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LA BIODIVERSITÉ

La biodiversité , co-substantielle à la vie humaine et sa protection comme intérêt général humain est un leitmotiv des discours de Melenchon. Un collectif de scientifiques , spécialistes de l’écologie, dans un article du journal LM 20180825 , souligne l’urgence à agir contre l’érosion ACTUELLE multiforme et planétaire de la biodiversité.

Yvon Le Maho, Sandra Lavorel, Jean Dominique Lebreton Pierre Auger et Claude Combes, Henri Decamps, membres de l’Académie des sciences

Pierre Cury directeur de recherche Institut de recherche pour le developpement

Gilles Boeuf président du conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité

Les enjeux:

- les productions agricoles dépendent de la diversité microbiennes des sols, de la résistance des variétés cultivées aux ravageurs et aux aléas météorologiques , de la bonne santé des populations de pollinisateurs

-les pêcheries reposent sur une intégrité des écosystèmes acquatiques

-l’approvisionnement en eau de qualité dépend de la biodiversité et de la capacité des sols cultivés et de leurs abords à limiter la pollution , comme des écosystèmes microbiens de nos stations d’épuration

-le rôle des zones humides contre les inondations

-le rôle des couverts forestiers contre l’érosion ou pour le rafraichissement des zones urbaines

-la resilience des ecosystemes face à l’elevation des températures  et à des événements extrêmes

-La molécule végétale qui est à 70% à l’origine de l’innovation médicamenteuse

La reduction de la biodiversité est imputable essentiellement aux activités humaines (surexploitation des ressources marines ,influence des pesticides , déclin drastique des insectes ,chute vertigineuses des populations d oiseaux , étalement urbain et artificialisation des sols)

L’action urgente consiste donc à se soucier de la bonne santé des milieux terrestres et aquatiques et des saccages occasionnés par le mode de développement actuel, des modes de vie , et de  la recherche d’alternatives .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14-15 septembre 2012: 5 ans après le Grenelle de N Sarkozy, une Conférence environnementale sous l'égide de F Hollande

AVANT  LA CONFERENCE

Avant l’ouverture de la Conférence , Nicolas Hulot , Président de la Fondation qui porte son nom, déçu par le double langage du sarkozysme     ( » l’écologie, ça commence à bien faire!), ayant soutenu Mélenchon lors des presidentielles, s’est répandu dans les médias pour décliner son message sous forme d’avertissement au gouvernement socialiste : il faut bouger vers la ligne écologiste , qu’elle devienne une priorité.

VIDEO :N Hulot interrogé par Jean Michel Apathie, toujours aussi moqueur.

Extraits : » Pour ceux qui ,à juste titre ,n’ont que le social en tête , il faut comprendre que la crise écologique  occasionnera encore plus de souffrances demain (…) ça  n’est pas une fatalité de céder à l’austérité et de laisser les phénomènes écologiques se développer(…) la fiscalité écologique !  Appuyons-la sur tous les revenus qui ne sont pas issus du travail ( …)

VIDEO Nicolas Hulot chez Christophe Barbier


PENDANT LA CONFERENCE

1 Le Discours d’ ouverture de F Hollande. Parisot: pas contente , Duflot : émue comme à leur habitude


VIDEO çi dessous  ……………………et ……………………..PAPIER  ici en PDF

Et N Hulot, comment  a-t-il reçu le discours de Hollande ?  » c’est un discours assez stimulant dans le contexte actuel, celui d’un véritable désert »( Libé du 16 /09)  » je me sens moins seul «  ( LM 16/09) .Il a 5 ans pour convaincre car la conférence est reconductible toutes les années


2. le discours de cloture de jean Marc Ayrault

VIDEO ici ………….et………..PAPIER  là(PDF)

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Alors quels sont les engagements du Président  et de son premier ministre, en ce début de quinquennat ? Plein pot écologie !!! Miroir aux alouettes!!!

Après la taxation progressive du gaz et de l’électricité, l’abandon du pesticide Cruiser OSR (intervenus durant l’été) Hollande s’avance à petits pas dans les engagements:une pratique interne et une diplomatie externe . Ce qui ravit les écolos de la majorité présidentielle, ils ont l’écoute , est ce qu’ils auront l’argent .

