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Imaginez la décroissance : « Sans Lendemain » film d’animation de Dermot O’ Connor 2013

Description :Information et documentation sur le site http://sansLendemain.mpOC.be.)

Ce film d’animation réalise un petit bilan de nos ressources planétaires et de notre consommation . Le terme de décroissance a mauvaise presse car on imagine mal couper la branche sur laquelle  on est assis et pourtant ? Ce documentaire a le mérite de ses questions : il est  aujourd’hui nécessaire  de questionner notre système économique et de nous demander où nous mène notre modèle de croissance sur fond de guerre économique .Le film  a été réalisé par l’Américain Dermot O’ Connor et produit par incubate pictures, est très axé sur les américains dont il est difficile d’occulter ce qui les fait bouger : l’américan way of life. La vidéo a été traduite par mpOC-Liège( Mouvement politique des objecteurs de croissance , le mpOC n’est pas un parti politique) avec le soutien de : Amis de la Terre Belgique, ASPO.be (section belge de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique), IEW (Inter-Environnement Wallonie), Imagine demain le monde, mpOC.


Titre original étasunien : There’s No Tomorrow (« Sans Lendemain »)(peak oil, energy, growth & the future) [ 94 commentaires ]Licence YouTube standard http://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI#t=53

N’oubliez pas de revisionner le fim document « HOME » ( 2009) sur notre maison commune la Planète , notre cadre de VIE.

Contribution d’un physicien nucléaire au débat sur la transition énergétique: le concept « énergie »

KLEIN ETIENNE

Il  est nécessaire que les savants nous instruisent, sans que soit  reportée sur eux une  prise de décision  de nature politique dans une sorte de chassé croisé  hypocrite et confus.

De quoi l’énergie est-elle le nom ? S’interroge Etienne Klein , en tant que physicien nucléaire au CEA ( Commissariat à l’energie atomique ) lors d’une conférence donnée le 18/12/2012 intégrée çi dessous

Evidemment il n’ignore pas qu’au point de vue politique le débat va s’engager sur la transition énergétique . Faut-il parler de transition ou de  révolution ?

Je pense que  la transition énergétique doit devenir  le noyau d’un questionnement démocratique plus large , celui de la transition écologique de la  société notamment vers  le passage à un autre mode de développement et par conséquent un autre mode d’organisation  qui ne soit pas facteur de croissance des inégalités, qui ne heurte pas les principes de l’humanité première notamment celui de la responsabilité dans le respect de la dignité humaine . C’est « l’humain abord » . Dans un contexte d’évolution de notre société plus en plus déshumanisant, les constat ( crise de la finance, crise de croissance, crise du droit et de la démocratie, perte du lien social, débandade environnementale ) augurent mal de l’avenir . Il est donc vital de comprendre quels sont nos critères de choix , l’argent ou la science .

Dernier ouvrage de E Klein , préparée ou devancée par une autre conférence ( la vie  de Ettore Majorana et la nature des neutrinos)

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AL GORE tête de liste de la lutte contre le réchauffement climatique !

24BOOK-superJumboParmi ceux qui soutiennent la thèse d’un environnement impacté par un réchauffement climatique lié aux activités humaines, il y a Al Gore. On sait que parmi les scientifiques l’évolution climatique fait polémique au sens que la climatologie est une discipline complexe ,une façon de dire  qu’on ne connait ou comprend pas tout comme me le soulignait un ami biologiste . Al Gore, lui, est un homme politique, ancien vice président démocrate des Etats Unis sous l’ère Bill Clinton 1993-2001, il est devenu en 2007 prix Nobel de la paix, un prix qui récompensait son engagement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique : il est le créateur du film documentaire « La vérité qui dérange » (sorti en 2006) grâce auquel son engagement s’est popularisé. Aujourd’hui c’est un homme d’affaires qui a décidé de rester optimiste même s’il considère avec des termes volontairement partisan, « que l’ atmosphère est devenu un égout à ciel ouvert ». Il publie un nouveau livre intitulé « Le futur : six éléments moteurs du changement global . » ( ed. La Martinière) ( c’est ma traduction, pas celle de l’éditeur qui titre « 6 logiciels pour changer le monde » 

