Archives pour la catégorie Enseignants

Conférence sur la nature anti-sociale de la politique économique de E Macron

Livres

La pensée en otage, d’Aude Lancelin ;
Antisocial, de Thomas Guénolé ;
Traité d’économie hérétique, de Thomas Porcher ( écologiste proche de cecile Duflot)

 

Autre vidéos
https://youtu.be/fQZDo-_zU7g Thomas Porcher :entretien libre avec Aude Lancelin. l’économiste attéré développe  son argumentation contre les thèses économiques dominantes https://youtu.be/kc5Q_Hn-rUY , https://youtu.be/WoiNqKG2ugI ( etc voir sur you tube les autres vidéos)
 https://youtu.be/ULq5iIdIkaY Aymeric Monville philosophe marxiste

Le redoublement à l’école : une question qui divise

FRANCE-EDUCATION-SCHOOL-YEAR

Personne ne souhaite voir son enfant redoubler à l’école : il descend d’un train pour en prendre un autre, en général c’est pour son bien  mais rien n’est moins sûr . La question de son avenir se pose , elle est angoissante pour son entourage et ce n’est peut -être pas un hasard si le redoublement est réputé affecter davantage les élèves adolescents  des classes de seconde dans notre système éducatif. Je me souviens de ma seconde que j’ai redoublée à cause d’une hépatite , j’ai passé le cap en m’attardant sur les  visages nouveaux des jeunes filles qui m’entouraient sans lâcher les anciennes . Bref c’était un plus !!!

Revenons à  Najat VALLAUD BALKACEM notre  ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur qui n’est pas désagréable à regarder non plus .

Elle veut , non pas abandonner le redoublement   mais limiter cette pratique à des cas exceptionnels  ( rupture due à la maladie, à des événements familiaux, à une difficulté  majeure d’orientation), une politique dictée par le caractère inefficace ( pédagogiquement et coûteux( économiquement) du redoublement selon les études sur le sujet . La ministre ne donne aucune indication de chiffres , quand bien même , on pourrait légitimement se demander comment évaluer le coût d’un rattrapage scolaire sans perspective éducative globale comme horizon .

L’alternative au redoublement serait de prévenir le décrochage avec un accompagnement personnalisé de l’élève en difficulté , y compris en lui donnant des cours renforcés et lui permettre ainsi de continuer sa scolarité sans redoublement.

La ministre a  fait siennes les observations de  l’OCDE ( Oraganisation de cooperation  et de developpement économiques Les résultats du système éducatif français, tels qu’ils ont été évalués par les tests PISA de l’OCDE en mai 2012 confirment des tendances préoccupantes, déjà mises en évidence par de précédentes études nationales et internationales. Selon cette même organisation, avec 40 % d’élèves ayant déjà redoublé au moins une fois à l’âge de 15 ans, la France détient le record du taux de redoublement le plus élevé dans l’OCDE, où il est en moyenne de 13 % . Certains autres pays estiment  que le redoublement n’est pas la mesure la plus appropriée aux difficultés de scolarité   et en conséquence    » ils délaissent  cette pratique en faveur d’un dépistage et d’un soutien plus précoces à ces élèves». 

On peut remarquer  enfin, ce qui accréditerait les chiffres donnés par l’OCDE,  que l’objectif pour la France  de limiter  le redoublement est prévu dans  la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République  qui est venue compléter ou modifier la loi  n° 2005-380 du 23-4-2005 dite loi FILLON  ( ministre de l’ EN  sous le gouvernement CHIRAC -RAFFARIN ) pour l’avenir de l’école ( voir BO de l’ EN ).

