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Une autre route pour l’Europe

europeennes_2014C’est l’appel pour les élections européennes lancé par Euro-pen, un réseau européen d’économistes progressistes ( dont „Economistes atterrés„Econosphères ) qui invite les citoyens européens  à choisir des alternatives pour  l’Europe . A partir d’un état des lieux , Il propose 5 axes de changement radical dans la gestion des affaires européennes et des institutions qui en sont en charge. Cet appel est disponible EnglishFrenchGermanGreekItalian,PortugeseSpanishCatalan et Basque.

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Sommaire 

 

L’ état de l’Union  :  

<<  À la veille des élections européennes de mai 2014, l’Europe, victime de politiques d’austérité sans fin, connaît la stagnation économique, la montée des inégalités et un écart croissant entre les pays du centre et ceux de la périphérie. La démocratie s’est affaiblie au niveau national et n’a pas été développée au niveau européen. Le pouvoir s’est concentré entre les mains d’institutions technocratiques, qui n’ont pas de comptes à rendre aux peuples, et celles des États les plus forts. En même temps, des vagues de populisme déferlent en Europe, où de dangereux mouvements nationalistes se développent dans certains pays. Ce n’est pas l’Europe que l’on imaginait il y a quelques décennies comme un espace de paix et d’intégration économique et politique. Ce n’est pas l’Europe qui promettait des progrès économiques et sociaux, l’extension de la démocratie et des droits sociaux. Une rupture radicale est nécessaire. Les élections européennes de mai 2014 sont une occasion importante de rejeter l’impasse néolibérale de l’Europe comme les tentations populistes et d’affirmer qu’une autre route pour l’Europe est possible.

Le Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen), qui réunit des économistes et des groupes de la société civile, appelle les citoyens européens et les forces politiques et sociales à engager un débat à l’échelle de l’Europe entière sur les alternatives possibles. Nous proposons cinq axes de rupture des politiques européennes. Ces idées devraient être au centre de la campagne électorale, ainsi que des activités du nouveau Parlement européen et de la nouvelle Commission.

 1. En finir avec l’austérité

Les politiques budgétaires restrictives de l’UE, le Pacte de stabilité et de croissance comme le Traité budgétaire doivent être abandonnés. Les règles budgétaires doivent être remises en cause et l’objectif d’équilibre structurel pour les soldes publics doit être remplacé par une stratégie économique coordonnée qui permette aux États membres de conduire la politique budgétaire nécessaire pour sortir de la crise. Sans une forte stimulation de la demande, il n’y a aucune issue à la stagnation actuelle. Des investissements publics pour une transition écologique devraient jouer un rôle majeur, financés au niveau européen par un grand programme de prêts de la Banque européenne d’investissement. Un plan européen d’investissements publics est nécessaire pour revivifier des activités économiques, qui s’inscrivent dans la transition écologique et fournissent des emplois de qualité. Ces actions devraient être au cœur d’une nouvelle politique industrielle pour l’Europe, orientée vers un objectif de long terme : une transformation sociale et écologique de notre modèle économique, avec une forte réduction de la consommation d’énergie non renouvelable.

 2. Contrôler la finance

Face à la déflation et au cercle vicieux des politiques restrictives, de la dépression et de concurrence par la baisse des salaires, la politique monétaire de la zone euro doit changer radicalement, pour permettre à l’inflation de revenir à au moins 2 %. La Banque centrale européenne doit fournir des liquidités pour des politiques expansionnistes et doit agir comme prêteur en dernier ressort pour les dettes publiques. Le problème des dettes publiques doit être résolu par une responsabilité commune de la zone euro et par la restructuration des dettes. Des euro-obligations devraient être introduites non seulement pour financer les dettes publiques, mais aussi pour financer la conversion écologique de l’économie européenne. Une réduction radicale de la taille du secteur financier est nécessaire, via une taxe sur les transactions financières, l’élimination de la finance spéculative et le contrôle des mouvements de capitaux. Les règles de la nouvelle Union bancaire, telles qu’elles sont prévues, ne s’attaquent ni aux défauts fondamentaux ni à l’instabilité du système financier ; des règles plus strictes devraient interdire les activités financières les plus spéculatives et les plus risquées ; il faut introduire une séparation stricte entre banques commerciales et banques d’investissement. Les centres financiers offshore et les paradis fiscaux de l’Union européenne doivent être éliminés grâce à une harmonisation fiscale poussée et une régulation financière plus stricte.

3. Développer l’emploi, réduire les divergences économiques

Le taux de chômage dans l’Union européenne a atteint un niveau record. C’est une source de faiblesse économique et de désintégration sociale ; la création d’emplois nouveaux dans des activités économiques socialement et écologiquement durables doit devenir une priorité politique majeure. Au sein de la zone euro, les déséquilibres extérieurs doivent être réduits en obligeant les pays excédentaires à s’ajuster eux aussi. La pression pour réduire les salaires et les droits des travailleurs doit s’arrêter ; la compétitivité ne devrait pas reposer sur de bas salaires, mais sur des investissements et des productivités plus élevées. Un salaire minimum au niveau européen – ajusté pour chaque pays selon son PIB par habitant – devrait être introduit.