Interrogé par un journaliste du Monde ( Corinne Lesnes LM 12/09/2013) il avance des chiffres : selon lui, les émissions polluantes liées aux activités humaines sur la planète sont de l’ordre de 90 millions de tonnes aujourd’hui ( le mode de calcul n’est pas explicité) quantité qui représenterait un supplément d’énergie calorifique à l’origine d’ évènements météorologiques plus extrêmes, du type sécheresses ou ouragans plus intenses. (ce lien n’est  que vraisemblable, et il n’explique pas tout . Pour exemple aux Etats Unis, on cite l’ouragan Sandy à New York et sur la cote Est, les incendies dans l’Ouest américain, les inondations dans des régions qui n’en avaient jamais connu comme la Californie (*)

(*)l’actualité nous apprend que le Colorado vient d’en être victime également.

Aujourd’hui si le réchauffement climatique de la planète est admis scientifiquement,  selon les études on constate qu »avec l’entrée des pays émergents dans la croissance productiviste, le boum des gaz carboniques émis présente des pics et une ascension c’est à dire une courbe  évolutive sans corrélation avec le réchauffement de la planète qui marque une pause depuis une quinzaine d’années .) 

Selon Al Gore, la multiplication des évènements climatiques extrêmes  pousserait à agir, et toujours selon lui, « les conditions d’une transformation révolutionnaire de l’énergie mondiale sont en place. » La dynamique en faveur des investissements dans le solaire ou le vent (après une période de crise et de faillite des entreprises solaires et éoliennes en 2009 ) serait repartie, car d’une manière générale on peut considérer que les énergies fossiles coutent plus cher en termes d’impact environnemental ( on comprend mal alors le boum du gaz et du pétrole de schiste orchestré par l’économie américaine ) alors que le prix des énergies renouvelables connaîtrait une tendance à la baisse grâce au progrès technologiques.( en France on est loin du compte car c’est l’énergie nucléaire qui prime au détriment des énergies  solaires ou éoliennes quant à la production de l’énergie électrique )

Si Al Gore confie, à l’issue de l’entretien, qu’il est « un homme politique en convalescence » (il recharge ses batteries ,comme on dit , dans quels buts ? autre question.) mais nul ne doute qu’à la tête de sa société d’investissements « Génération Investment Management » il est devenu un acteur économique actif et de premier plan à l’aune d’une nouvelle croissance   ( la dite la croissance verte ! ) : il se rapprocherait  de l’économiste  Roland Olbrich qui milite pour une notion de la croissance prenant en compte certains aspects du bien être humain. On ne sort pas du capitalisme …un capitalisme futuriste algorien .

Pour conclure Al Gore ne plaide pas contre la loi du marché : il estime cependant qu’une « course contre la montre » est engagée vis à vis des enjeux écologiques ( de quoi donner la trouille, c’est bon pour sidérer les esprits !). Au vu de son parcours, on peut classer Al Gore  parmi ceux qui estiment que le capitalisme libéral qui a conduit à la récession,  à la crise sociale  et écologique,  à la  suprématie de l’intérêt bancaire , à la mondialisation financière et ses dérives ( contre l’intérêt des peuples) peut changer de logiciels , il veut en fournir la démonstration dans sa dernière publication sur »« le  Futur ». Y parvient -il ? A vous de juger .

A surveiller la parution pour le 27 septembre 2013 du dernier rapport du GIEC (  Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) organe d’inspiration onusienne , co lauréat avec Al Gore du prix Nobel de la Paix en 2007.