C’est à l’occasion d’un décret d’application prévu dans les prochaines semaines que  la ministre a du démentir une soi-disant volonté de sa part et du gouvernement socialiste d’abandonner la pratique du  redoublement en soulignant que

 «Cela fait des années qu’il est avéré que le redoublement est assez inefficace pédagogiquement parlant, qu’il est démotivant pour les élèves et par ailleurs qu’il est coûteux»(…) «Nous avons pris une décision (…) de limiter le redoublement à des cas exceptionnels qui le justifient véritablement. Et dans le reste des situations de lui préférer un accompagnement personnalisé de l’élève pour le conduire sur le chemin de la réussite plutôt que de le stigmatiser en lui faisant recommencer des années alors qu’on sait que souvent c’est vain».(…) «Le redoublement sera limité à des cas qui le justifient» comme «le fait que l’élève ait eu une rupture scolaire assez longue pour des raisons de maladie ou des raisons familiales» ou «le fait que l’élève arrive à une année qui est un palier d’orientation et qu’il n’a pas réussi à obtenir le choix qu’il avait fait». Sinon, «lorsqu’il s’agit de simple retard scolaire, d’une difficulté scolaire, nous mettrons le paquet pour que les équipes pédagogiques se responsabilisent, préviennent le décrochage,  accompagnent l’élève y compris en lui donnant des cours renforcés, mais lui permettent de continuer sa scolarité et de progresser à son rythme».

Francis DASPE, Président de la Commision nationale Education du Parti de Gauche, co-auteur du livre L’Ecole du peuple. Pour l’égalité et l’émancipationEd. Bruno Leprince, août 2012) estime , à l’occasion d’un billet paru dans Marianne que les propositions ministérielles sur la question du redoublement ne sont qu’un enfumage supplémentaire tant  il est vrai que  » le redoublement est déjà devenu dans le quotidien des enseignants une pratique peu usitée »  » La vraie raison, selon lui, de la réduction drastique du redoublement vise à réaliser des économies budgétaires pareillement drastiques  » . 
Ce point de vue , quoique abrupt, a le mérite de recadrer le débat sur les enjeux idéologiques de l’école républicaine  en matière d’ égalité , de gratuité et de laïcité . La politique d’austérité c’est comme un bulldozer dans un jeu de quilles La question du redoublement est liée à celle de la réussite scolaire , mais pas seulement , le fond de l’affaire reste le bien être de l’enfant dans une société donnée . Par conséquent, tout comme l’écrit Francis DASPE   » ce qui importe pour la réussite d’une politique éducative globale, c’est la cohérence du projet de société. »  L’austérité ne peut pas être un projet politique, comme l’affichent nos dirigeants actuels car l’austérité se traduit toujours par une régression sociale qui est inacceptable .(*)
Pour le Parti de Gauche , le projet de société et sa cohérence doit s’articuler autour d’une 6ième République où , comme le rappelle Francis DASPE , l’école «   maintiendra l’exigence des savoirs, loin des tentations de réussite factice ».  »L’Ecole de la VIe République, dit-il,  visera à promouvoir l’émancipation (…). L’Ecole de la VIe République combattra pour l’égalité, sans se réfugier derrière les déterminismes sociaux et territoriaux pour justifier les renoncements. Ce qui importe pour la réussite d’une politique éducative globale, c’est la cohérence du projet de société. »
Cette cohérence passe par une nécessaire articulation entre  l’école de masse et l’émancipation de masse . «  Y parvenir sera le défi que relèvera l’école de la VIe République. » conclut ce spécialiste de la question.
(*) elle est inacceptable car elle est ressentie comme injuste , ce sont les mêmes qui en pâtissent , ceux qui n’ont aucune fortune personnelle et dont les acquis sociaux ( dans le travail ou hors travail) sont grignotés. Tout se passe comme si le capitaliste ( le détenteur du capital )  était seul à avoir le droit  à l’accumulation continue de ce qui profite, une rente  intouchable, la baisse des impôts et la maitrise du jeu  ( s’il y une lutte des classes nous l’avons gagnée, a dit le milliardaire  Warren Buffet

Publicis pro domo

ACS

Amazon

http://www.amazon.fr/Une-approche-centrée-solution-thérapie/dp/2710126141/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1394789797&sr=1-1

