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Appel du Président de la République aux investisseurs et entreprises étrangères sur tout le territoire national

Cet appel s’inscrit dans la politique de compétitivité inspirée par F Hollande qui déroule le tapis rouge devant les entreprises créatrices d’emplois avec la diminution de leurs charges  financée par une réduction des déficits et des dépenses publiques et une augmentation des impôts qui touchent les ménages déjà affaiblis par le gel des revenus du travail , des pensions de retraites . Une politique de relance de l’activité  sans affrontement avec les grands acteurs économiques qui imposent leur diktats depuis longtemps sur la manière de produire et de consommer. Une politique d’austérité qui frappe le menu peuple . Une politique de droite qui demande aux mêmes de faire des efforts pendant  qu’une oligarchie addicte à l’argent s’amuse avec des algorythmes censés résoudre les comportements globaux des sociétés.

Grosse pantalonade à la portée d’un esprit ordinaire … la question est de savoir si notre époque ne requiert  pas  quelques esprits extra ordinaires et suffisamment courageux pour monter en première ligne. Pas le chef salvateur , mais au contraire celui qui sait prendre la mesure de notre responsabilité collective dans l’avenir qui se profile.

INSEE:chiffres du 3ième trimestre 2011 dette publique FRANCE=1.688,9 Milliards E

La dette publique de la France s’entend de la dette cumulée de l’Etat, des collectivirés locales et de la Sécurité sociale : elle atteint le montant de 1.688,9 milliards d’euros fin septembre 2011 ( soit 85,3% du PIB), avec une réduction enregistrée au cours du 3 ième trimestre de 3,6 milliards d’euros par rapport au montant du mois de juin de 1.692,5 milliards d’euros .

Cette diminution est due aux efforts de l’Etat principalement dont la contribution à la réduction de la dette est de 8,4 milliards d’euros au cours du trimestre tandis que la dette des administrations de la Sécurité sociale a progressé de 5,6 milliards d’euros

Selon les prévisions du gouvernement  ( voir budget 2012) l’endettement public d’ici 2016 devrait aller en diminuant sauf pour 2012( 88%), et rester dans la fourchette 80 à 90 % du PIB :  les économistes estiment qu’au delà des 90% du PIB le pays entre en recession .

Rappelons que le pacte de stabilité financière européen fixait à 60 % la limite de l’endettement public des Etats.

Projet démocrate et politique économique ?

Reforme de la politique économico financière :contribution ARRAS 15/11/09

chapitre 2 Developpement économique ,écologique et social

12600211222-4 la politique économique

Lorsqu’il s’agit de faire vivre un projet politique, force est de constater que le politique ne peut pas vivre sans l’économie mais a contrario l’économie peut s’affranchir du politique . C’est le cas aujourd’hui. Le Marché a détrôné l’Etat, la Finance est devenue Finalité, le virtuel s’est substitué au réel et la vacuité du politique est devenue manifeste.

Comment expliquer autrement l’acceptation par le politique de l’arnaque mondiale des « banksters » à laquelle il s’est prêté contraint et forcé pour parer à la crise financière et la crise économique  ? Comment expliquer que la relance économique financée par l’endettement public, constitue la seule stratégie de sortie de crise, et que  les réformes du modèle financier du libéralisme capitaliste mondialisé tardent à venir en Europe ou aux Etas Unis (coordination et normalisation des politiques économiques des Etats, suppression des dysfonctionnements bancaires liés aux prises de risques non encadrées, abandon du dollar comme monnaie mondiale vers un système monétaire plus stabilisé, mondialisation régulée des échanges)

Si le projet démocrate n’affirme pas clairement, et comme une évidence incontournable,   que notre croissance économique et celle des pays riches est insoutenable à l’échelle de la planète parce que les ressources terrestres ne sont pas inépuisables,s’il ne dit pas que la beauté du monde est  réversible si nous ne mettons pas un terme à son saccage , qu’en revanche  la pauvreté ne l’est pas (reversible) si nous ne changeaons pas le modèle économique que nous connaissons et exportons, fondé sur la violence d’un mode de vie, de penser et d’agir sans lendemain, que notre organisation de vie en rapport avec la production et la consommation de masse  doit évoluer vers le partage équitable, alors il sera difficile de faire la différence le moment venu entre le MoDem et les autres partis de gouvernement.

