduction du coût du travail , appliquées brutalement et en même temps sans la régulation qui serait celle d’un Etat européen fédéral organisé pour les temps de crise , ont eu un effet récessif qui a aggravé la situation de crise elle même ,provoquée par le monde des affaires via la spéculation financière et l’irresponsabilité du système bancaire.

Les populations sont touchées par la faillite des dirigeants économiques, plus particulièrement en Europe  marquée par un déficit démocratique institutionnel qui ne permet pas de leur demander des comptes et d’infléchir le rapport de force imposé par les multinationales lesquelles sont au service d’un ‘interêt supérieur bancaire qui sert ceux qui maitrisent la Finance mondialisée . La crise financière que les puissances de l’argent ont déclenché démontre l’impuissance publique à contrôler la finance , la monnaie et le crédit défaut d’autant plus criard en Europe que les Etats ont abdiqué leur souveraineté au profit d’un marché unique adossé à une monnaie unique sans contrepartie politique. En France, c’est le pacte républicain qui donne corps à la force collective qui est jeté aux orties par ceux là même qui se plaignent de leur impuissance : « la France serait ingouvernable, l’austérité serait incontournable  » etc etc….balivernes. Comme saine lecture , je vous recommande le livre de Donato Pelayo  » La trahison des élites , les banquiers contre les politiques »

 Non, abandonner les politiques d’austérité parce qu’elles viennent sanctionner en priorité les populations ne signifie pas faire preuve d’une absence de rigueur , celle-ci est ailleurs c’est le message du Front de gauche. Elle est plus sûrement, si l’on a pris le parti pris de  » l’humain d’abord », dans la planification écologique et la République sociale au service du plus grand nombre .  Au plan européen il faut trouver une réponse politique au monde des affaires et de la finance qui ne passe pas par un moins disant de prospérité mais par une anticipation de ce qui est souhaitable et réalisable . Si nous souhaitons une Europe c’est l’Europe de la prospérité  et pas celle de l’austérité. 

Je disais lors d’un précédent billet ( Mélenchon et la majorité silencieuse )

« Il a été ( Melenchon )le premier et le seul à s’opposer aux politiques d’austérité  budgétaire ….

A l’appui de cette affirmation, pour ceux qui pourraient en douter , visionner  plutôt le montage qui suit et qui met en lumière les declarations publiques des uns et des autres. Vous y constaterez que Mélenchon avait tort d’avoir raison avant tout le monde  : sa proposition depuis le début de la crise, de relance  de l’économie et de maitrise de l’appareil bancaire avec un primat du politique sur l’économique est une condition de la sortie de crise . Maintenant que les chiffres donnent la récession gagnante sur le continent européen les politiques d’austérité sont dans l’impasse et   »candide » dirait qu’on a toujours pas d’Etat fédéral européen suffisamment démocratique pour  donner une légitimité à ces politiques nécessairement impopulaires.


La France en récession: Mélenchon avait raison ! par lepartidegauche

Mélenchon et la majorité silencieuse

A propos de la marche citoyenne du 5 mai pour une 6 ième république

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Le 30 avril 2013 Patrick Cohen invitait sur France Inter  Mélenchon qui annonçait cette marche citoyenne sur Paris et le 6 mai il répondait sur France Info aux questions de Raphaele Duchemin au sujet de la formidable mobilisation de la veille .

 

Vous qui suivez les péripéties du tribun  du Front de Gauche vous avez du remarquer, comme moi,  le changement de posture de ces journalistes vis à vis de JL Mélenchon.

Sans conteste ils nous donnent l’impression de l’écouter et de le laisser parler ….en intervenant un minimum  par des questions qui entrent de plus en plus dans le vif du sujet qui est la rupture avec les  idées toutes faites sur la Finance et l’économie de marché dans le monde en crise que les sociétés dites « riches » traversent actuellement .

Un saut qualitatif est franchi, Mélenchon (et l’analyse de l’alternative dont il est le porteur collectivement) est crédité , au delà des convictions du public sur le changement de cap qu’il préconise avec le Front de Gauche, d’un rôle démocratique de premier rang .

Il a été le premier et le seul à s’opposer aux politiques d’austérité  budgétaire orchestrée depuis le début de la crise au sein de l’Union Européenne en proposant une relance de l’économie qui n’exclut pas la rigueur et la planification, sauf à préciser que celle-ci sera écologique ou ne sera pas.