Martine, psycho-thérapeute, diplômée en philosophie ( DEA) y décrit sa pratique professionnelle, celle qui la met en relation avec des gens sur le terrain du soin et de l’aide psychologique, ou d’autres  professionnels  intervenant dans ce domaine de compétence. Son mode d’intervention  introduit de façon imagée sous l’intitulé  » à la recherche du temps présent «  ,  donne à voir la posture adoptée dans le travail entrepris , une posture qui devient axe prioritaire et qu’elle invite à découvrir en prenant à son compte une des réflexions de son maitre à penser Ludwig Wittgenstein  » , Recherches philosophiques,  » Si j’ai épuisé toutes les justifications, j’ai atteint le sol dur et ma bêche se retourne .Alors j’ai tendance à dire ; c’est simplement ainsi que je fais (…) « 

Christian Nannini

 

Approche historicienne de la citoyenneté révolutionnaire

Revolution citoyenne ou citoyenneté révolutionnaire, le Parti de Gauche mise sur un éveil de la conscience politique et une compréhension de plus en plus affinée des mécanismes qui y font obstacle  au bénéfice de quelques uns  qui ambitionnent de gouverner le monde tant au plan économique que politique en mettant en place une finance qui échappe à tous les controles. La fabrique du citoyen est donc permanente et l’éducation populaire une priorité

 


La Fabrique du Citoyen par lepartidegauche

Alain SUPIOT du Collège de France

13 Mars 2013 Entretien avec Alain Supiot : La crise actuelle est d’abord une crise des institutions              

Dec 2011: Exercice de haut vol sur la finance et la démocratie par Myret Zyra et Etienne Chouard

l’Etat et les banques , les dessous d’un hold up historique,( le vol de la création monétaire par les banques privées)

1ère Intervention – Myret Zaki – L’État, otage du secteur financier - Du début à la 35ème minute 2ème Intervention – Étienne Chouard – Enjeux pour le peuple du contrôle public de la Banque et de l’État de la 35ème minute à 1h20′ et ensuite questions/réponses jusqu’à la fin.

Etienne_Chouard_230x150Etienne CHOUARD ( économiste, enseignant en économie et droit fiscal français, chercheur autonome) voir son blog ICI et ses autres interventions non exhaustives sur le net ci aprés

22 decembre 2008: mondialisation et la loi du profit. Pouvoir et démocratie

26 avril 2011 les banquier et la taxe robin des bois

29 avril 2011 Conférence Nice

24 juillet 2011Comment les banques ruinent les Etats

.11 aout 2011: les enjeux de la création monétaire

2 septembre 2011: création monétaire ; argent et dette

22 octobre 2011 conference Metz

11 novembre 2011: 10 raisons de sortir de l’Union européenne

18/11/2011: La crise financière européenne ( E Chouard le don Quichotte du non)

10decembre 2011 ecologie et democratie

24 janvier 2012: le message : le droit d’écrire la constitution

9 mars 2012 Conférence Lyon

4.16 fevrier 2012: dette et projet de constituante

zaki_0-200x133Myret Zaki est une journaliste économique suisse d’origine égyptienne et rédactrice en chef adjoint du magazine économique Bilan, auteur de plusieurs livres sur la derive des marchés financiers ( ed Favre :UBS « les dessous d’un scandale » , Vive l’évasion fiscale » le secret bancaire est mortdont « , La fin du dollar, )

Myret Zaki revient sur la conférence « L’état et le banques, les dessous d’un hold-up historique »


Henri Pena-Ruiz:" Je vote pour JL Mélenchon "

Henri pena ruizHenri Pena-Ruiz, professeur de philosophie, défenseur de la laïcité et du pacte républicain ancien membre de la Commission Stasi, membre du Parti de Gauche, nous livre un extraordinaire plaidoyer pour une levée des « sans culottes  » face à la faillite de la mondialisation capitalistique de l’économie.