>>Pas de fracturation hydraulique de notre roche mère pour exploitation des gaz et huiles de schiste et rejet de 7 projets de forage émanant de BNK france ( filiale française de la société américaine BNK petroleum), de l’américain Schuepbach et  la société 3 Legs Oils§Gas, une société de l’Ile de Man, Total société française ( Montélimar).La question de l’expérimentation des forages dans ce domaine reste en suspend … des progrès scientifiques ou technologiques.

>>Pas de prolongation pour la centrale de Fessenhein fermée à l’horizon 2016.

>>Le mix énergétique en ramenant d’ici 2025 de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production de l’éléctricité et en relançant les filières des énergies renouvellables, avec en perspective une loi sur la transition énergétique dans 6 mois et le projet de création d’une communauté européene de l’énergie. Pas de sortie du nucléaire à l’ordre du jour.

>>La réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre , et la perspective d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe, la meilleure élève en la matière

>>La fiscalité verte avec une extension du bonus malus dans tous les domaines , sur tous les produits et une Banque nationale d’investissement dans l’économie verte.

>>La renovation thermique des logements anciens (  un million par an) Cécile Duflot est aux manettes.

>>.Préservation de la biodiversité avec en perspective une Agence nationale de la biodiversité ( lutte contre la disparition de certaines espèces comme les abeilles)


Il ne s’agit pas à proprement parler d’une véritable planification écologique comme le propose le Front de Gauche, raison pour laquelle il serait prétentieux de prétendre ,comme le fait Cécile Duflot, qu’il s’agit d’un discours « historique « . Il n’est pas certain que l’économie capitaliste  productiviste subisse sans réagir les coups de butoirs de l’écologie , il n’est pas certain que l’écologie affiche l’audace et le courage nécessaire pour affronter  la réalité spéculative des marchés peu soucieuse des questions environnementales . A répéter que la crise est globale, financiére, économique, sociale et environnementale, que tout est dans tout, comme l’ont fait FHollande et JM Ayrault , cela ne conduit pas à faire de la définanciarisation de l’économie une des transformations essentielles de notre modèle de développement et une priorité d’action comme suggère de le faire le Front de gauche dans son programme. Il ne faut pas opposer écologie et économie, déclame le Président pendant que son premier ministre escamote l’aéroport de Notre Dame des Landes, preuve par 9 que « l’écologie ça commence déjà à bien faire »



Nicolas Hulot, président de la Fondation Hulot: " je vote pour les idées"

Ce billet fait suite au précédent intitulé « la re-fondation de N hulot n’est pas tout à fait achevée où je m’interogeais sur son repli apparent aprés la défaite aux primaires vertes et sur son engagement dans la campagne présidentielle de la gagnante Eva Joly, laquelle n’arrive pas à décoller des 2 % d’intentions de vote ce qui à une vingtaine de jours du premier tour de scrutin n’est pas de bon augure pour les écologistes les verts. On sait maintenant que N Hulot a décidé de se retrancher derrière sa Fondation pour faire des propositions aux hommes politiques pour sortir de la crise ou l’affronter dans des conditions appropriées à l’urgence ecologique

Ce lundi 2 avril 2012 (8h40) Nicolas Hulot sur France Inter ( comme sur France 2 la veille ) a exprimé son désarroi de voir l’urgence écologique peu débattue dans la campagne présidentielle malgré ses avertissements  moulte fois répétés au cours de ces dernières années et notamment depuis son pacte écologique signé en 2007 par les principaux candidats aux elections présidentielles de l’époque.

Aujourd’hui persuadé qu’il est d’un changement nécessaire de notre modèle économique, il dit « bravo » à l’idée de   planification écologique exprimée par Jean-Luc Mélenchon et il ajoute  » Le système économique néolibéral, compte tenu de la finitude de nos ressources est une arme de destruction massive » Il part en guerre aussi contre ce qu’il appelle  » l’industrie financière spéculative » dont il faudrait se débarasser au plan européen par le biais d’un fléchage des investissements écologiques sur le continent et un basculement de la fiscalité dans ce sens par les Etats européens.