Le  physicien François Gervais qui vient de publier un ouvrage sous le titre « L’innocence du carbone «  remet en question ( ou dans la question) l’effet de serre tant décrié par ailleurs , en affirmant qu’ » en matière de réchauffement climatique on a pris une conséquence pour une cause » ( l’écouter dans l’émission de Calvi sur RTL ICI )

Sortir du nucléaire :comment le décider ?

nucleairecivauxLe référendum, comme expression de la volonté populaire, est un instrument de démocratie directe qui permet de donner la parole au peuple. Il sert à tempérer le pouvoir des représentants en évitant son absolutisme, voire à s’y substituer par un contournement de circonstance sur un sujet majeur. Quoiqu’il en soit, il  apparaît aujourd’hui comme une forme majeure d’expression  démocratique indispensable à l’exercice de la citoyenneté. Cependant l’histoire nous apprend qu’il peut être un instrument de manipulation en faveur des régime autoritaires ou du  plébiscite d’un seul homme,  qu’il peut donner lieu à des questions biaisées ou mal posées , ou enfin qu’il peut donner lieu à trancher des questions complexes auxquelles il est difficile de répondre de façon binaire par un oui ou par un non.  De tels risques imposent donc d’en faire un usage raisonné soumis aux nécessaires exigences d’une société démocratique telles qu’elles sont définies, acceptées et protégées par un Etat de droit qui s’identifie à la démocratie elle même . La loi référendaire issue d’un référendum populaire ne peut émerger en dehors  d’un regard critique des instances chargées de conforter l’Etat de droit, selon le cas ,  le conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel, et les Cours européennes : Cour européenne des droits de l’homme , et Cour de justice de l’Union européenne .

Le recours au référendum sur la question du nucléaire sous entend celle d’un choix structurant sur notre vie collective : en effet notre consommation électrique est assurée dans notre pays à 75% par l’énergie nucléaire et postule que les avantages sont supérieurs aux inconvénients. Après la catastrophe de Fukushima cette vision des choses est devenue moins probante et les dangers de cette politique énergétique plus visibles. Pour autant comment sortir de l’énergie nucléaire ? L’adhésion populaire est-elle requise sur un sujet qui mobilise toutes les peurs et fait craindre la paralysie de l’entendement ?  Si nous répondons par l’affirmative, le mécanisme du référendum sur la question du nucléaire ne sera pas une mince affaire à mettre en œuvre au plan politique. En définitive tout dépend de la confiance accordée à l’implication populaire dans la décision publique.

Réduire la part du nucléaire de 75% à 50% dans la production de l'électricité en France (Hollande) Estimations du Coût par UFE

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0201728998489-sortie-du-nucleaire-en-france-les-patrons-de-l-energie-font-leurs-comptes-244909.php Ecrit parTHIBAUT MADELIN les echos

centrale nucleaire

énergie propre...

Alors que le Japon a décidé de sortir du nucléaire  suite à la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne, l’Italie et la Belgique en ont fait de même . En France  le secteur de l’électricité, EDF et ses concurrents, s’inquiète pour la filière industrielle française en cas de sortie complète du nucléaire, des options sont ouvertes pour une réduction de 50% à l’horizon 2030

L e syndicat professionnel du secteur l’Union française de l’électricité présidé par R Durdilly a fait réaliser une  étude de cout dont les estimation sont les suivantes

>investisseurs: part inchangée ( 322 Milliards E )part reduite 50%( 382 ME ) part reduite à 20% ( 434 ME)

>consommateurs : facture en  mégawattheure (MWH)   part inchangée: (MWH 2010 -2030 de 126 à 150 E  ) part réduite  50% : de 126 à 189 E )

>industiels : part inchangée ( MWH 2010-2030 78 à 100 e) part reduite à 50% ( 2010-2030 de 78 à 130 E)

« Mais l’UFE prévient que plus la part du nucléaire est abaissée, plus il faut avoir recours aux énergies fossiles, comme le gaz ou le charbon, dont les prix sont plus volatils « On ne peut pas sortir du nucléaire uniquement avec les énergies renouvelables ou la maîtrise de la demande d’énergie. Il faut aussi compter sur des moyens de production thermiques. »