( çi dessous le texte en couleur noire du billet de Henri Pena-Ruiz édité par Mediapart )

« La République va mal. »

Le constat

« La République va mal . Sur fonds de mondialisation ultra-libérale, les droits sociaux régressent, le chômage s’accroit, le lien social se dissout,  les fanatismes religieux renaissent. Les services publics sont en cours de destruction, le code du travail fruit des luttes ouvrières est raturé par une économie inhumaine, la souveraineté populaire vidée de sa substance. Les inégalités s’accroissent à mesure que grandit l’écart entre les revenus du travail et ceux du capital. D’illusoires compensations identitaires, lourdes de dangers, menacent désormais les grandes conquêtes de l’émancipation laïque et sociale. Quant à l’irresponsabilité écologique induite par l’obsession du profit à court terme, elle est lourde de menaces pour la Terre, demeure de l’Humanité tout entière. »

L’intérêt supérieur de la Banque.

« Dans le monde, la spéculation financière se donne libre cours pour affamer les peuples et plier les États à sa loi, qui n’a rien de rationnel, comme le montrent les fluctuations erratiques des Bourses. En Europe la BCE prête à 1% aux banques, qui prêtent à 8% aux Etats… Où est la faute ? Dans le privilège manifeste des institutions bancaires et des intérêts privés qu’elles incarnent. Bref l’intérêt particulier usurpe l’intérêt général, et l’Europe des banques s’assujettit l’Europe des peuples. L’économie créatrice de richesse est asphyxiée au profit des spéculations boursières qui jouissent de lois internationales sur mesure. Comme l’a écrit Marx, le capitalisme mondialisé noie tout dans « les eaux glacées du calcul égoïste ». Il réduit les hommes à des choses, à des ressources exploitables, « employables »… et liquidables.  « Il épuise en même temps le travailleur et la terre elle-même. » Par un tel constat, prémonitoire, Marx en appelait à une authentique écologie sociale »

L’emprise des marchés de capitaux et des spéculateurs

« L’ivresse de profit immédiat se mondialise quoi qu’il en coûte aux êtres humains et à la nature. Aujourd’hui, pour de nombreuses personnes, le désespoir, les suicides, les dérives vers une nouvelle misère, marquent l’inhumanité de ce capitalisme décomplexé. La fatalisation de politiques qui organisent la privatisation des services publics ôte tout recours aux plus démunis. Tout cela se dit et s’accomplit au nom de l’internationalisme, noble idéal dévoyé et détourné au profit de la seule Internationale des capitaux. Par une mystification constante, la concorde des peuples unissant leurs forces économiques devient l’alibi idéologique de la domination croissante des marchés et des spéculateurs. »

La victoire de l’oligarchie servie par l’ ultra libéralisme

« Quant aux idéologues de la classe dominante, ils osent parler des droits sociaux en les qualifiant d’assistanat, alors que le capitalisme lui-même se fait assister par des fonds publics quand la spéculation tourne mal. Toute honte bue ils cherchent à culpabiliser les victimes du système en les rendant responsables de leur situation. Bref, le capitalisme fait retour à ses esprits animaux, brisant l’harmonie de l’humanité avec la nature, en même temps qu’il rend impossible l’harmonie des hommes entre eux en creusant des inégalités abyssales entre les revenus du travail et ceux du capitalisme financier. L’idéologie dominante tend aujourd’hui comme hier à être celle de la classe dominante, qui impose par media interposés ses approches, son vocabulaire, sa façon de poser les questions c’est-à-dire de consacrer les mensonges et les illusions de l’ultralibéralisme. »