 4. Réduire les inégalités

Les inégalités ont atteint des niveaux record dans les pays développés, ce qui empêche un retour à une croissance équitable. Le modèle social européen devrait être défendu et développé par des politiques de redistribution, de protection sociale et d’assistance fondées sur la solidarité à l’échelle européenne. Afin de réduire les inégalités et de défendre l’État-providence, des changements profonds des systèmes fiscaux sont nécessaires, avec une harmonisation fiscale en Europe, pour empêcher les grandes entreprises d’échapper à l’imposition des bénéfices, et un transfert de la taxation assise sur le travail à celle assise sur la richesse et les ressources non renouvelables.

 5. Développer la démocratie

Les décisions de politique économique doivent être soumises à un choix démocratique. Nous devons empêcher les banquiers, les technocrates et les lobbies financiers ou industriels de déterminer les décisions qui nous concernent tous. La démocratie devrait être étendue, avec un plus grand contrôle des parlements et la participation des citoyens au niveau national et européen. En réponse à la crise, la portée de l’action publique devrait être étendue dans des activités économiques, comme le secteur financier et bancaire, le renouveau productif et les services publics. Les négociations en cours sur le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP ou TAFTA) envisagent une réduction majeure du domaine des choix démocratiques, des marges d’action et des réglementations publiques ; stopper ces négociations devrait être une priorité politique majeure du nouveau parlement. Nous appelons les citoyens européens à soutenir cette vision d’une autre route pour l’Europe et à voter pour des candidats et des forces politiques qui s’engageront à la défendre. L’émergence d’une coalition progressiste dans le nouveau parlement européen sera déterminante pour mettre fin aux politiques en faillite, conduites par la « grande coalition » entre le centre-droit et le centre-gauche qui gouverne la plus grande partie de l’Europe. L’Europe ne peut survivre que si elle prend une autre route. L’Europe doit signifier la justice sociale, la responsabilité environnementale, la démocratie et la paix. Cette autre Europe est possible ; le choix est entre nos mains. Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen) Les organisations membres sont :

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La ligne de rupture recommandée par Euro-pen est celle du Parti de Gauche  dont l’objectif de refonder l’Europe relève d’un futur souhaitable et réalisable.

La fonte des glaces au pole sud, sur le continent antarctique, inquiète les américains

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Les Etats Unis, plutôt peu réceptifs  aux préoccupations écologiques, actent   dans leur pays les effets du réchauffement climatique : vagues de chaleur, inondations et ouragans plus fréquents dans les régions du Nord-Est, sécheresses et pénuries d’eau dans le Sud-Est, baisse des rendements agricoles dans les Grandes Plaines, fonte des glaciers dans l’Alaska, côtes rongées par la montée du niveau de la mer en Louisiane et en Floride, etc. Ces phénomènes vont  s’accentuer selon  l’Evaluation climatique nationale  réalisée   par les scientifiques américains qui  ont remis leurs conclusions  au Président des Etats Unis le 6 mai 2014 . Le diagnostic inquiétant fait dire à  Barack Obama « qu’il est urgent  d’agir contre le changement climatique « 
D’autres études scientifiques dont les observations réalisées par la NASA  ont mis en évidence le recul des glaciers et l’acccéleration  de l’écoulement des eaux : les chercheurs américains pronostiquent , à  l’appui de leur évaluations, une montée du niveau des océans susceptibles de nuire aux populations exposées .
Les projections du GIEC  ( groupe intergouvernemental  sur l’evolution du climat , instance onusienne ), vont dans le même sens, selon les  derniers   rapports (septembre 2013 à avril 2014)

José Bové, tête de liste EELV en sud ouest et candidat des verts européens à la présidence de la commission européenne

Le 30 04 2014 Brice Hortefeux et José Bové ont répondu aux questions de Bruno Jeudy et Arthur Nazaret lors du premier numéro de  l’émission  Dimanche Politique . Règle du zéro déficit,  démocratie européenne et immigration ont été les thèmes choisis sur lesquels les invités se sont exprimés. Que faut-il en penser ? voir la vidéo

 


Européennes : Hortefeux-Bové, le débat par Dimanche-Politique

Jl Mélenchon , critiqué de façon répétée par José Bové (On se demande pourquoi ? peut être parce qu’ils sont candidats à la députation européenne tous les deux dans la même circonscription : le sud ouest ) pointe du doigt le dérapage de ce dernier  sur la PMA  (procréation médicalement assistée) .D’un coté José Bové avait déjà manifesté  son opposition (  au sein du parlement européen puis dans les médias, le premier mars    sur Paris Première, ou le premier mai sur les plateaux de « Face aux chrétiens  » de la chaine Kto en partenariat avec le journal Lacroix  ) à l’ouverture de la PMA aux célibataires et aux couples de femmes alors que , d’un autre coté , le parti européen des verts y est plutôt favorable.

