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Le Daech , une bande d’assassins politico-religieux

DAECH

Le Daech, c’est d’abord une bannière sous laquelle se sont regroupés des arabo-musulmans qui veulent se faire passer pour des religieux en qualifiant comme tels leurs actes criminels contre les populations, un     djihad », un combat armé tourné contre tous  les mécréants au Moyen Orient ( Irak, Syrie , Libye etc…)  ou hors Moyen Orient ( l’Occident ) . Ceux  qui se réclament du Daech ne sont pas un peuple constitué, ni un Etat reconnu au plan international , leurs agissements assassins à visée politique commis le plus souvent par des kamikaze sont des attentats terroristes barbares  qui rangent leur auteurs au ban de la communauté internationale et religieuse.

 Dans un billet récent publié le 23/12/2015 il écrit   » le père Noel gouvernemental est une ordure «  On sait que Mélenchon ne s’encombre pas du politiquement correct  au point qu’il lui arrive de désigner le président de la République sous l’expression « l’autre ». Il est vrai qu’il y a de quoi perdre son sang froid après un Sarkozy, Président de la République tout en restant le premier partisan de son parti et en  annexant le poste de premier ministre, surtout après Hollande , le social -libéral illusionniste de gauche à droite et Président monarque  façon Bayrou . Voici ce que j’écrivais sous le billet de Mélenchon à propos de la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence .

« La forme républicaine de gouvernement est un impératif catégorique, voire constitutionnel. Toute tentative de s’écarter de cette forme de gouvernement par les pouvoirs constitués porte atteinte au droit du citoyen français de vivre en République selon le pacte républicain fondateur aux 3 maximes : liberté, égalité , fraternité. Cette atteinte est caractérisée par la volonté d’un pouvoir éxécutif d’inclure dans la constitution de son peuple, des pouvoirs policiers exorbitants qui ne se justifieront que par l’autorisation constitutionnelle qui en ait donné, sans les circonstances exceptionnelles de la mise en danger du peuple de France par un autre peuple. Daech n’est pas un peuple constitué, c’est une association de malfaisants qui prône le crime organisé à l’échelon planétaire tout comme n’importe quelle autre Mafia. La réprobation est quasi universelle, la réponse la plus appropriée serait d’étoffer la justice pénale internationale sous l’égide d’instances onusiennes sous le contrôle desquelles s’exerceraient des pouvoirs d’investigation et de répression susceptibles de garantir la sureté des personnes, non celle des peuples, à proprement parler . Ainsi on éviterait le piège de verser dans des mesures anti démocratiques pour « le bien du peuple » , ce qui n’est pas aussi risible que ça en a l’air par les temps qui courent. »

Comme le suggère, un constitutionnaliste, professeur de droit public de son état,M Rousseau, normaliser l’Etat d’urgence dans la Constitution ou poser son principe n’équivaut pas à avaliser des mesures liberticides de façon pérenne. Selon cet éminent juriste , pour le détail, une loi organique votée à la majorité qualifiée suffirait.  .

Mais Hollande veut constitutionnaliser l’ état d’urgence , car c’est une façon à lui de rallier le peuple français à la réponse du pouvoir éxécutif de lutter contre le terrorisme et ce, après les attentats des terroristes djihadistes sur le sol français . Il a désigné l’ennemi : le groupe Daech . Ce groupe  incarne la menace sans doute faut-il se garder d’occulter les variantes Al Qaida, sa branche maghrébine (ACMI), sa branche yéménite ( AQPA) qui se rangent aux coté du Daech contre la coalition internationale hostile aux djihadistes . La guerre avalisée par l’ONU, et engagée au Moyen Orient contre ceux qui se réclament du Daech, est une guerre asymétrique,dit-on. En effet ce n’est pas une confrontation d’Etat à Etat, de souveraineté à souveraineté,  parce que le peuple de Daech n’existe pas, ce qui contrarie beaucoup ce groupe qui revendique l’appelation d’Etat Islamiste (EI)ou donne à ses milices affranchies de l’Etat de droit au plan international  le nom usurpé d’armées.

