Robert Ménard, un aigre fin apparenté FN, à la tête de la mairie de Béziers.

r menardDepuis son élection , l’aigre fin s’est particularisé . Ce fut d’abord le couvre feu pour mineurs de moins de treize ans , un arrêté contre le crachat ,   l’interdiction d’étendre le linge aux fenêtres dans le centre ville, l’installation en mairie de la crêche de NOÊL avec son Jesus  et son ravi, et derrière tout ça le maire  prompt à  ferrailler ( =armer) sa police municipale comme langage d’amour à sa population. Il fallait s’attendre à ce qu’il bidouille quelque chose , sans doute des fiches d’inscription aux écoles, pour évaluer le danger éducatif d’une présence maghrébine  devenue majoritaire sur les bancs des écoliers.

En  l’état des informations parues dans la presse ou les médias , une  enquête judiciaire  a été ordonnée par le parquet de Béziers après l’annonce faite par R Ménard lui- même le lundi 4 mai 2015 sur France 2,  d’un décompte dans les établissements scolaires  relevant  de sa tutelle , d’ élèves considérés comme de confession musulmane . Voilà pour le « forfait ». Ces faits sont susceptibles de tomber sous le coup de la loi pénale  qui réprime le fichage  ethnique incompatible avec le principe de non discrimination. L’incrimination pénale résulte de l’application de la loi  Informatique, Fichiers et Libertés du 6 janvier 1978  ( article 8 et 50 ) et des textes de répression en application des articles 226-16 à 226-24 du code pénal.

Entendu R . Ménard se défend,même si l’intention y était,  d’avoir tenu  ou traité dans sa mairie un quelconque fichier  interdit , ethnique, racial  ou religieux , et à ma connaissance la perquisition diligentée dans les locaux municipaux n’a donné aucun résultat. Encore fallait-il l’ordonner car la réalité c’est la preuve, il faut voir de prés ce qu’exige la  la loi , un fichier  ou un ersatz  de fichier

En matiere de justice , ce qui s, apparente reaun aveu , non corroboré par d’autres éléments et au final rétracté  ou contesté par son auteur , n’a jamais été suffisant même si j’admets que quelque fois la justice pénale peut être expéditive et se contenter de peu,traitement de la délinquance de masse oblige !

Réclamer révocation du maire par l’autorité politique ( en l’occurrence par décret motivé en conseil des ministres  sur le fondement de l’’article L. 2122-16 du Code général des collectivités territoriales) c’est aller vite en besogne. On verra bien la suite donnée au plan judiciaire : il n’est pas inutile de rappeler que toute personne, fût-elle un aigre fin, qui fait l’objet d’une accusation pénale bénéficie d’une présomption d’innocence , les édiles  de la Nation n’en sont pas privés même s’ils contrarient les canons de l’ordre républicain.

Une réflexion au sujet de « Robert Ménard, un aigre fin apparenté FN, à la tête de la mairie de Béziers. »

  1. Chez nos amis les belges, l’enseignement religieux dans les écoles publiques était un point de discorde à cause de la main mise de l’Eglise catholique. En 1950 , un pacte scolaire est intervenu, le pays invente alors le concept de « morale non confessionnelle ». L’enseignement religieux et cette alternative  » laÏque « resteront obligatoires dans les écoles publiques francophone . Plus aujourd’hui , la Cour constitutionnelle belge en mars de cette année en a décidé autrement : désormais les élèves peuvent être dispensés de ces deux enseignements, une petite révolution qui tient compte de l’évolution du pays sur le terrain religieux . D’un coté la Belgique s’est rapidement déconfessionnalisée, de l’autre l’apparition de l’Islam comme religion et sa radicalisation a bouleversé les esprits en provoquant questionnement sur son enseignement à l’école publique.Devant ces difficultés, il est vrai que les éducateurs dans le secteur public ont toujours pensé qu’il n’était pas bon de trop catégoriser, répertorier, diviser les élèves , voire de les séparer suivant leur religion . Contraindre un élève sur le terrain de sa liberté de conscience est contraire aux droits fondamentaux, que la CEDH s’ applique à faire respecter sur le continent européen, ce qui explique l’usage désormais facultatif en Belgique de l’enseignement religieux

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