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Cecile Duflot et le napalm mediatique de Melenchon

« Hélas Jean Luc Melenchon tue le débat par le napalm médiatique qu’ il ne peut s’empêcher de déverser »

Que ne lui propose -t -elle pas un débat sur la transition écologique au lieu de tourner en rond dans son gouvernement mais j’entends Hollande , le chef social libéral, lui dire au creux de l’oreille « Cécile n’oublie pas l’obligation de réserve que nous dicte la solidarite gouvernementale » ,une obligation, dirons nous, qui ressemble fort au napalm  quant à ses effets pour griller toute vélléité écologique.L’écologie pourtant mériterait d’engager le combat contre toutes les forces contraires.

Melenchon n’a pas peur du conflit et Cecile Duflot le sait , elle ferait mieux cependant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prétendre que Mélenchon  tue le débat, c’est évidemment tout le contraire, il l’anime avec le courage qu’on lui connait, avec un langage cru et dru . Certes il désigne des fauteurs de trouble, et quand il pointe du doigt l’oligarchie sous toutes ses formes nul ne doute qu’il engagera le fer avec les puissances financieres si le peuple ose adopter sa ligne politique de rupture avec un mode de développement dicté par le seul super profit au bénéfice de quelques uns . Une bande de cupides et de rapaces pour qui l’économie est une autre façon de faire la guerre . Que signifie la crise si ce n’est la faillite d’une finance mondialisée qui joue à la roulette russe grâce  un consensus de gaspillage et de domination partagé par toutes les puissances économiques qui croient devoir exclure la parole du peuple dans leurs statistiques qui ne sont que leurs  trophées.

Cécile Duflot n’a pas le droit de dire que Mélenchon tue le débat , c’est la pire insulte qu’elle puisse faire à un débatteur dans l’âme comme Mélenchon , même si ses convictions sont fermes il abat ses cartes sans traitrise ni mensonge . Il fait avancer le débat, mieux la réflexion, qui reste engluée dans le politiquement correct grâce à une « médiacratie  » complice, qui sacrifie la curiosité et l’esprit critique au spectacle de la bêtise et du mensonge .. Il donne à manger autre chose que cette sorte de ragout de couleuvres électoral qu’affectionnent tant les partis de gouvernement ( PS UMP) et  servi par leurs représentants à un électorat qui devient  de plus en plus abstentionniste à force d’en avaler .  Gaver les gens de supercheries, c’est ça le populisme … Cécile Duflot ne fait pas autre chose dans son gouvernement de droite qui se réclame de la gauche .

2012 = le vote utile = Mélenchon

Ne jetez pas votre vote

QUI VOTE , REGNE (V. Hugo)

Sur le Plus du nouvel obs je viens de découvrir le billet intitulé  » le vote utile ,un concept démonté par les mathématiques » et ses commentaires. L”auteur du billet Manuel Bompard, un militant PG, mathématicien de son état, veut nous démontrer à l’appui de quelques tableaux  que la peur, celle de voir Hollande éliminé au premier tour par Marine Lepen, n’est pas raisonnable . Le candidat de gauche ( Hollande ou Mélenchon) serait toujours le mieux placé par rapport à Marine Lepen à condition que le score de celle-ci n’évolue pas au delà de  17%, hypothèse retenue par Bompard pour la démonstration . Agiter le vote utile, à l’intérieur de la gauche, n’a pas d’autre effet que d’affaiblir le FDG de JL Mélenchon au premier tour sur un argument de pure propagande électoraliste et qui s’adresse à l’electeur  indécis sauf l’idée que le sarkozysme extrême droitier ne lui convient pas .

Voici mon commentaire ” Je ne suis pas très matheux ni statisticien, mais je ne dénigre pas les efforts déployés par l’auteur et tendant à démontrer qu’il n’y a pas de risque  pour les mélenchonistes qui décideront de voter pour leur leader au premier tour, de désavantager Hollande , en l’état des tendances actuelles mises en avant par les sondages.Quittons les statistiques, SVP, elles ont un goût de spéculation et on sait  où elles peuvent nous conduire et parlons de l’épine dorsale de la vie collective , l’économie.

Le parti de Gauche est né d’une analyse du néolibéralisme qui commande la mise en perspective d’une politique de gauche en rupture avec ce modèle. Ceux qui pensent cette rupture trouvent dans la crise actuelle quelques raisons de le faire que n’avait pas la gauche lorsqu’elle était au pouvoir. Au contraire le fait de gouverner a conduit la gauche et le PS en particulier, sous le prétexte d’un principe de réalité, à abandonner toute véléité d’inverser cette idéologie du capitalisme contemporain débridé et à y participer plutôt bon gré que mal gré. Mélenchon, avec d’autres, a pris ses distances par rapport au PS et en dehors du PS. Voilà pourquoi le seul vote utile pour les mélenchonistes  est de voter Mélenchon sans aucun état d’âme. Pourquoi?

Parce que la ligne économique du Front de Gauche est une véritable ligne de démarcation ouverte sur un différentiel marqué, qui ne se corrige pas en fonction des interets electoralistes .Le Front de Gauche affirme, par la voix de Mélenchon,  la volonté de prendre le pouvoir avec ceux qui ont décidé de se confronter aux diktats financiers et économiques de la croissance productiviste. Cet objectif exige de rendre  visible la capacité du peuple à se gouverner lui–même et rendre possible un autre modèle qui apparaisse plus conforme à ses interêts,le modèle écologique du devenir humain . Ça n’est pas rien face aux puissances de l’argent qui y sont, pour le moment, allergiques.Le Front de gauche a besoin d’une conviction assumée par une implication populaire :  » l’humain d’abord » . La conviction qui s’attache à ce changement de cap de notre modèle actuel ne peut pas être réduite à des calculs électoralistes, quelle que ce soit la bonne volonté de ceux qui s’y exercent, c’est une conviction qui prend la mesure d’un tournant historique auquel tout le monde est convié à réfléchir, les gens de gauche comme les gens de droite.C’est en ce sens que je dis que le vote utile aux présidentielles c’est le vote de Mélenchon qui ne fait pas mystère de sa volonté de se différencier, d’expliquer, de débattre et d’encourager le peuple à la démocratie contre toutes les forces qui y sont contraires.

C’est pourquoi le slogan «  Prenez le pouvoir » se résume à une seule consigne « Emancipez vous » y compris  aussi de ces anticipations statistiques qui confortent peut être nos convictions mais n’en font pas l’élement moteur . Ne croyez vous pas ?

mel peuple

Noam CHOMSKY aurait listé (le net disant )10 stratégies de manipulation des masses

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Un texte intitulé « Les dix stratégies de manipulation de masses » attribué à Noam Chomsky le linguiste nord-américain, circule  sur le net (avec le titre, allez voir sur Google , c’est le Buzz) . Je viens de le recevoir dans ma boîte de message, aucune mention de la source . Aprés quelques recherches il s’avère que la source n’est pas Chomsky et que Chomsky n’est pas l’auteur de cette liste mettant en perspective les ressorts de la manipulation de l’opinion publique, même si les travaux de cet éminent chercheur ( « La fabrique du consentement ») ont largement contribué à éclairer ce problème de nos sociétés contemporaines .

Examinons donc cette liste dont la source serait ( ICI) et ajoutons à notre reflexion un Onzième commandement  » la stratégie du mensonge  » la chose du monde , comme on sait,  la mieux partagée.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles  7;

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Source : Le Grand Soir Jean Bricmont