JL Mélenchon écrit dans son blog que la prise de position de José Bové correspond à une mise à distance des valeurs de la gauche pour quelqu’un qui s’en réclame .Extraits 

>>> » Plus j’écoute ce qu’il ( José Bové) dit plus je suis stupéfait. Je m’en veux de ne pas l’avoir fait plus tôt. Car il n’est pas possible que ce que je j’entends de lui soit nouveau dans sa bouche et en tous cas dans sa pensée. Ainsi à l’occasion de son dernier passage média important. Ce jour-là, José Bové était l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud. Une émission de qualité à laquelle j’ai également participé il y a peu. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Benjamin Rosier (RCF) et Mathieu Castagnet (La Croix). Ses réponses considérées comme essentielles ont été reprises par le journal « La Croix » paru vendredi 2 Mai. Deux d’entre elles méritent une attention particulière. La première concerne son credo européen, la seconde la question de la procréation médicalement assistée.

La première éclaire bien la nature de son engagement européen. « Ayons du courage, déclare-t-il, n’ayons pas l’Europe honteuse ! Expliquons aux gens qu’elle permet de vivre mieux que s’ils étaient chacun recroquevillés dans leur propre pays » déclare Bové. On se pince. Candidat à la présidence de la commission européenne compte-t-il assumer cette position devant les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Portugais ou même les Français ? En Europe, qui vit mieux aujourd’hui grâce à l’Europe ? Plus loin dans l’entretien, l’usage d’un rapprochement qu’il fait entre Le Pen et moi, alors que la question ne lui était pas posée, me parait devoir être signalée. Il déclare : « Je me situe très clairement en opposition aux discours de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ». Voilà un de ces procédés déloyaux auquel dorénavant José Bové ne répugne plus, même à l’égard de ceux qui l’ont soutenu aux moments difficiles dans le passé. Je me sens donc les mains libres pour évoquer à présent ce que je crois être un dérapage grave de la part d’un homme de gauche. Naturellement José Bové a parfaitement le droit d’avoir des convictions religieuses qui lui fassent un devoir moral de comportement personnel. Mais le législateur européen doit-il s’y soumettre et voter des textes pour y soumettre tous les autres ? Je donne d’abord à lire ce que « La Croix » a transcrit sur le thème. Lisez tranquillement pour bien prendre la mesure de ce qu’il ( José Bové) dit.

« La Croix » : « Vous qui combattez les OGM, soutenez-vous l’offensive des écologistes pour ouvrir la PMA aux couples homosexuels? »

José Bové : « Je n’ai jamais varié, je suis contre toute manipulation sur le vivant, que ce soit pour les couples homosexuels ou hétérosexuels. Je ne crois pas que le droit à l’enfant soit un droit. La réflexion ne peut pas se couper en tranches sinon, d’évolution en évolution, il n’y aura plus de limite. Tout ce qui fait qu’on va fabriquer le vivant plutôt que de le laisser se développer pose énormément de problèmes humains et éthiques. Pour moi, tout ce qui est manipulation sur le vivant, qu’il soit animal, végétal et encore plus humain, est quelque chose qui doit être combattu. » Selon la sénatrice Verte Esther Benbassa, José Bové confond ici OGM et PMA.

Pour ma part j’y vois une erreur encore plus lourde. Et même inouïe. José Bové sait-il que la PMA est légalement appliquée, d’ores et déjà, pour les couples hétérosexuels qui la demandent ? Propose-t-il de l’interdire ? Oui. Sa position est donc plus restrictive que celle des adversaires du mariage pour tous qui ne la refusent qu’aux couples homosexuels !

José Bové pose encore un deuxième principeIl se prononce « contre toute manipulation du vivant ».Que désigne-t-il sous l’appellation « manipulation du vivant » dont il précise qu’il les refuse dans toutes les catégories : animales, végétales et « a fortiori humaines » ? Je ne crois pas qu’en tant qu’ancien éleveurs de brebis il condamne les croisements qui améliorent les caractéristiques des céréales ou des lignées d’ovins. Ce sont pourtant des manipulations. Je crois donc qu’il vise explicitement ce qui relève des sciences techniques dans ce domaine. Mais alors, toutes les thérapies génétiques doivent-elles être condamnées, par exemple ? La racine de cette mise à distance généralisée des sciences et des techniques n’appartient pas qu’aux branches dures du christianisme actuel. A sa périphérie, des courants de pensée se sont aussi réapproprié cette inspiration. Ils ont été à leur tour largement réinterprétés par certains courants écologistes. Dans l’ensemble ils ont emprunté au philosophe Jacques Ellul les grands traits de sa critique de la société « technicienne ». Jusqu’au point pour certains d’identifier les biotechnologies à des « sciences de la mort ». J’estime que sur le plan philosophique, ce n’est pas le meilleur d’Ellul. Mais sur le plan politique, c’est le pire. L’humanisme progressiste s’en tient à la modeste mais exigeante devise de Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Cela signifie que nous ne devons être ennemi d’aucun progrès de connaissances et de mode opératoire, mais que nous ne devons en user qu’en ayant appliqué préalablement notre examen critique consciencieux.