A la question de savoir s’il votera pour Eva Joly,candidate des verts , il préfère camper sur une position non partisane affirmant que  » l »écologie est en dessus des partis » Il ajoute  » je vote pour la Planète » Certes fait remarquer le journaliste, il n’empêche que les idées vers lesquelles vont  ses préférence ne sont pas très éloignées de l’approche sociale et écologique du changement souhaité par Jean Luc Mélenchon et le Front de gauche (voir le tract ecologie du Front de gauche).

Mon commentaire

La différence entre les deux hommes est dans l’expérience et la connaissance des rapports de force. Pour JL Mélenchon, le passage obligé  c’est l’affrontement avec l’oligarchie financière qui ne cédera rien face à la volonté de métamorphoser le système sur lequel elle s’appuie . On se prend donc à imaginer un débat entre Mélenchon et Hulot où tout cela pourrait être mis en ordre devant les électeurs .Il reste 20 jours pour y penser.

www.franceinter.fr

Première partie: l’interview


Nicolas Hulot par franceinter

Les questions des auditeurs


Nicolas Hulot par franceinter

MISE A JOUR avec l’entretien de N Hulot publié le 8-9 avril (LM) et mon commentaire

Lors d’un entretien accordé aux journalistes du  Monde et publié le  8 et 9 avril 2012, Nicolas Hulot revient à la charge . La faiblesse des intentions de vote en faveur de Eva Joly le conduit à penser sans en faire une question de personne que le message d’EELV n’est pas suffisamment audible. Il regrette cet état de fait dans la campagne présidentielle, mais surtout il déplore de voir que les grandes formations politiques ne sont pas acquises ou converties à l’écologie malgré la réalité des enjeux écologiques qu’ont mis en lumière les différents travaux d’experts tant français qu’internationaux.

Que faire ?  N Hulot ne voit aucune remise en cause du modèle économique, tout est repartit comme avant. Mais il a cependnt le tort de croire que « la Finance a construit un système en marge de l’économie réelle  » et qu’il suffirait de la réguler , somme toute de la responsabiliser .

Je ne partage pas ce point de vue comme bon nombre de spécialistes de l’économie : il est en effet plus juste de dire que l’économie réelle est en constante connexion et interaction avec la finance . La faible croissance ou la récession est à mettre en rapport avec les produits financiers pourris qui sont à l’origine de la crise , une crise de croissance , plus une crise du mode de croissance . Une telle analyse permet alors de prétendre valablement que notre modèle économique doit être remis en cause . Mais il s’agit d’une pure incantation si l’on ne choisit pas d’affronter la finance , comme le propose JL Mélenchon . Voilà pourquoi le discours écologique n’est pas audible qui ne va pas jusqu’à l’affrontement avec les puissances de l’argent qui s’accrochent au statu quo. Comme le rappelle excellemment N Hulot , tous les signaux sont au rouge ( ( le climat, la biodiversité, l’état des océans …) qu’il choisisse donc le rouge de la révolution citoyenne du Front de gauche au lieu de se lamenter sur la myopie des discours des grandes formations politiques à laquelle il participe , à l’insu de son plein gré !!!

Economie, écologie et spiritualité – Entretien avec Frédéric Lenoir.mov

je refléchis à quelques commentaires , quelques passerelles , quelques approfondissements de cette parole avec laquelle je suis en écho  . Je remercie gérard de m’avoir  permis d’en prendre connaissance même si j’ai l’impression d’être familiarisé avec cette problématique  qui met en perspective l’économie, l’écologie et l’ activité spirituelle de l’être humain.C’est pas pour rien que Frederic Lernoir a été surnommé « Le touche à tout de Dieu » (son blog )