Une gauche pour le pire, le conformisme économique

« La victoire idéologique provisoire de l’ultralibéralisme est telle qu’une certaine gauche, pusillanime et complexée, en a intériorisé la logique sous prétexte de réalisme. Oublieuse de ses principes et de ses valeurs fondatrices, elle abandonne les victimes du capitalisme mondialisé à leur triste sort. Elle préfère gérer le système avec des modifications à la marge, et se borner à des réformes sociétales partielles, sans doute nécessaires, mais très insuffisantes dès lors qu’elles laissent en l’état la réalité sociale elle-même. Elle cède ainsi au credo libéral qui investit et subvertit totalement la construction européenne, au point de rendre méconnaissable le projet fraternel que Victor Hugo imaginait en inventant l’expression « États Unis d’Europe ». Oublié le partage des meilleurs acquis sociaux, de la culture  pour tous, de services publics soustraits aux ravages du mercantilisme, d’une aspiration à la paix et à la concorde, de l’émancipation laïque multiforme. Un conformisme déguisé en réalisme consacre plus ou moins consciemment le moins disant social, l’apartheid culturel induit par l’argent roi, la privatisation générale des services publics, l’orientation atlantiste de toute l’Europe, les privilèges publics de religions préposées au supplément d’âme d’une monde sans âme. La tragédie des exclus et des laissés pour compte est trop souvent passée sous silence. Soins, logement, culture, leur deviennent inaccessibles. Fourier disait qu’on mesure le degré de civilisation d’une société au sort qu’elle réserve aux plus démunis. Mesurons, et soulignons le scandale des situations de détresse multipliées alors que jamais l’humanité n’a produit autant de richesses. »

Une gauche sociale décomplexée

« Il est grand temps d’opposer à ce système inhumain et à l’idéologie qui l’encense une véritable alternative sociale, écologique, laïque et citoyenne. Il est grand temps que s’affirme une gauche enfin décomplexée, fière de son héritage, une gauche pour de bon, prête à reprendre la bataille des idées et à donner aux mouvements sociaux la perspective politique  qui leur fait si cruellement défaut. La droite, elle, fait sa politique. Que la gauche retrouve enfin le courage de faire la sienne ! Une gauche décomplexée doit mettre à l’ordre du jour la lutte contre les inégalités, le droit du travail, une fiscalité redistributrice propre à reconstruire les services publics, trop longtemps sacrifiés aux privatisations. Par ailleurs la responsabilisation écologique et humaine de l’économie appelle un nouveau mode de production, propre à conjuguer le respect de l’environnement et celui des hommes, indissociables. Il convient de récuser l’idée que l’économie est une sphère indépendante du social. L’expression « économie sociale » devrait être un pléonasme. Elle est hélas devenue une contradiction. De fait, dans le discours et la pratique de l’ultralibéralisme, la dimension sociale est sans cesse réduite à une donnée extérieure, à un résidu facultatif, que l’on tend à confier aux hasards de la charité au lieu d’en faire la raison d’être de la production et du partage.

Ceux qui osent dire « faisons d’abord une bonne économie, on verra ensuite si on peut faire du social » commencent par se servir des revenus exorbitants. 4 millions d’euros annuels en moyenne pour les PDG du CAC 40, avec des pointes à 9 millions (Carlos Gohn, PDG de Renault), voire plus. Comment oser prétendre ensuite que le SMIC à 1700 euros mensuels est une revendication insensée ? Il ne s’agit pas de culpabiliser l’enrichissement mais de rappeler que nulle richesse ne tombe du ciel et qu’une certaine façon de s’enrichir s’assortit d’un coût social, humain, et écologique, qui ne figure pas dans les livres de compte des multinationales capitalistes et de la nébuleuse financière qui la régit. Cette façon d’externaliser les coûts pour accroître les profits est d’ailleurs en contradiction flagrante avec l’idéologie libérale, qui veut que les acteurs de l’économie assument intégralement les coûts de leur initiative.

Qui assiste qui ? Il faut oser poser la question à ceux qui travestissent leur irresponsabilité intéressée en rigueur de gestion et n’ont pas de mots assez durs pour la dépense publique. Celle-ci relève pourtant de la solidarité redistributive, voire du salaire indirect conçu pour faciliter à tous l’accès aux biens fondamentaux d’une existence humaine digne de ce nom. Peut-on refuser plus longtemps une utilisation humaine des gains de productivité rendus possibles par la science et la technique ? Les bénéficiaires du système vont sans doute, comme à leur habitude, agiter l’épouvantail du totalitarisme et du stalinisme. Qu’importe. La caricature et l’amalgame ne sont pas des arguments. Ceux qui gouvernent par la peur ne méritent aucune considération. »