A moins que ce ne soit un problème encore plus vaste que soulève José Bové. Je le mentionne en raison de l’ambiguïté visible d’une de ses phrases. La voici : « Tout ce qui fait qu’on va fabriquer le vivant plutôt que de le laisser se développer pose énormément de problèmes humains et éthiques ». Quelle est cette opposition entre « fabrication du vivant », que l’on comprend du point de vue énoncé auparavant par Bové, et son contraire formulé ainsi : « plutôt que de le laisser se développer » ? Parlons net : l’avortement est-il une « manipulation du vivant » ? Que faudrait-il laisser se développer dans ce cas ? Le fœtus ? Encore une fois, je ne récuse pas le droit de Joé Bové, en tant que personne privée, de s’interdire le choix de l’avortement si sa décision personnelle est sollicitée. Mais le législateur européen José Bové reconnait-il aux autres le droit de pouvoir choisir eux et elles-mêmes ? Cette question n’est pas sans importance dans le contexte actuel d’attaque contre les droits des femmes en Europe. »

Commentaire

Voilà pour la démonstration de Mélenchon . on peut constater que Mélenchon ne piège pas Bové sur des propos imprudents mais sur des positions publiques répétées . Sa critique  vise essentiellement la parole publique portée par José Bové Ce dernier peut bien penser ce qu’il veut sur l’Europe( une réussite ) ou sur la manipulation du vivant  ( à éviter), mais en tant que parlementaire européen , il ne suffit pas de répéter  » moi je pense , moi je crois…  » mais d’être capable d’évoquer la thèse inverse à ses propres convictions et de contrer l’argumentation qui les sous tend . Par ex dire en quoi l’Europe actuelle participe au « mieux vivre » des pays européens lorsqu’une politique d’austérité budgétaire s’impose comme une nécessité incontournable en réponse à une crise que l’Europe n’aurait pas anticipé. Tout ce qui sort des instances européennes n’est pas forcément la panacée, cela aussi il faut être capable de l’entendre. Bien des politiques oublient de s’adonner à cet exercice basique de démocratie : discuter de  la justesse d’un propos ou d’une opinion et en évaluer sa légitimité et agir en conséquence .

A retenir le prochain débat de Dimanche politique , le mercredi 7 mai à 18h, entre le vice-président du Front national, Florian Philippot, et l’ancien syndicaliste de Florange, Edouard Martin. L’émission sera présentée par Bruno Jeudy, rédacteur en chef auJDD, et Vivien Vergnaud, journaliste politique au JDD.fr. Les candidats seront interrogés sur trois thèmes : l’euro, le protectionnisme et le Smic européen.

Imaginez la décroissance : « Sans Lendemain » film d’animation de Dermot O’ Connor 2013

Description :Information et documentation sur le site http://sansLendemain.mpOC.be.)

Ce film d’animation réalise un petit bilan de nos ressources planétaires et de notre consommation . Le terme de décroissance a mauvaise presse car on imagine mal couper la branche sur laquelle  on est assis et pourtant ? Ce documentaire a le mérite de ses questions : il est  aujourd’hui nécessaire  de questionner notre système économique et de nous demander où nous mène notre modèle de croissance sur fond de guerre économique .Le film  a été réalisé par l’Américain Dermot O’ Connor et produit par incubate pictures, est très axé sur les américains dont il est difficile d’occulter ce qui les fait bouger : l’américan way of life. La vidéo a été traduite par mpOC-Liège( Mouvement politique des objecteurs de croissance , le mpOC n’est pas un parti politique) avec le soutien de : Amis de la Terre Belgique, ASPO.be (section belge de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique), IEW (Inter-Environnement Wallonie), Imagine demain le monde, mpOC.


Titre original étasunien : There’s No Tomorrow (« Sans Lendemain »)(peak oil, energy, growth & the future) [ 94 commentaires ]Licence YouTube standard http://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI#t=53

N’oubliez pas de revisionner le fim document « HOME » ( 2009) sur notre maison commune la Planète , notre cadre de VIE.

janvier 2014: « l’Europe qui nous détruit » par JL Mélenchon

images-1Ces derniers mois , les instances européennes ont négocié  un marché de libre échange avec le Canada  ( c’est fait depuis octobre 2013) et avec les Etats Unis ( c’est en cours). Ces marchés avec les deux continents nord américains seront,  selon les dirigeants européens source de création d’emplois et de développement économique et permettront de sortir de la crise et de la récession.Qui pourrait s’en plaindre ?