Je vais tenter cependant quelques observations à partir du questionnement suscité par le titre. La spiritualité est-elle première ou dernière ? Pourquoi le mot politique n’y figure pas?  Je pense que La spiritualité  a été de tout temps une affaire de culture par quoi l’homme se singularise dans le monde et y répond . La carte du monde de l’homme entendu comme son système de croyances participe de sa spiritualité . Lenoir définit la spiritualité moderne comme une force de résistance aux puissances de l’argent et aux mécanismes, aux logiques marchandes qui les accompagnent . La question qui se pose alors est de savoir si la logique marchande n’est pas en elle même une nouvelle spiritualité propre au développement économique capitaliste tel que nous le connaissons. Lenoir ne croit pas ou ne croit plus  en  la révolution politique , c’est sa vision du monde actuel et sans doute est ce pour cela que le terme politique ne figure pas dans le titre . Il part du constat d’un capitalisme  actuellement  destructeur de l’humain , de sa biosphère et invite à la redécouverte  de la profondeur de l’humain , du vivant,  par une expérience personnelle dite individuelle seule capable de donner envie de maîtriser les logiques marchandes contraires . C’est pourquoi il conclut  que dans le capitalisme ambiant qui est le nôtre  » C’est par la révolution individuelle  qu’on va pouvoir faire une révolution collective qui sera plus globale, mais je crois qu’il faut encore un peu de temps. » C’est sur cette conclusion que j’ai quelques réserves . A l’heure d’Internet , de la mondialisation et des effets systémiques en cascade, à l’heure d’un état d’urgence permanent je ne crois pas que nous devions nous résigner à prendre le temps sauf à digérer dans son coin sa révolution individuelle qui ne serait qu’une introspection supplémentaire. La politique c’est la préscience de l’adversité à laquelle l’homme ne peut échapper à moins qu’il imagine une solidarité  qui ne s’acquière que s’il accepte d’y engager sa vie . Cet engagement là , je ne saurais dire s’il est premier , mais peu importe il a tout son sens ,toute son importance , toute sa vitalité lorsqu’on décide d’affronter l’alienation barbare de l’ignorance et de la haine . L’homme varie , la barbarie qu’il fabrique non et c’est elle qu’il faut affronter  pendant qu’il en est encore temps.

Une remarque pour finir:

la vidéo de Lenoir commence à dater (elle n’est pas contemporaine des revolutions arabes de 2011 ) , elle a été mise en ligne en janvier 2010 par la réalisatrice , elle peut être utilement complétée avec  une autre partie de l’entretien intitulée « laïcité et croyances « , ainsi le tableau de Lenoir ( non pas Renoir) sera complet tant sur  ses certitudes que sur  ses intimes convictions, comme il le dit en 2010.

J’ai decouvert sur you tube ( curieusement je n’ai pas trouvé sur son blog une videothéque qui archive ses entretiens filmés) une autre vidéo datée de janvier 2011 où Lenoir s’exprime sur la révolte tunisienne qui commence contre le régime de Ben Ali (avant sa fuite). Pour quelqu’un qui ne croit pas aux révolutions politiques il est prompt à donner son opinion quitte à se tromper sur  l’islamisme religieux de la population tunisienne qui a démontré sa force au cours de la révolution qui a suivi et qui a vu les partis islamistes dominer les elections (comme d’ailleurs dans les autres pays arabes en ébulition Lybie , Egypte)

Lenoir est un « citoyen de la planète Terre  » comme il se définit lui même : il aime philosopher, méditer et prier il ne s’occupe pas de politique sinon il annoncerait la couleur. 

Energie et niveau de vie

Je démarre cette série sur notre relation à l’énergie tout d’abord pour me permettre et me forcer à en apprendre davantage , ensuite pour partager mes découvertes et tenter de les transmettre dans une langue plus digeste qu’un chiffrier brut et surtout pour, naïvement peut être, tenter de changer un peu les choses. Allons-y !

En ces temps où les questionnements énergétiques sont omniprésents, nous allons parler de l’indice du développement humain (IDH) et de sa relation à la consommation d’énergie.

Pour commencer, une définition: l’indice du développement humain est  “une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d’espérance de vie, de niveau d’études et de revenu, pour aboutir à un indicateur composite du développement humain (IDH) [http://hdr.undp.org/fr/statistiques/idh/].

L’unité généralement utilisée pour la representation de la consommation d’énergie par habitant est le tep (tonnes équivalent pétrole) ou toe (tons of oil equivalent) en anglais.