Les attentats qu’ils revendiquent un peu partout , comme celui du Bataclan sont le fait   de meurtriers, d’assassins,  qui ont lâché les amarres avec la simple humanité pour se rapprocher d’un Dieu fantasmé moyenâgeux.   Dans ce cas, point n’est besoin de changer la Constitution française pour les combattre , si notre République est toujours vivante, son peuple  bien que meurtri par des actes barbares  est capable de maturité. Grâce à son passé historique il sait reconnaître les « illuminés » de la foi , il n’est pas en danger de désunion dans sa défense de la paix civile et des valeurs républicaines. Face au Daech, il dispose d’une force légitime , celle de ses armées. Face au Daech il est capable de ne pas discriminer la communauté musulmane avec ses milliers d’adeptes qui vivent leur religion en paix et dans la paix  même si certains pensent  le contraire avec la montée du Front National et du racisme anti musulman . Changer la Constitution ne ne nous mettrait pas à l’abri d’abus de pouvoir si les circonstances faisaient accéder au pouvoir le Front national animé d’un esprit sécuritaire peu soucieux des libertés républicaines et sourd à la tolérance , cette qualité républicaine  qui humanise la fraternité , à ne pas confondre avec le laxisme que le chef de l’extrême droite , Marine Le Pen  dénonce à tous crins pour  stigmatiser le défaut  d’autorité des gouvernants ou  l’ irresponsabilité des juges.

Pour ce qui concerne la déchéance de nationalité pour les bi nationaux nés en France, les choses sont différentes. Il ne s’agit pas de la réponse du berger à la bergère qu’a cru devoir faire Hollande en bombardant les territoires où se trouve implanté le groupe Daech ( Syrie , Irak), ou en autorisant le déploiement de pouvoirs exorbitants  confiés à la police administrative . Avec la question de la déchéance de la nationalité on touche au noyau dur, l’âme républicaine . La République tentée de recourir à ce moyen  touche au coeur même du pacte républicain : celui de la fraternité. Cette valeur renvoie à une responsabilité politique première qui fonde le principe  d’une société démocratique organisée , elle la rend responsable d’abord de ses nationaux, de tous ses nationaux , à égalité  qui restent des citoyens et des sujets de droit , à part entière , quelles que soient les circonstances . Avec comme devise la fraternité, la République  impose à ses dirigeants d’adopter une politique de prévention et de répression dans le cadre d’un ordre public adéquat , qui intégre l’ensemble de ses nationaux . Les lois pénales anti terroristes actuelles en donnent les contours, avec une peine complémentaire à la clé, la peine d’interdiction des droits civiques et de famille. Le droit de punir  de la déchéance de la nationalité des nationaux qualifiés de criminels terroristes, même limitée aux binationaux, n’est pas envisageable pour un républicain et contraire à l’état de droit fixé par notre Constitution (*): on réinventerait ainsi le crime sanctionné par la peine du bannissement. Comme la mort physique , la mort citoyenne ne peut pas être organisée . Ce serait s’abandonner à l’idéologie de l’extrême droite  toujours prompte à guillotiner ( au sens propre comme  au sens figuré) au nom d’une pureté ethnique . Ce serait un shoot en touche indigne de la France. Pourquoi Hollande veut-il nous entrainer sur ce terrain ?HOLLANDE

PIOCHE INTERNET

(*)http://www.liberation.fr/france/2015/12/24/terrorisme-punir-n-est-pas-dechoir-et-dechoir-n-est-pas-punir_1422827

Marc Trévidic ex juge d’instruction specialisé en matière de terrorisme . Selon M. Trévidic, ce projet pose des «questions pratiques» : «Comment expulser un individu qui a toujours vécu en France ? Une autre nation a-t-elle à gérer quelqu’un né chez nous ?».