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Tout ce qu’on doit savoir de l’extrême droite française
et de son leader Marine Le Pen, héritière de Jean Marie Le Pen

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C’est un peu la réflexion que je me suis faite à la lecture du billet de Alain Duhamel ( Libe du 3/10/2013)  journaliste et penseur politique reconnu , toujours vent debout contre l’extrême droite et ses leaders charismatiques dont Marine Le Pen serait   »l’archétype » anti républicain en France,   une Mariane à l’envers en quelque sorte . Et un exemple de fraiche actualité quelques semaines plus tard . Alors que tout le monde se réjouissait de la libération des otages français   enlevés au Niger en septembre 2010, elle exprimait sur Europe 1  » son malaise » à la vue de leurs barbes ou de leurs chèches à leur retour, un soupçon d’islamisation au premier degré qui entraina une réprobation unanime du monde politique devant des propos  aussi provocateurs mais qui signent le vrai visage de l’extrême droite raciste et anti musulman.

Je souscris (*) donc entièrement à l’analyse de A Duhamel ci après reproduite. Il écrit

 » Comme l’avait fait son père avant elle, Marine Le Pen lance une campagne pour interdire qu’on lui accole le qualificatif d’extrême droite et, toujours comme son père, elle menace de poursuites judiciaires ceux qui ne se plieraient pas à ses exigences. Cette prétention n’a aucune chance d’aboutir, ni devant les juges (Jean-Marie Le Pen en a fait l’expérience) ni dans le débat politique. L’histoire du Front national s’inscrit si visiblement dans l’histoire de l’extrême droite française que cette tentative est totalement vaine. Son véritable objectif n’est d’ailleurs pas tant d’intimider ses adversaires que d’essayer une fois de plus de poser à l’éternelle victime d’une conjuration du monde politico-médiatique, recette classique, justement, de l’extrême droite.

S’il fallait cependant un argument supplémentaire pour se convaincre de la vraie nature du Front national, il suffirait d’observer attentivement Marine Le Pen elle-même. La présidente du Front national incarne en effet l’archétype même du leader d’extrême droite. Elle en possède toutes les caractéristiques, des talents nécessaires aux défauts apparents, en passant par les comportements les plus révélateurs.

Un leader d’extrême droite, a fortiori un leader de parti national-populiste comme l’est le Front national, ne peut s’imposer sans charisme. Bruno Mégret en a fait la démonstration négative : faute de cet ascendant mystérieux sur les foules, il n’a pas pu lutter à armes égales avec Jean-Marie Le Pen pour le contrôle de l’extrême droite française. A contrario, un Jörg Haider jadis en Autriche, un Gianfranco Fini naguère en Italie, tout comme les chefs de file actuels des populistes xénophobes flamands, néerlandais ou britanniques (l’Ukip) bénéficient de ce don inné. Marine Le Pen aussi : là où elle est, sur une estrade, dans la rue, dans un studio, elle s’impose, elle domine, elle intimide, elle incarne une force mystérieuse et redoutable. Le charisme n’est évidemment pas le monopole des leaders d’extrême droite mais les leaders d’extrême droite ne peuvent se passer de ce charisme, contrairement à bien des dirigeants politiques de premier plan, à commencer par la si puissante Angela Merkel.

A l’extrême droite, l’éloquence doit d’ailleurs aller de pair avec ce charisme, dans un style populaire, pittoresque, outrancier, manichéen et coléreux.

Elle s’accompagne, autre caractéristique, d’un culte de la personnalité méthodique et pompier que Marine Le Pen (le Rassemblement bleu Marine) organise activement. Là non plus, ce n’est pas un monopole de l’extrême droite mais c’est un préalable pour l’extrême droite.

Enfin, le leader d’extrême droite fonctionne à partir d’un principe d’autorité absolue, verticale que Marine Le Pen met en œuvre constamment, comme son père avant elle.

Evidemment, à côté de ce charisme autoritaire à l’éloquence populiste, il y a des spécificités idéologiques qui définissent le leader d’extrême droite : la dénonciation permanente des élites, ces prêtresses congénitales ; la haine proclamée du système politique et social en place, qu’il soit d’ailleurs parlementaire ou présidentiel. Le leader d’extrême droite national-populiste se garde bien de mettre en cause la démocratie mais en vitupère toutes les formes, s’acharnant en particulier à enraciner l’idée que tout pouvoir est corrompu, que tout dirigeant en place est malhonnête et que tous les partis de gouvernement conspirent contre le peuple.

