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Les CaRioCatalans débarquent à Rio

 » Te esperamos en Rio » dit le slogan publicitaire . Désormais je peux répondre « J’y étais »   j’étais présent à ce welcome des brésiliens, organisateurs des JO 2016. Pour aller voir combattre nos judokas au pays de la Samba  j’ai choisi d’intégrer le groupe des Cariocatalans , mené par Nicolas , un ami arbitre et prof de judo à Pollestres , un petit village bien sympathique au sud de Perpignan.

Habitué des voyages olympiques avec son pote Lolo ( chargé du reportage final), Nico a réuni autour de lui un groupe de jeunes gens motivés de son club. Ils ont préparé l’aventure avec lui depuis 4 ans.  Ils ont eu la gentillesse  qu’un ancien comme moi se joigne à eux pour partager cette aventure commune brésilienne .

Bref , les Cariocatalans s’ envolaient pour Rio le 2 août depuis  Barcelone , ils débarquaient  à Rio via Sao Paulo le lendemain . Deux jours de relâche consacrés à la visite de Rio étaient prévus pour encadrer la semaine des compétitions de judo qui devaient se dérouler au parc olympique de Barra du  5 au 12 août .Retour le 15 Aout. Viva Brazil !

IMG_0038Nous étions hébergés, sur l’Ilha do Gigoia à Barra di Tijuca ,au « Recanto Cariola Hostel Bar » une grande maison ancienne au confort sommaire en bordure  d’une anse fermée d’eau de mer dont l’odeur et la couleur interdisaient toute vélléité de baignade . On y accédait donc soit par bateau ( navette rustique) soit à pieds à travers un labyrinthe de petites ruelles ( en fait des couloirs de passage entre les habitations, qui passeraient pour des coupe-gorges en Europe )20160803_160813

coté mer

coté terre

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Au contraire l’atmosphère sur cette île était plutôt sympa , l’ambiance villageoise .Le SakiBar à quelques métres de l’hotel nous offrait restauration, bières fraîches si nous le désirions et dans un petit magasin, situé à proximité, nous pouvions acheter les  » havaiannas  » des JO pour nos pieds délicats.

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Pour la baignade, Carla Lisboa, la gérante de l’hotel nous a vanté les mérites de « sa » plage,  la plage de Barra, préférable  à celle de Copacabana ou celle d‘Ipanema  plus urbanisées, plus touristiques et moins sécurit . IMG_0032Evidemment notre curiosité nous a poussés à faire la comparaison . Barra , plus sauvage vient en tête : il faut dire , pour être honnête, que nous avons investi plus facilement la plage de Barra, à peine à un quart d’heure à pieds  de notre hotel. Nous l’avons fait au petit matin ( vers les 6 heures ) cette heure matinale , vous vous en doutez , en avait dissuadé plus d’un notamment chez les  plus jeunes  restés au lit . Honte à eux , le lever du jour y avait été  incomparablement beau et c’est là que j’ai pris mon premier bain brésilien . Nous y sommes retournés , cette fois tous ensemble à la fin du séjour pour nous ébrouer sur le sable fin en gesticulant des pas de danse sur musique du pays .( une boite à musique ne nous a jamais quitté tout au long de nos pérégrinations , même dans le parc olympique)J’ai pu apprendre à gesticuler sur  » tchic et tchac  » , un air importé de chez nous propre à l’animation d’un groupe… terrible.

Carla, à la bonne trentaine d’années , s’occupait, avec un homme et une femme d’entretien ,  de la gestion de « son manoir » délabré .Chambres collectives avec lits superposés , douches collectives avec eau froide,sanitaires capricieux :  la chose est devenue cocasse lorsque les toilettes  se sont bouchées . Fort heureusement nous mangions léger le midi.

20160806_012034Le soir , il nous arrivait d’expérimenter un restau, je me souviens plus particulièrement d’un bar de quartier, sans enseigne, découvert à Maracana. Nous y avons mangé et bu excellemment et … dansé sur des rythmes éffrénés de samba joués par un petit groupe de percussionnistes .