La montée de la désespérance sociale, de l’intolérance qui accompagnent la montée du chômage actuel est source de difficultés. Les Etats de l’Union Européenne  devraient  garantir  le droit au travail et à une vie décente . Mais où se niche la décence  ? L’Europe répond, comme les Etats Unis et le système capitaliste qu’ils incarnent ,  dans l’emploi et la richesse .Hors de la force économique, point de salut.

JL Mélenchon revient sur cette présentation qui place les Etats Unis en pool position . On s’interroge avec lui . L’emploi et la richesse ? Certes mais quid  de l’autre face de Janus,  le pillage, le gaspillage, et les inégalités croissantes ?

Avec le Parti de Gauche ( voir la note explicative de Raoul Marc Jennar ici GMT PTCI power point -1)  JL Mélenchon nous livre ses réflexions dans une vidéo ICI , et sur son blog LA Je reproduis çi aprés son billet  du 22/01/2014  intitulé  » l’Europe qui nous détruit » expression  qui veut être le pendant de  » « l’Europe qui nous protège » : les dirigeants européens auraient-ils échoué dans cette mission ?

JL Mélenchon répond par l’affirmative. Il écrit

 « Depuis juillet de l’année dernière la Commission européenne et les Etats-Unis négocient la mise en place d’un Grand Marché Transatlantique (GMT). Pour notre bien à tous, cela va de soi. En décembre dernier, un nouveau cycle de cette négociation s’est tenu. Dans le plus grand secret. Pour notre bien à tous, évidemment. Ce secret est en réalité le seul pouvoir dont dispose la Commission européenne. Elle s’y accroche ! Elle craint par-dessus tout que nous ne soyons pas capable de comprendre tout le bien qui nous attend avec cet accord. Elle craint une coalition d’ingrats. C’est-à-dire du côté Nord-Américain une « coalition de démocrates anti-GMT » et ici une « exploitation populiste des peurs » contre cet accord. Les élites UMP et PS sont déjà ralliées. Le Front de gauche et EELV sont en opposition. A mon avis, c’est une belle base d’action commune. Pour ma part, j’aimerai qu’elle se concrétise dans les élections aussi.

Bien sûr, la Commission sait que si elle ne disait rien, quelqu’un dans une rédaction finirait par s’en rendre compte. Donc elle parle (in globich, of course). Un bruit de fond rassurant. Elle distribue aussi des documents (in globich, of course). « Tellement technique, jette un œil coco, mais laisse tomber si c’est pas du lourd » ! La Commission  commente même les tractations au fur et à mesure. En vérité, c’est une magnifique démonstration de l’art de parler pour ne rien dire (*) qui est la grande contribution des organes de l’Union européenne à l’Histoire politique contemporaine. »

(*) commentaire : Cela me rappelle une expression déjà utilisée par JL Mélenchon « Un européen, disait-il,  parle par vocation d’une manière confuse de manière à ce que personne ne comprenne ce qu’il dit et qu’il puisse faire ce qu’il veut »   Evidemment une telle critique associée à l’expression  » l’ Europe qui détruit «  alimentent  l’idée d’une  France eurosceptique qui peut menacer de sortir  de l’Union Européenne et/ou de la zône euro car elle n’attend rien des instances européennes actuelles.Pire, le choix d’une Europe libérale contre une Europe sociale semble s’être imposer.    Des économistes (voir  la vidéo de novembre 2013 de Jacques Sapir auteur du livre  » faut-il sortir de l’Euro  » ed Seuil 2012) ont planché sur la question de la sortie de l’euro .Les réponses ne sont pas toutes catastrophiques  de sorte que la menace peut être prise au sérieux.Il n’est pas inutile de souligner que le thème de la sortie de l’Euro est utilisé aussi  par les mouvements populistes d’extrême droite qui chargent l’administration bruxelloise de tous les maux .Continuons la lecture du billet de Mélenchon 