A quoi il faut bien sûr ajouter la vulgate idéologique de l’extrême droite dans son ensemble : nationalisme agressif, xénophobie, dénonciation des immigrés, suspicion à l’égard de toutes les minorités, exploitation de l’insécurité, revendication du droit du sang au lieu du droit du sol, invocation de la peine de mort, appel à un pouvoir fort. Le leader d’extrême droite doit brandir quotidiennement ce prêt à penser malodorant. (**)

S’ajoute enfin le comportement personnel, si révélateur : un mépris de fer éclatant pour ses adversaires, une arrogance intellectuelle alimentée non pas par la culture mais par un sentiment de supériorité quasi maladif, une violence verbale constante, comme si autour du leader d’extrême droite l’atmosphère devait être nécessairement électrique, un aplomb remarquable pour assener de fausses évidences et de vraies manipulations, un besoin de revanche perpétuel, une volonté d’affirmation inextinguible, un entourage admiratif, une satisfaction de soi éclatante : tout ce que voit chaque jour Marine Le Pen lorsqu’elle se regarde dans la glace. «  Alain DUHAMEL

(*) (**)Dans l’énumération de ce prêt à porter malodorant A Duhamel n’a pas  cité  les droits des femmes, dont le droit d’avorter .

Il convient de rappeler qu’ à l’issue d’un débat devant le Parlement européen en octobre 2013 tendant à interdire  les pratiques  qui conduiraient à exterminer des individus d’un même genre,( le généricide »)   Marine Le Pen , l’extrême droite et la droite européenne avec elle, a voté pour des amendements  qui revenaient sur le droit à l’avortement des femmes, droit dont l’abolition est visée par le Front national en considérant qu’il « n’est pas un droit humain » . Tous ces amendements ont été rejetés au regard  de ce que commandent les exigences d’une société démocratique  telles qu’elles sont acceptées et pratiquées dans la plupart des pays européens qui ont légiféré sur la question de l’avortement  (une question bigrement humaine au demeurant.)  et en ont autorisé la pratique  dans un cadre juridique approprié.

Mise à jour 16/12/2013 Lu sur le blog de Fultrix https://calamiite.wordpress.com/2013/12/06/ce-que-voter-extreme-droite-implique/

La République selon Gilbert Collard,député gardois affidé à Marine Le pen

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L'avocat mariniste, Gilbert Collard

L’avocat Gilbert Collard comme casse bonbons au Palais Bourbon , c’était du prévisible. L’avocat à la Cour, à la Télévision ( suivant une expression acquise au contact des prétoires) et maintenant avocat au Front national,  l’avait annoncé lui-même.  » je serai un casse couilles démocratique » déclarait-il   au lendemain de son élection dans la deuxième circonscription du Gard, «  en utilisant tous les arguments de droit«  précisait-il.

Maître Collard sur les bancs de l’Assemblée nationale n’a pas tardé à montrer ce qu’il savait faire ou ne pas faire. Jugez en par vous-même. en visionnant son intervention à l’occasion de la discussion au Palais Bourbon du projet de loi, cher à F Hollande, instituant les  emplois d’avenir pour  les jeunes peu ou pas qualifiés . Voilà ce que j’en ai retenu .

L’ avocat prend la parole pour proposer à ses collègues de voter un amendement qui introduit dans la loi le critère de la « préférence nationale » chère à l’extrême droite. Réserver aux français la priorité des emplois d’avenir autrement dit  » Jeunes étrangers s’abstenir ». Pour cet avocat pénaliste, il est impossible d’ignorer qu’une telle discrimination  est interdite à l’embauche, que le contrevenant encourt des sanctions pénales ( Articles 225-1 à 225-4 du code pénal ), que ce principe de non discrimination fondé sur la nationalité est applicable à tous les employeurs en droit du travail ( Articles L1132-1 à L1132-4 du code du travail ) qu’il apparaît évident que le législateur ne saurait en affranchir le mécanisme des emplois d’avenir en appliquant ce qu’il est convenu d’appeler  » la préférence nationale » ,  principe au coeur du programme du Front national qui prétend en faire un principe  de gouvernement tout à fait contraire à la forme républicaine de gouvernement exigée par la Constitution.

Ce serait faire injure à l’avocat de supposer sa méconnaissance du droit positif en la matière. Maître Collard savait que son amendement contre républicain était insoutenable et qu’il serait rejeté, c’est pourquoi il a choisi, trés vite, d’interpeller ceux qui manifestaient leur désapprobation, il en oubliait même de terminer la lecture de son amendement qui concernait les citoyens des différents pays de l’Union européenne .

 » Mais que vous ont fait les français? (…) s’exclame -t-il dés le premier murmure d’opposition.

« Quoi! on ne peut pas parler de la France ici (…) poursuit-il .

Du  haut de son perchoir, le Président de séance l’interpelle à son tour  à plusieurs reprises  » Nous vous écoutons, mon cher collègue, revenons à l’amendement  «  comme une invitation courtoise mais insistante à changer de registre.

Eh bien , le « cher collègue » devait continuer  à vitupèrer «  je n’ai pas à parler à des gens qui n’aiment pas la France (…) dés qu’on parle de la France vous vous agitez comme des marionnettes (…) vous êtes des urnes (!!!) à hurler (…) lance-t-il dans l’enceinte  de  cette honorable assemblée qui incarne la représentation nationale et le peuple tout entier .