Les professionnels calculent que la part de l’énergie produite par les renouvelables doublera à 34 %, mais celle produite à base de fioul, de gaz ou de charbon passera de 7 % à 16 %. Voire à 40 % dans le cas d’une sortie accélérée. « Il faudra alors installer 10.000 mâts d’éoliennes, soit la surface de l’Ile-de-France, mais aussi 60 centrales à gaz »

Le recours aux énergies fossiles aura aussi un impact sur les émissions de gaz à effet de serre, dont la France est largement épargnée aujourd’hui grâce au nucléaire. Dans le cas d’une sortie accélérée, l’UFE table sur des émissions françaises de 439 millions de tonnes de CO2 en 2030, contre 370 millions en 2010. Pour rappel, la tonne de CO2 se négocie actuellement 10 euros, mais le syndicat table sur un prix 5 fois plus élevé en 2030. » THIBAUT MADELIN

BOMBINETTE

... et déchets oubliés

Energie et niveau de vie

Je démarre cette série sur notre relation à l’énergie tout d’abord pour me permettre et me forcer à en apprendre davantage , ensuite pour partager mes découvertes et tenter de les transmettre dans une langue plus digeste qu’un chiffrier brut et surtout pour, naïvement peut être, tenter de changer un peu les choses. Allons-y !

En ces temps où les questionnements énergétiques sont omniprésents, nous allons parler de l’indice du développement humain (IDH) et de sa relation à la consommation d’énergie.

Pour commencer, une définition: l’indice du développement humain est  “une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d’espérance de vie, de niveau d’études et de revenu, pour aboutir à un indicateur composite du développement humain (IDH) [http://hdr.undp.org/fr/statistiques/idh/].

L’unité généralement utilisée pour la representation de la consommation d’énergie par habitant est le tep (tonnes équivalent pétrole) ou toe (tons of oil equivalent) en anglais.

Depuis les temps éloignés de nos ancêtres de Neandertal, l’humain a toujours utilisé une quantité d’énergie croissante pour amélioré son sort au quotidien. Un humain peut générer environ 250W d’énergie avec ses muscles pendant un certain laps de temps. À cette époque, les hommes préhistoriques ne dépensaient environ que 250 à 500W par jour. Leur espérance de vie se situait autour de 20 années. Avec l’arrivée de l’élevage, les humains ont pu mettre à profit l’énergie produite par les animaux, puis, « quelques » années plus tard vinrent la machine à vapeur, le moteur à explosion, l’électricité et on connait la suite. De nos jours la consommation quotidienne moyenne par habitant est de l’ordre de 190 000 à 350 000 Watts. Espérance de vie: 80 années [http://hveap.wordpress.com/2009/07/27/power-consumption-and-life-expectancy/].

A partir de ce constat on peut alors se demander, et certains l’ont fait très adroitement, qu’elle est la relation entre l’IDH et la consommation d’énergie pour différents pays. Il « suffit » pour cela de prendre la consommation de chaque pays, de calculer leur IDH et de rassembler cela entre une abscisse et une ordonnée. On obtient le graphique suivant.

IDH vs TOE

IDH vs TOE

La tendance est évidente: l’IDH est lié è la consommation d’énergie. Plus on consomme d’énergie plus notre niveau de vie s’en trouve amélioré.

Cependant une autre tendance claire nous saute aux yeux: le niveau de vie cesse d’augmenter significativement au-delà d’une consommation d’environ 2 tep par habitant. La conclusion se matérialise alors toute seule : nous pourrions tout a fait réduire ou du moins cesser d’augmenter notre consommation d’énergie sans que cela n’ait d’effet notable sur notre niveau de vie.

C’est là que les choses se compliquent un peu. Suite au prochain numéro.

Matthieu

Source principale- Andreas Jess