Depuis les temps éloignés de nos ancêtres de Neandertal, l’humain a toujours utilisé une quantité d’énergie croissante pour amélioré son sort au quotidien. Un humain peut générer environ 250W d’énergie avec ses muscles pendant un certain laps de temps. À cette époque, les hommes préhistoriques ne dépensaient environ que 250 à 500W par jour. Leur espérance de vie se situait autour de 20 années. Avec l’arrivée de l’élevage, les humains ont pu mettre à profit l’énergie produite par les animaux, puis, « quelques » années plus tard vinrent la machine à vapeur, le moteur à explosion, l’électricité et on connait la suite. De nos jours la consommation quotidienne moyenne par habitant est de l’ordre de 190 000 à 350 000 Watts. Espérance de vie: 80 années [http://hveap.wordpress.com/2009/07/27/power-consumption-and-life-expectancy/].

A partir de ce constat on peut alors se demander, et certains l’ont fait très adroitement, qu’elle est la relation entre l’IDH et la consommation d’énergie pour différents pays. Il « suffit » pour cela de prendre la consommation de chaque pays, de calculer leur IDH et de rassembler cela entre une abscisse et une ordonnée. On obtient le graphique suivant.

IDH vs TOE

IDH vs TOE

La tendance est évidente: l’IDH est lié è la consommation d’énergie. Plus on consomme d’énergie plus notre niveau de vie s’en trouve amélioré.

Cependant une autre tendance claire nous saute aux yeux: le niveau de vie cesse d’augmenter significativement au-delà d’une consommation d’environ 2 tep par habitant. La conclusion se matérialise alors toute seule : nous pourrions tout a fait réduire ou du moins cesser d’augmenter notre consommation d’énergie sans que cela n’ait d’effet notable sur notre niveau de vie.

C’est là que les choses se compliquent un peu. Suite au prochain numéro.

Matthieu

Source principale- Andreas Jess

Corinne LEPAGE, députée au Parlement européen

Qui est-elle ? Ex ministre de l’environnement, co-fondatrice avec F BAYROU ( ex ministre de l’Education Nationale et Président de l’UDF) du MOuvement DEMocrate , à partir d’une refondation de l’UDF . Elle demeure  présidente de CAP21, groupement écologiste : elle est devenue sous les couleurs du MODEM députée européenne à  la suite des élections européennes qui se sont déroulées le  7 juin 2009

Trois jours plus tard  , à l’occasion d’un débat chatté sur le Monde .fr elle revient sur le scrutin européen et les leçons à en tirer ICI LA RETRANSCRIPTION

Depuis Corinne LEPAGE  a été nommée première vice présidente  de la commission parlementaire européenne en charge du travail, l’environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire .

Elle vient de publier un livre intitulé  » entre colère et espoirs  » : il s’agit de la reprise des chroniques radiophoniques hebdomadaires présentées pendant deux années de 2007 à 2009 par Corinne Lepage sur France Culture : et c’est une  excellence façon de faire connaissance de cette femme politique qui a le courage de ses choix résolument fixés sur le 21ème siècle .

Joignant le geste à la parole, le livre est télégargeable GRATUITEMENT ici : http://stores.lulu.com/CorinneLEPAGE Ce choix délibéré est en cohérence avec les prises de position de l’’auteur sur la loi HADOPI.Un site ad hoc est mis en place pour les echanges

Aller ausi sur le site www.cap21.net

Aprés les elections européennes Europe écologie à NIMES 20_22 Aoutle Modem à la Grande Motte les 4,5,6 septembre

Europe écologie dans la Mouvance des verts tiendra son « université » d’été à Nîmes au mois d’aout ,  une opportunité locale pour ceux qui s’intéressent sans ostracisme  à l’après campagne de cette liste européenne dont le succès a été l’événement majeur des élections européennes du mois de juin. Le mois d’août nîmois sera donc vert, autant en profiter pour en suivre les développements politiques , établir des contacts et  preparer l’université de rentrée du Modem qui aura lieu à la Grande Motte  les 4,5 et 6 septembre  et où il sera vraisemblablement question de l’écologie et de sa place dans la sortie de crise avec ceux qui en font leur cheval de bataille comme Corinne LEPAGE qui pense que « l’écologisation du Modem est une condition de sa pérennité »

Corinne Lepage, présidente de CAP 21 ( mouvement écologiste) et vice-présidente du MoDem ( Mouvement démocrate) élue députée européenne sur la liste Modem , avait donné  son sentiment sur le résultat des élections le lendemain des élections dans un interview accordé à France -Info