Je m’arrête un instant sur cette surenchère verbale violente et blessante à tous égards. C’est un grand classique de la provocation. Le voilà donc, auront pensé certains « ce casse couilles démocratique » auto-proclamé ,   en action au service de l’extrême droite .

Un député se lève, c’est un Martiniquais, il  prend la parole avec calme, et  lui répond sur le fond avec sérénité, sans le traiter de clown :  » on ne fait dans la socièté française aucune distinction de race, de couleur, d’origine. » C’était une façon de lui rappeler que la société française se construit depuis des lustres au delà de la race, de la couleur ou de l’origine sur des valeurs républicaines affirmées dont la fraternité humaine  n’est pas la moindre. La République ne se construit pas sur un principe de discrimination, sur un principe d’exclusion comme le sous entend le critère de « préférence nationale » prôné par le Front national.

Maître Collard revient alors à la barre ( en quelque sorte), il a compris qu’il fallait feindre  de regretter des paroles malheureuses , et convaincre de sa bonne foi .

 » Je souhaite simplement qu’on dise , conclut-il, que les emplois d’avenir on les réserve aux français ( on avait compris) parce que c’est eux qui vont consentir les sacrifices necesssaires » Enfin un argument !

« Faux » lui répond un autre député , il n’y a pas que les nationaux qui payent des impôts, en dehors des nationaux   » toute personne residant sur le territoire français ( régulièrement s’entend) et payant des impots participe au financement de ce dispositif  » .

Pour finir , force est de constater que  M Collard est resté taisant sur le  sort réservé aux citoyens de l’Union européenne, pourtant l’amendement 179 qu’il présentait,  consistait à insérer dans la loi un alinéa libellé en ces termes : « L’emploi d’avenir s’adresse en priorité aux jeunes de nationalité française, et subsidiairement aux citoyens des États membres de l’Union Européenne. » C’est faire peu de cas du § 2 de l’article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux qui interdit  » toute discrimination fondée sur la nationalité «  dans le champ d’application du droit communautaire : il n’est pas sûr que la Cour de Justice de l’Union européenne aurait été d’accord avec cette atteinte à la liberté de circulation des personnes à l’intérieur de l’Union européenne via une atteinte au principe fondamental d’égalité et de non discrimination à l’emploi entre les citoyens européens de l’Union.

Comme il fallait s’y attendre l’amendement Collard a été rejeté. Le Parlement a définitivement adopté la loi dans la nuit du 9 au 10 octobre 2012, Mme Maréchal Le Pen et M Collard ont voté contre. Les communistes se sont abstenus , je ne suis pas sûr que ce soit un bon choix, le texte amendé du gouvernement de gauche représente une avancée sociale incontestable face à la montée du chômage chez les jeunes, notamment ceux les plus en difficultés. ( voir Le dossier emplois d’avenir LES ECHOS )

NB : Chronique du Gard où un député gardois s’en prend à un autre député gardois, Collard contre Cavard, le premier NI ( non inscrit) apparenté au FN ( front national), le second EELV  apparenté PS. Serait-ce les prémisses des futures élections municipales à Nîmes ?




"Dans un an la France sera libérée,nous vivrons dans l'amour, la joie et la DOUCEUR"Journal l'agglorieuse 16/03/11

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Le Pen Marine

Le journal LM dans son édition du 22 avril 2011 s’intéresse à la montée en puissance dans les sondages de Marine Le Pen qui serait la candidate préférée des ouvriers pour les elections présidentielles de 2012. Selon un sondage IFOP/Paris Match/Europe 1, elle recueillerait 36 % des voix dans l’électorat populaire au premier tour.

« L’écart, dans cette catégorie de la population (ouvriers employés) avec les autres candidats, dit le journal, est abyssal. Loin derrière, son premier poursuivant est Dominique Strauss-Kahn (17 %) suivi par Nicolas Sarkozy (15 %). Le score du PS est à peu près identique en cas de candidature de Martine Aubry (16 %), Ségolène Royal ou François Hollande (15 %). Les ouvriers représentent environ 15 % du corps électoral, mais leur vote, hautement symbolique, est un marqueur important de la capacité d’un candidat à s’adresser aux classes populaires. » Marine le Pen y parviendrait  mieux que le père,

 

Il faut dire que le vieux chef se montre toujours égal à lui-même. Lors d’un diner de soutien qui se tenait à Vendargues  dans le  cadre de la campagne pour les élections cantonales un journal hebdomadaire montpellierain dans son édition du 16 mars 2011 rapporte qu’il avait tenu des propos à la hauteur de sa réputation sulfureuse .

LEPEN

Le Pen Jean Marie

« Entre un Djamel de bouse de vache, un Ben Gaudin de Marseille » l’increvable bateleur, se serait fendu d’un récit digne d’un storytelling graveleux au dépens de la Présidence actuelle  « une évocation de Sarko, se faisant sodomiser à sec après un déferlement de français à double nationalité » décrit le journaliste invité au diner.

Moulée à une telle école , la fille Le Pen veut devenir Présidente de la République : désir d’avenir impitoyable … les violeurs seront les payeurs.