Une gauche républicaine du bien commun

« Une gauche authentique doit faire valoir les idéaux républicains qui permettent à tous de vivre ensemble dans une égale liberté. Il s’agit de donner sens à une sphère commune qui conjugue l’émancipation sociale et l’émancipation politique. Une refondation citoyenne de la République Française par une assemblée constituante pour une sixième république peut y pourvoir. Dans cet esprit, la réaffirmation de la laïcité, pour fonder la loi commune sur les droits humains universels, et restituer l’argent public aux services publics, est une urgence. Et ce notamment pour l’École publique, si éprouvée depuis des années. La République ne saurait donner plus aux croyants qu’aux athées sans bafouer l’égalité de droits. Ce n’est pas brimer la religion que d’en faire une option libre, qui n’engage que les croyants, et ne doit plus jouir de privilèges. La loi et la conduite de la vie doivent s’émanciper de toute tutelle religieuse ou idéologique, afin de promouvoir la liberté la plus radicale qui soit: celle de disposer pleinement de soi. Marianne porte le bonnet phrygien de l’esclave affranchi. L’émancipation des femmes, des exploités, des travailleurs venus d’ailleurs pour produire la richesse nationale, est à l’ordre du jour. Toute discrimination raciste, xénophobe ou sexiste est indigne d’une nation que la Révolution Française a redéfinie comme une communauté de droit, et dont le mouvement ouvrier a rendu crédibles les promesses par la conquête des droits sociaux. Laïcité et justice sociale sont les deux fondements indissociables de la République, chose publique en laquelle se dit le bien commun à tous. »

Choisir l’alternative du Front de Gauche, le Front du peuple reconstitué

« Telles sont les perspectives dans lesquelles s’inscrit le Front de Gauche, et auxquelles son programme donne chair et vie. Voilà une véritable alternative, claire et nette ! Difficile ? Certes. Mais pas plus que les conquêtes sociales du Front Populaire et de la Libération. Oui, l’espoir vient de renaître. D’abord par les luttes sociales, ensuite par l’émergence d’un projet politique émancipateur et crédible. Les fauteurs de crise n’ont pas de leçons d’économie à donner au peuple. Il est grand temps de briser la fatalisation lancée naguère par Margaret Thatcher (« There is no alternative ») et reprise aujourd’hui par tous ceux qui prétendent que rien d’autre n’est désormais possible que ce qu’impose la dictature des marchés. Le Front de Gauche n’est pas un Front de circonstance, aussi éphémère qu’une élection, mais une alliance durable, autour d’un projet de justice dont le sens est de rappeler toute la gauche à sa raison d’être. Toute la gauche y gagnera. Car la vraie victoire doit être celle de ses idées et des réformes qu’elles inspireront pour le bien de tous, et notamment des plus démunis. L’humain d’abord.

Dès maintenant il est possible de contribuer au succès d’une gauche aussi résolue à être elle-même que la droite l’a été depuis cinq ans pour le bien des nantis. En ces temps de crise qui fragilisent les conditions de vie de la majorité des Français, c’est une perspective d’espérance concrète que fait vivre le Front de Gauche avec son programme de progrès social et de refondation écologique. Et ce, entre autres,  pour les victimes du système, chômeurs ou travailleurs écrasés par la logique du capitalisme financier, mais de façon plus large pour une société réconciliée avec elle-même. Marx disait que le prolétariat est une classe universelle, car en luttant pour s’affranchir de l’exploitation capitaliste il délivre la société tout entière des rapports de domination qui empêchent un usage humain du progrès économique. Un partage plus juste, une vie plus conforme à l’accomplissement humain, une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature et entre les hommes eux-mêmes, s’esquissent à l’horizon pour peu que l’audace de penser le monde et de le transformer devienne le bien de tout le peuple. »

« Rendre la raison populaire » lorsque « la République va mal »