« Pourtant, le Parlement européen a mis en place des « groupes de coordination » sur la négociation du grand marché transatlantique. Dans ces réunions secrètes du Parlement européen, la Commission promet systématiquement d’avancer sur la question de la transparence des négociations. « Nous n’avons pas trouvé de solutions pour permettre un meilleur accès du Parlement européen à ces négociations.Ce sont les pratiques américaines » Mais le négociateur Ignacio Garcia Bercero nous rassure : ils ont pensé à « l’inclusion de la société civile ». Aaaaaah ! Les veinards ! Et pour cela, un groupe de conseil, « Advisory group », aura un accès, certes limité, « très prochainement », à certains de ces documents ! Il pourra même en débattre avec la Commission. Qui sont les représentants de cette « société civile » ? Les groupes de pression, à commencer par ceux du secteur de l’industrie. Les lobbies en général, en tous cas ceux qui ne sont pas déjà directement informés par leurs canaux très spéciaux sans doute. Pour les syndicats, ce sera plus difficile. Quant aux représentants du peuple, ils peuvent aller compter les pâquerettes ! Dans ce cadre, le négociateur en chef de la Commission européenne, Ignacio Garcia Bercero, vient de présenter les dernières « avancées » à l’issue du dernier cycle de négociation avec les Nord-Américains. En réalité, seuls les députés membres de la commission parlementaire du commerce international ainsi que les présidents des différentes commissions peuvent assister à cette présentation. Pourtant, nombre de mes collègues, comme moi, sont intéressés au plus haut point par le sujet. Dois-je rappeler que j’ai commencé à distribuer une brochure sur le sujet en 2009 pour les élections européennes ? Et de toutes les façons, nous avons le droit de savoir. Mais nous ne savons rien. Les membres de ce comité ne savent pas grand-chose non plus. Vous allez voir pourquoi.Ces réunions du groupe de coordination se déroulent à huit clos, et sans traduction, dans cet anglais international approximatif qu’on appelle le globichJ’ai d’ailleurs interrogé la Commission européenne sur cette servitude acceptée au nom des exigences de « confidentialité » du gouvernement Etats-unien. En effet les USA nous espionnent ! Et, par-dessus le marché, ils nous imposent en même temps le secret sur ce qu’ils espionnent. Mais le secret pour qui ? Pour nous, les parlementaires, et pour les peuples que nous représentons. Sinon pour qui ? Peut-être vous dites-vous : il exagère pour nous alerter.

Non je n’exagère pas. Il y a un précédent sous nos yeux.

Fin octobre(2013), la Commission et le Canada sont parvenus à un accord de marché unique. Pourtant, à cette heure personne n’a pu accéder au texte final de cet accord. Et cette dissimulation continue, malgré nos demandes persistantes à la Commission. Nous n’avons que des bribes d’informations sur certaines des concessions qui ont été faites par l’Europe aux Canadiens et vice versa. Mais le peu que nous savons fait froid dans le dos. Par exemple, nous savons désormais que tous les services qui ne sont pas explicitement exclus dans le texte de l’accord peuventêtre libéralisés. C’est ce qu’ils appellent une « liste négative ». Trouvaille terrible ! Evidemment, les Etats-uniens demandent la mise en œuvre du même procédé de « liste négative » pour le grand marché transatlantique.

Mais le fin du fin de cet accord avec le Canada c’est d’avoir validé une méthode d’arbitrage « de règlement des différends investisseurs-États » par un organisme particulier plutôt que devant la justice du pays considéré. Ce sont ces fameux « tribunaux d’arbitrage », dont j’ai déjà longuement traité dans ce blog, notamment à propos du cas Chevron. On connaît : des experts privés, constitués en cours de décision, condamnent les États à payer de lourdes amendes pour avoir imposé des législations sociales ou environnementales à des entreprises. Je crois l’avoir bien démontré : un tel mécanisme sonne le glas de la souveraineté populaire, en assurant la supériorité des droits des entreprises sur ceux des citoyens et sur la défense de l’intérêt général. Sur ce point la machine s’est emballée. C’est l’information cruciale. Le commissaire européen au commerce Karel de Gucht vient de lancer une consultation publique sur ce thème. Il propose de discuter de l’intégration dans l’accord d’un mécanisme de règlement des différends entre Etats et les firmes transnationales. Problème : la France a déjà donné son avis. Son Parlement a dit « non ». En effet, le 29 mai 2013, l’Assemblée nationale a explicitement demandé dans une résolution « que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États ». De Gucht s’en fiche. Pour lui, ce que dit la France ne compte pas. Il a raison, car la ministre française Nicole Bricq a déjà salué, comme si de rien n’était, « l’initiative de la Commission ». Le gouvernement Hollande, est donc complice d’une forfaiture consistant à passer outre le vote du Parlement. Rien de moins. Cherchez le journal qui en parle. Le prochain cycle de négociation est prévu pour mars. Et, en mai, on vote aux élections européennes ! « 

 (**)Commentaire :ATT00278

 Le caractère opaque des négociations européennes est mis lumière ( sic….) en même temps que le déficit démocratique du jeu bruxellois des pouvoirs. C’est dans le secret, analyse Mélenchon,  que  la commission sert une stratégie économique néolibérale mondialisée dont le leadership sont les Etats Unis,  partisan de  » l’américan way of life » : un leitmotif américain qui symbolise la cour d’honneur  d’une croissance revendiquée peu compatible avec les enjeux écologiques à l’échelle de la planète, des continents et des pays Hollande a choisi son camp ( et son caddie) , ce n’est pas celui de Mélenchon.  

Contribution d’un physicien nucléaire au débat sur la transition énergétique: le concept « énergie »

KLEIN ETIENNE

Il  est nécessaire que les savants nous instruisent, sans que soit  reportée sur eux une  prise de décision  de nature politique dans une sorte de chassé croisé  hypocrite et confus.