Dans un article du Point le 21/06/09  elle a souhaité  qu’une alliance entre Europe Ecologie et le Mouvement démocrate « puisse être explorée » pour les élections régionales de mars 2010. LePoint.fr – 21/06/09)

Le 17 juillet elle affirmait le cap vers le 21 siècle en conjuguant  » le politique autrement  » avec le « vivre autrement »

Au Parlement européen elle s’est déjà imposée comme première vice présidente en charge de la commission la plus importante , celle de l’environnement, de la santé publique , de la sécurité alimentaire. Nous lui souhaitons bonne réussite au sein d’un institution où le Modem est intégré dans le groupe ADLE , alors que Corinne Lepage aurait préféré un regroupement politique autour de la question de l’écologie avec Europe écologie le aout nimois sera vert
le aout nimois sera vert

CHRONIQUES POUR TOURNER EN ROND

Pendant les temps de crise et de forte déstabilisation, comme celle que nous traversons actuellement, le premier réflexe est de vouloir retrouver le pseudo équilibre antérieur, et les certitudes rassurantes du passé. Par exemple, pour la plupart des économistes il est évident qu’il faille retrouver la croissance.

Notre époque est ainsi traversée de questions que nous pourrions être tentés de refermer avant même qu’elles aient été suffisamment explorées et entendues.

 

Les axes de passage de ces questions semblent orientés par la notion de progrès, la notion de changement et la notion de nature

PREMIER AXE :       La notion de PROGRÉS.

 Les questions de rencontre sont les suivantes : Quelle valeur attribue-t-on encore au travail ? La technologie est-elle au service de l’humain ? Quel est le lien entre science et technologie ? Quels sont les rapports entre science, politique et morale ? L’équité et la solidarité sont-elles de bons matériaux de construction sociale ? L’individualisme est-il devenu une injonction ? Qu’est-ce qui peut incarner l’intérêt commun ? Faire de la politique est-il toujours honorable ? Et bien entendu, si Dieu est mort, comme  l’annonçait  Nietzche, où sont les transcendances, les appuis de l’autorité, où se niche désormais le sacré ?….

DEUXIÈME AXE :       La notion de CHANGEMENT

 Les questions qui la traversent, parmi d’autres, sont les suivantes : comment évaluer la nécessité du changement et son étendue ? De quelle maîtrise la gouvernance politique actuelle est-elle capable ? Comment promouvoir le changement, objet de toutes les propagandes  politiques ? Pouvons-nous compter sur une certaine prévisibilité des effets de nos interventions ? Suffit-il de fixer des objectifs programmatiques pour mettre en route le changement souhaitable ? Un changement est-il toujours  consécutif à une crise ? La crise est-elle le passage obligé d’un déséquilibre à une meilleure réorganisation ? À quelles conditions ?….

TROISIÈME AXE :        La notion de NATURE

 A travers cet espace de réflexion ce sont les questions de notre rapport à la nature qui sont abordées. L’anthropocentrisme (l’homme comme finalité de l’évolution) qui a présidé clandestinement à la plupart de nos interventions, est-il encore soutenable ?  Et encore plus avant, faut-il questionner le processus historique qui a  posé l’homme comme sujet et centre du monde ? Relève-t-il ou non du passé ? Que mettons nous alors au centre du monde ? Qui est le sujet écologique ? L’homme ou l’éco système ? La pensée écologique peut elle faire l’économie d’une réflexion sur notre relation à la nature ? À quelles conditions la pensée écologique peut-elle constituer un programme politique à elle seule ? Et comment définir une intervention comme écologique ? Où sont les critères ? Quelle est notre maîtrise possible des conséquences de nos interventions dans le système naturel ? Toutes questions qui peuvent donner l’occasion de repenser ce que nous appelons « écologie ».

 

Dans chacun de ces axes, des auteurs écrivent, partagent et proposent. Leurs questions se croisent et se mélangent : les questions à propos des valeurs rencontrent et accompagnent les réflexions sur les alternatives, les questions sur notre place dans le monde élargissent les questions de la gouvernance politique.

Et nous entamons ainsi un questionnement qui sera suivi par des recensions, des réflexions et qui est une invitation à la discussion… dans l’attente de vos commentaires pour une pensée démocratiquement partagée.

 

 CM