Condorcet disait qu’il fallait oser une instruction publique propre à « rendre la raison populaire ». Dans le même esprit, il faut aujourd’hui reconstruire la politique sur la plus haute idée qui soit d’une humanité prenant conscience de ses possibilités en tous et en chacun. Place au peuple ! Un mariage inédit de la culture et de la politique va briser la morgue des puissants qui tentent de fataliser leur domination en prétendant que le capitalisme pudiquement rebaptisé libéralisme correspond aux lois éternelles de l’économie. Pourtant la conjonction des catastrophes écologiques et des crises qui font chavirer dans la précarité des millions de personnes prouve le contraire.

Il faut donc changer les finalités de la politique, en faisant de l’humain le but essentiel de l’activité économique et de sa régulation sociale, et en rappelant que la nature n’est pas un réservoir inépuisable que l’on puisse utiliser sans souci de la préserver, sans scrupules ni égard pour sa fonction de demeure de l’humanité. N’oublions pas que le rapport des hommes entre eux règle le rapport de toute l’humanité à la nature. Cela peut être en mal, comme l’atteste aujourd’hui la conjonction des nouvelles formes d’exploitation capitaliste et d’une irresponsabilité prédatrice à l’égard de la nature, avec par exemple la tragédie de Fukushima. Cela peut être en bien, dès lors que pourront être conquis d’un même mouvement la justice sociale et le soin collectif de l’environnement.

Il faut aussi changer les modalités de la politique en la refondant sur le partage du savoir et de la culture, afin de permettre au peuple de redevenir acteur de son destin. Oser ce pari des Lumières en politique, à l’opposé des obscurantismes qui enfouissent l’essentiel, et faire campagne en livrant au peuple les clés de l’explication des processus dont il souffre : tel est l’honneur de la réhabilitation de la politique engagée par le Front de Gauche. Oui, la politique peut servir à briser le fatalisme, en montrant que l’on peut construire un autre monde. Et changer la vie »

La signature électorale de l’auteur Henri Pena-Ruiz

« Voilà pourquoi je vote pour Jean Luc Mélenchon, admirable candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles. Je forme des vœux pour qu’entre les deux tours le rassemblement de toute la gauche puisse avoir lieu sur la base d’orientations communes à définir de concert. Le respect mutuel des composantes de la gauche est essentiel. C’est ainsi seulement que le candidat de gauche le mieux placé par le suffrage universel pourra battre celui de la droite. Dans la foulée le vote pour les candidates et candidats du Front de Gauche aux élections législatives donnera du poids à la gauche décomplexée dont le pays a besoin. »




La vidéosurveillance de nos rejetons en continu pendant la récré, est interdite

violenceLes caméras qui  filment en continu les cours de récréation ( ou préaux,  jardins ou autres lieux de vie comme les foyers des élèves) permettent  une surveillance permanente des personnes qui s’y trouvent, élèves ou enseignants.


Une telle  sécurisation, sauf circonstances exceptionnelles (actes de malveillance fréquents et répétés ) peut apparaître excessive, trop intrusive et de nature à porter atteinte de façon disproportionnée aux libertés des élèves et des personnels de               l’établissement scolaire.


La CNIL, alertée sur cette difficulté a souhaité limiter  la collecte des données à ce qui est nécessaire  et a mis en demeure quelques établissements scolaires visités de modifier leurs systèmes de vidéosurveillance de tyoe   »grosse bertha »

Il va sans le dire, mais c’est mieux en le disant qu’il convient, d’une manière générale, de ne pas négliger l’information des élèves, de leurs parents et des personnels sur les finalités de la mise en place de tels dispositifs de surveillance dans ces milieux d’apprentissage de la liberté que sont les écoles ou les lieux d’enseignement : un petit débat démocratique ça peut pas faire du mal , non?