Nous n’étions pas les seuls clients au Recanto hotel . Carla acceptait de recevoir sur les canapés du séjour ou sur les hamacs des gens de passage, comme ce groupe de 4 brésiliens qui chantaient tous les soirs leur répertoire de standards de samba ou bossa nova au rythme d’une guitare . Ce n’étaient pas des professionnels , mais quand on dit que les brésiliens ont le chant dans la peau ce n’est pas du bluff . Nous avons bien fraternisé avec eux autour de la chanson  » Manooouel » ( je dispose de la vidéo ) reprise avec d’autres paroles par les cariocatalans . Devant notre entrain , Carla a imaginé pouvoir inviter  à l’hotel  des amis musiciens professionnels, histoire de consommer en musique au bar de  » son » ‘établissement : je crois que cet épisode a fait polémique…( elle voulait nous faire payer un droit d’ entrée sic!!) Bref passons au vrai débat , nous étions là pour les jeux et pour le judo .

20160809_163754Les compétitions  se déroulaient au parc olympique de Barra. Lever du matin à 7h , petit déjeuner ( qui s’est amélioré petit à petit ) transport ( une grosse demi heure en bus spécialement affrêté pour les  jeux) contrôle des billets , passage de sécurité ( portiques et  surveillance par l’armée) et nous voilà dans les gradins, tous grimés en bleu-blanc -rouge , la marseillaise au bec, parfois entourés de jolies supportrices brésiliennes.  Pas de doute le spectacle devenait alors plus plaisant !!!

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On avait la chance aussi de compter parmi nous  » Flash le Magnifique »qui n’a pas son pareil pour gigoter et mettre l’ambiance tout le temps .

Chaque jour,  nous revêtions un tee shirt différent parmi ceux offerts par les sponsors catalans et distribués à chacun d’entre nous par Nico avant notre départ pour Rio . Une note spéciale pour ceux qui ont enfilé , malgré la chaleur, des combinaisons spéciales, cocorico de pied en cap .Dans les rues de Rio, dans les transports, au parc olympique , dans les gradins , notre passage n’est pas passé inaperçu.

20160806_023222Nos garçons ont même  déniché dans les couloirs du métro un carioca déguisé en « CHARLOT »  qui a trouvé plus fou que lui , le cariocatalan .

Nico ne savait plus à quelle TV se donner … » Nous sommes chauds «  criait -il , évidemment pour la seule gloire du sport. Nous avons accompagnés nos combattants toute la semaine , un peu dépités par les failles des séquences au sol . Il a fallu attendre le dernier jour , dans la catégorie des lourds , pour voir Émilie Andéol , outsider chez les femmes,  et Teddy Riner favori chez les hommes ,  remporter leur médaille d’or.

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Cerise sur le gâteau, Nico a récupéré la ceinture noire des jeux jetée dans le public par les athlètes : fier comme un pâpe notre champion catalan. Le lendemain nous allions remercier, pour tout ce qu’il avait fait pour nous ,  le Christ rédempteur dont la statue domine la ville de Rio de Janeiro au sommet du mont Corcovado.

IMG_0394Cet acte de dévotion s’imposait car nous avions tous eu nos billets pour la finale de Teddy alors que nous en étions dépourvus jusqu’à la veille de la compétition. Un miracle ça ne s’explique pas, pour les mécréants , ceux qui n’y croient pas,  c’est l’histoire  la plus cariocatalane du séjour.

A moins que .. à moins que … la palme d’or revienne à un de nos jeunes qui n’a pas pu s’empêcher d’oublier son passeport dans l’avion , celui qui , sur le chemin du retour, nous conduisait de Rio à Sao Paulo où on a bien cru le  laisser tout seul.  ( l’histoire est délicieuse, faites vous la raconter par Nico, le chef de l’expédition ,hihihi )

PS: . Evidemment ce premier billet n’est pas exhaustif de tous les bons moments passés là bas qui sont plus complétement évoqués sur le face book du judo club de Pollestres  où la gente  féminine des cariocatalans a pu envoyer ses photographies .

2 réflexions au sujet de « Les CaRioCatalans débarquent à Rio »

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