De quoi l’énergie est-elle le nom ? S’interroge Etienne Klein , en tant que physicien nucléaire au CEA ( Commissariat à l’energie atomique ) lors d’une conférence donnée le 18/12/2012 intégrée çi dessous

Evidemment il n’ignore pas qu’au point de vue politique le débat va s’engager sur la transition énergétique . Faut-il parler de transition ou de  révolution ?

Je pense que  la transition énergétique doit devenir  le noyau d’un questionnement démocratique plus large , celui de la transition écologique de la  société notamment vers  le passage à un autre mode de développement et par conséquent un autre mode d’organisation  qui ne soit pas facteur de croissance des inégalités, qui ne heurte pas les principes de l’humanité première notamment celui de la responsabilité dans le respect de la dignité humaine . C’est « l’humain abord » . Dans un contexte d’évolution de notre société plus en plus déshumanisant, les constat ( crise de la finance, crise de croissance, crise du droit et de la démocratie, perte du lien social, débandade environnementale ) augurent mal de l’avenir . Il est donc vital de comprendre quels sont nos critères de choix , l’argent ou la science .

Dernier ouvrage de E Klein , préparée ou devancée par une autre conférence ( la vie  de Ettore Majorana et la nature des neutrinos)

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JEAN LOUIS BAL

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Directeur des productions et énergie durables de l’ADEME, Jean-Louis Bal , ingénieur, a été élu en novembre 2010  Président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER): un organisme professionnel qui  revendique 550 entreprises adhérentes. Il succède à André Antolini qui dirigeait le Syndicat  depuis plus de 13 ans. Son mandat de 4 ans a débuté le 1er mars 2011. 

A l’occasion de la deuxième conférence environnementale du quinquennat Hollande qui s’est tenu les 20 et 21 septembre 2013 , Jean Louis Bal ( le grand journal de BFM TV ) a déploré la destruction , sur la période  2010 – 2012, de 28 000 emplois ce qui fait du secteur des énergies renouvelables un secteur gravement sinistré dans le domaine de l’éolien et du photovoltaïque . Il a présenté un plan de relance  susceptible d’être mis en oeuvre par voie réglementaire , sans attendre la loi de programmation sur la transition énergétique  à voter au mieux  fin 2014 . Certaines de ces mesure reglementaires ont déjà été envisagées dans la loi Brottes «  votée en mars 2013 et visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre.

AL GORE tête de liste de la lutte contre le réchauffement climatique !

24BOOK-superJumboParmi ceux qui soutiennent la thèse d’un environnement impacté par un réchauffement climatique lié aux activités humaines, il y a Al Gore. On sait que parmi les scientifiques l’évolution climatique fait polémique au sens que la climatologie est une discipline complexe ,une façon de dire  qu’on ne connait ou comprend pas tout comme me le soulignait un ami biologiste . Al Gore, lui, est un homme politique, ancien vice président démocrate des Etats Unis sous l’ère Bill Clinton 1993-2001, il est devenu en 2007 prix Nobel de la paix, un prix qui récompensait son engagement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique : il est le créateur du film documentaire « La vérité qui dérange » (sorti en 2006) grâce auquel son engagement s’est popularisé. Aujourd’hui c’est un homme d’affaires qui a décidé de rester optimiste même s’il considère avec des termes volontairement partisan, « que l’ atmosphère est devenu un égout à ciel ouvert ». Il publie un nouveau livre intitulé « Le futur : six éléments moteurs du changement global . » ( ed. La Martinière) ( c’est ma traduction, pas celle de l’éditeur qui titre « 6 logiciels pour changer le monde » 

Interrogé par un journaliste du Monde ( Corinne Lesnes LM 12/09/2013) il avance des chiffres : selon lui, les émissions polluantes liées aux activités humaines sur la planète sont de l’ordre de 90 millions de tonnes aujourd’hui ( le mode de calcul n’est pas explicité) quantité qui représenterait un supplément d’énergie calorifique à l’origine d’ évènements météorologiques plus extrêmes, du type sécheresses ou ouragans plus intenses. (ce lien n’est  que vraisemblable, et il n’explique pas tout . Pour exemple aux Etats Unis, on cite l’ouragan Sandy à New York et sur la cote Est, les incendies dans l’Ouest américain, les inondations dans des régions qui n’en avaient jamais connu comme la Californie (*)

(*)l’actualité nous apprend que le Colorado vient d’en être victime également.

Aujourd’hui si le réchauffement climatique de la planète est admis scientifiquement,  selon les études on constate qu »avec l’entrée des pays émergents dans la croissance productiviste, le boum des gaz carboniques émis présente des pics et une ascension c’est à dire une courbe  évolutive sans corrélation avec le réchauffement de la planète qui marque une pause depuis une quinzaine d’années .) 