En revanche si les valeurs démocrates  choisissent  de résister en priorité aux diktats économiques qui mettent en danger le lien social ou la survie de l’espèce, si le politique libère  les forces démocratiques du sentiment d’impuissance et d’insécurité dans lesquelles elles sont maintenues par les puissance de l’argent, si enfin la démocratie planétaire est capable de contrebalancer  la mondialisation de la finance et de l’économie, le projet  démocrate deviendra intelligible , et pas seulement aux élites

christian nannini VPmodem30

Ce texte a été enregistré dans les travaux préparatoires du congrés d’ARRRAS du Mouvement démocrate

http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/congres-arras-2009-contributions/telechargement/2.4-Christian-Nannix30x-151109.pdf

La décroissance, une lubie de riches face à la pauvreté ? Pas sûr.

Selon l’économiste, Pierre Antoine DELHOMMAIS la doctrine de la décroissance est une gentille plaisanterie et les « objecteurs de croissance » , comme les tenants de cette idée aiment à se faire appeler , seraient de doux plaisantins qui se proclament humanistes mais oublient de nous dire comment éradiquer la pauvreté : un milliards d’êtres humains  souffrent de la faim et vivent avec moins d’un dollar par jour. Il exprime cette opinion dans un article publié dans le Monde du 29/07/06  et intitulé l’ « obscure lubie des objecteurs de croissance «  Les « décroissants » ont été piqués au vif et ont répondu , ici.

Les économistes s’accordent à penser qu’une politique de réduction de la pauvreté n’est pas viable sans croissance : encore faut-il évidemment définir de quelle croissance économique il s’agit.

En Chine , si la croissance forte continue, au delà des préoccupations écologiques, la pauvreté extrême sera ératiquée d’ici 15 ans .La Chine, l’Inde et le Brésil représentent aujourd’hui les pays émergents dont le moteur économique s’inscrit dans le système de croissance et de concurrence mondialisé que nous connaissons , suivant un modèle de développement imposé par les pays les plus riches (les pays du G8) Avec le G20 ces pays émergents ont intégré la gouvernance mondiale du capitalisme planétaire . Ils poursuivent leurs objectifs de développement économique et entendent rétablir les équilibres entre grands puissance mondiales des différents continents du monde. On sait que ces objectifs priment sur la sauvegarde de la planète.

Pour le mouvement politique des « objecteurs de croissance » crée en 2006, le bilan de la croissance économique qu’ont connu les 50 dernières années, qui serait la condition nécessaire de l’emploi, des richesses, de la sécurité, du progrès, du bonheur et du développement n’est pas satisfaisant loin s’en faut, car le fossé se creuse entre le Nord et le Sud qui connaît une pauvreté en constante évolution, la planète est en train d’être dévastée, notre milieu de vie est hypothéqué par le réchauffement climatique, dans les sociétés riches le chômage est endémique, la courbe du bien-être n’est pas équivalente à celle du PIB, une croissance qui génère des inégalités, autorise  une  spéculation effrénée et  favorise les profiteurs de tous genres à commencer par la Haute finance . Les objecteurs de croissance veulent en finir avec le mythe de la croissance, chacun peut comprendre qu’une croissance infinie est matériellement impossible dans un monde fini : il est donc impératif d’abandonner le dogme de la croissance économique à tout prix en faisant valoir son absurdité mortelle et promouvoir une meilleure solidarité, une autonomie et une émancipation autour d’une nouvelle vision du monde fondée sur la décroissance de la production et de la consommation ( voir leur profession de foi pour les élections européennes où une liste avait été montée notamment dans le sud ouest)

Croissance , décroissance ?

Citons Hubert Reeves, une des personnalités representant le Mouvement polItique  des « objecteur de croissance »  « Pour ma part, je préfère les mots sans connotation de privations à endurer. » Ainsi il nous parle de  « croissance de la recherche scientifique, la croissance de l’agriculture biologique, croissance  des commerces de proximité… « On pourrait opportunément ajouter à ces exemples la croissance verte, celle qui est préconisée pour accompagner la relance économique à laquelle tous les gouvernements aspirent pour sortir de la crise, une croissance verte comme ‘étape intermédiaire, ou alternative crédible  : mais les esprits semblent se radicaliser face à l’urgence écologiste des mesures à prendre , le temps nous est compté, c’est en tout cas l’opinion de Nicolas Hulot pour lequel les retours en arrière ne seront pas possibles en termes de destructions de la qualité de vie et de notre environnement si notre croissance économique se montre aussi prédatrice qu’elle l’a été  jusqu’à présent.