Il est le premier à vouloir réellement une démocratie concrète ce qui suppose qu’une majorité en soit convaincue et s’implique dans le changement de ses institutions,  une nouvelle organisation de l’Etat qui soit autre chose que le fondé de pouvoir du capital et de la haute finance .On peut  ne pas être d’accord avec ces perspectives mais elles ont le mérite d’être assumées et mises sur la table pour qui veut en discuter . Qui veut en discuter?  Certainement pas ceux qui considèrent , à tort plus qu’à  raison, que l’interêt général n’existe pas, même en période de crise et d’urgence, et que du seul « sauve qui peut » ils tireront les bénéfices .

C’est le sens de la marche du 5 mai que de questionner à ce sujet la majorité silencieuse : ce qui a été fait avec enthousiasme ,voyez plutôt ce jeune militant interwievé sur les lieux de la manif à partir de l’indice 433 de la vidéo

 

Mélenchon avant le 5 mai


J.-L. Mélenchon au « 7/9″ de France Inter le 30… par lepartidegauche

 

 

Mélenchon après le 5 mai

JL Mélenchon sur France info  » marées… par lepartidegauche

L’accord MEDEF-CFDT , un pari sot pour la democratie sociale

 

J.L. Mélenchon à « L’invité de RTL » le 05/03/2013

 

 

Pour le  le Parti de gauche cet accord n’est pas seulement antisocial, car il finit de détricoter le droit du travail  et le droit du licenciement sous le prétexte de la récession économique et la sauvegarde de l’emploi . Il est aussi anti républicain et anti démocratique parce qu’il a été signé par des syndicats ( CFDT, CFTC et CFE-CGC ) qui ne représentent pas la majorité des salariés et parce que le gouvernement socialiste a promis que le Parlement en ferait une loi applicable à tous sans changement sur le fond , c’est à dire en institutionnalisant, grâce à la loi , le rapport de forces qui résulte de cet accord  et qui fait la part belle au patronat lequel  relaye , sans vergogne, sur les salariés la pression de la concurrence internationale qui s’exerce sur les entreprises françaises . C’est tordre le cou à la séparation des pouvoirs et à la démocratie sociale , méthode très largement répandue en Europe pour lutter contre la récession économique qui , nous le savons tous , épuise les capitalistes, plaide pour une plus grande « flexibilité  »  sur le marché du travail ( à l’embauche comme au débauchage) et rend des plus sympathique Madame Parisot leur porte parole qui en rajoute en traitant les salariés et les syndicalistes mécontents de  » casseurs « .

C’est le parlement qui fait la loi , non le Medef, s’exclame JL Mélenchon. Du coté des parlementaires, une centaine de députés  socialistes déclaraient lors d’une tribune soutenir la méthode qui donne « une chance à la démocratie sociale dans notre pays » , c’est ce qu’on appelle la culture du compromis si chère à F Hollande étant observé par ces élus  » qu’aucune réforme économique ne peut s’inscrire dans la durée sans un dialogue social permanent »  

On ne peut se gargariser de mots  trop longtemps , j’en veux pour preuve les Conti , s’il fallait prendre un exemple : ces salariés  ont engagé le dialogue face à la menace de perdre leur emploi en acceptant des conditions de travail qui normalement devaient parer en France aux difficultés de leur entreprise . Que nenni ! Malgré les promesses l’entreprise mettait la clé sous la porte .Les exemples ne manquent pas de dialogues sociaux pipés de la sorte . On pourrait même remonter au grand JAURES qui définissait le socialisme  comme l’achèvement d’une Révolution qui « a fait du Français un roi dans la Cité et l’a laissé serf dans l’Entreprise . »

 

 La journée du 5 mars a été une journée de mobilisation contre cet accord-leurre dit de sécuristation de l’emploi,( ANI : accord national interprofessionnel) le projet de loi entérinant cet accord devant être soumis au conseil des ministres demain 6 mars , et l’adoption de la loi qui représenterait pour le chef de l’Etat une avancée historique du dialogue social ( sic) étant envisagée pour le printemps .

En résumé , le parti de gauche soutient la contestation des salariés représentés par les  autres syndicats : CGT et FO, FSU et Solidaires.

NON à l’accord « made in Medef  »  et  OUI à l’amnistie sociale , sont ses deux axes de lutte aux cotés des travailleurs qui pâtissent de la crise .