Selon Al Gore, la multiplication des évènements climatiques extrêmes  pousserait à agir, et toujours selon lui, « les conditions d’une transformation révolutionnaire de l’énergie mondiale sont en place. » La dynamique en faveur des investissements dans le solaire ou le vent (après une période de crise et de faillite des entreprises solaires et éoliennes en 2009 ) serait repartie, car d’une manière générale on peut considérer que les énergies fossiles coutent plus cher en termes d’impact environnemental ( on comprend mal alors le boum du gaz et du pétrole de schiste orchestré par l’économie américaine ) alors que le prix des énergies renouvelables connaîtrait une tendance à la baisse grâce au progrès technologiques.( en France on est loin du compte car c’est l’énergie nucléaire qui prime au détriment des énergies  solaires ou éoliennes quant à la production de l’énergie électrique )

Si Al Gore confie, à l’issue de l’entretien, qu’il est « un homme politique en convalescence » (il recharge ses batteries ,comme on dit , dans quels buts ? autre question.) mais nul ne doute qu’à la tête de sa société d’investissements « Génération Investment Management » il est devenu un acteur économique actif et de premier plan à l’aune d’une nouvelle croissance   ( la dite la croissance verte ! ) : il se rapprocherait  de l’économiste  Roland Olbrich qui milite pour une notion de la croissance prenant en compte certains aspects du bien être humain. On ne sort pas du capitalisme …un capitalisme futuriste algorien .

Pour conclure Al Gore ne plaide pas contre la loi du marché : il estime cependant qu’une « course contre la montre » est engagée vis à vis des enjeux écologiques ( de quoi donner la trouille, c’est bon pour sidérer les esprits !). Au vu de son parcours, on peut classer Al Gore  parmi ceux qui estiment que le capitalisme libéral qui a conduit à la récession,  à la crise sociale  et écologique,  à la  suprématie de l’intérêt bancaire , à la mondialisation financière et ses dérives ( contre l’intérêt des peuples) peut changer de logiciels , il veut en fournir la démonstration dans sa dernière publication sur »« le  Futur ». Y parvient -il ? A vous de juger .

A surveiller la parution pour le 27 septembre 2013 du dernier rapport du GIEC (  Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) organe d’inspiration onusienne , co lauréat avec Al Gore du prix Nobel de la Paix en 2007.

Le  physicien François Gervais qui vient de publier un ouvrage sous le titre « L’innocence du carbone «  remet en question ( ou dans la question) l’effet de serre tant décrié par ailleurs , en affirmant qu’ » en matière de réchauffement climatique on a pris une conséquence pour une cause » ( l’écouter dans l’émission de Calvi sur RTL ICI )

Cecile Duflot et le napalm mediatique de Melenchon

« Hélas Jean Luc Melenchon tue le débat par le napalm médiatique qu’ il ne peut s’empêcher de déverser »

Que ne lui propose -t -elle pas un débat sur la transition écologique au lieu de tourner en rond dans son gouvernement mais j’entends Hollande , le chef social libéral, lui dire au creux de l’oreille « Cécile n’oublie pas l’obligation de réserve que nous dicte la solidarite gouvernementale » ,une obligation, dirons nous, qui ressemble fort au napalm  quant à ses effets pour griller toute vélléité écologique.L’écologie pourtant mériterait d’engager le combat contre toutes les forces contraires.

Melenchon n’a pas peur du conflit et Cecile Duflot le sait , elle ferait mieux cependant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prétendre que Mélenchon  tue le débat, c’est évidemment tout le contraire, il l’anime avec le courage qu’on lui connait, avec un langage cru et dru . Certes il désigne des fauteurs de trouble, et quand il pointe du doigt l’oligarchie sous toutes ses formes nul ne doute qu’il engagera le fer avec les puissances financieres si le peuple ose adopter sa ligne politique de rupture avec un mode de développement dicté par le seul super profit au bénéfice de quelques uns . Une bande de cupides et de rapaces pour qui l’économie est une autre façon de faire la guerre . Que signifie la crise si ce n’est la faillite d’une finance mondialisée qui joue à la roulette russe grâce  un consensus de gaspillage et de domination partagé par toutes les puissances économiques qui croient devoir exclure la parole du peuple dans leurs statistiques qui ne sont que leurs  trophées.

Cécile Duflot n’a pas le droit de dire que Mélenchon tue le débat , c’est la pire insulte qu’elle puisse faire à un débatteur dans l’âme comme Mélenchon , même si ses convictions sont fermes il abat ses cartes sans traitrise ni mensonge . Il fait avancer le débat, mieux la réflexion, qui reste engluée dans le politiquement correct grâce à une « médiacratie  » complice, qui sacrifie la curiosité et l’esprit critique au spectacle de la bêtise et du mensonge .. Il donne à manger autre chose que cette sorte de ragout de couleuvres électoral qu’affectionnent tant les partis de gouvernement ( PS UMP) et  servi par leurs représentants à un électorat qui devient  de plus en plus abstentionniste à force d’en avaler .  Gaver les gens de supercheries, c’est ça le populisme … Cécile Duflot ne fait pas autre chose dans son gouvernement de droite qui se réclame de la gauche .