 

Un instit à la retraite vous parle … de la retraite

brard jean piereJ’ai trouvé dans ma boite de messages , celui d’un pote qui joint  à son message la vidéo d’un député qui intervient à l’assemblée nationale lors des débats sur la réforme des retraites . Il s’agit de M Jean Pierre BRARD de la Gauche démocrate et républicaine

Je l’ai regardé en train d’argumenter , avec des tableaux en main où on devinait des courbes, j’ai écouté cet homme aux cheveux blancs( enfin ce qu’il en reste ) qui au crépuscule de sa vie vient guerroyer dans un hémicycle plutôt clairsemé, ambiance pas franchement hostile mais condescendante . D’un ton assuré, fort de son expérience sociale, et rayonnant de la force des justes,  il a démontré avec ses tableaux visés par les caméras , que la répartition des richesses se faisait pour le plus grand avantage des nantis et que la reforme des retraites c’est la réforme des retraités du travail non du capital, et qu’il faut choisir de quel coté on lutte face aux puissances de l’argent, . Son intervention donnait tout son sens au slogan du peuple des manifestants:

« QUI RECULE LA RETRAITE , RECOLTE LA TEMPETE »

Il a réussi à agiter sur leurs bancs quelques perruches de droite . Là dessus,  le grand perroquet maître de séance ( le sous fifre de M Accoyer président en titre) juché sur son perchoir eût l’indélicatesse de lui ordonner d’abandonner sous le couvert d’une bienséance extravagante , ses tableaux : une façon de dire implicitement vos chiffres on s’en tape et votre démonstration aussi. . Par « la voix de son maître » , les représentants des nantis qui ne  voulaient pas entendre , lui signifiaient ainsi qu’ils ne voulaient pas voir non plus .

La répartie fût celle d’un démocrate :  » dites moi sur quel  texte du réglement  vous fondez votre exigence  » Aucune réponse :  notre représentant du peuple put reprendre le débat sur le fond comme il l’avait engagé . Moralité :

- »la forme c’est le fond qui remonte à la surface « 

- quiconque s’engage dans un débat démocratique où s’échangent des points de vues, des arguments  , doit veiller au respect de sa parole donc de sa personne .

Regardez donc cette vidéo elle est édifiante tant sur la forme ( les conditions du travail parlementaire) que sur le fond ( l’injustice de la réforme des retraites)

http://www.youtube.com/watch?v=YDzUOwiKmpA merci à joel pour cette info.

ECOLE: " S'arracher de notre rêverie démagogique. "

Ecole

Le tableau

Isabelle Stal, professeur à l’IUFM de Nice (l’école des professeurs), et professeur en philosophie travaille à l’Education nationale depuis 35 ans. Elle publie aux cahiers de l’education n°37 une étude intitulée « Ecole contre le savoir ». Elle y fait le constat des désastres éducatifs qui, selon elle, ne sont pas à rechercher dans l’évolution de la société, même si elle ne minimise pas l’importance de l’emprise des médias ou des carences  du milieu familial, mais plutôt dans les buts et les méthodes de l’instruction publique dont elle analyse les dérives. Par exemple elle critique le lietmotiv pédagogique qui consiste depuis prés de 20 ans à « mettre l’élève au centre », une sorte d’enfermement . En fait, expériences pédagogiques qui ne mènent à rien et abandon des textes classiques et des idéaux d’émancipation ont conduit à une crise intellectuelle et morale de l’école. En conclusion elle aborde le problème de la violence à l’école dont la solution exigerait  » un changement radical de la philosophie de l’éducation », redonner à l’école l’ambition du « lointain » . Certains y verront un discours gentiment réac, à commencer par l’auteur elle-même, d’autres comme Denis (*) considéreront qu’Isabelle Stal « écrit délicieusement bien et qu’elle éclaire mieux que quiconque la crise que traverse l’école »

Vous pouvez télécharger l’étude complète. Etude également disponible au format papier voir sur le site de l’IRIE ( institut de recherche indépendante pour l’éducation)

(*)Je remercie Denis qui m’a fait passer ces informations sur Isabelle Stal (qui est aussi auteur du livre  » l’imposture pédagogique » à lire sans tarder)