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Le Cirque du glyphosate

glyphosate

Le glyphosate est l’ ingrédient actif de l’herbicide  le plus utilisé dans le monde sous le nom de  » Roundup ». Il a été commercialisé dès 1974 par l’entreprise américaine Monsanto spécialisée dans le secteur de la chimie agricole puis à partir des années 80 dans celui des biotechnologies agricoles . Depuis le brevet de cette molécule synthétique qui appartenait à la société Monsanto,  est passée dans le domaine public. En l’espace de 40ans, de 1974 à 2014, la production de désherbants à base de glyphosate est passée de 3 200 tonnes à 825 000 tonnes, et elle intéresse 130 pays et une centaine de sociétés. L’enjeu social (sanitaire et environnemental), économique, et financier lié à la commercialisation du produit est énorme à l’échelon planétaire . En France  métropolitaine aussi, la consommation de l’herbicide y a atteint le volume de 9 100 tonnes en 2016 ( source INRA) La question de la toxicité du produit devient alors capitale et se pose aux scientifiques comme aux politiques chaque fois qu’il convient d’homologuer le produit en vue de son utilisation par les industriels comme la Société Monsanto.

L’histoire de cette entreprise agrochimique est assez « sulfureuse « . Indépendamment des différents scandales  sanitaires auxquels elle s’est trouvée impliquée depuis son origine  ( (exemple:1.3 L’utilisation de l’agent orange pendant la guerre du Viêt Nam ), on notera qu’en mars 2017  les « Monsanto papers » du nom de ces milliers de documents confidentiels rendus publics à la faveur de procédures judiciaires intentées contre l’entreprise aux Etats-Unis par des agriculteurs ayant été exposés aux produits toxiques ,  seraient , selon une enquête faite par le  journal Le Monde ( art du 28/11/2017) , de nature à  » livrer le récit de décennies de manipulation de la science pour garantir le maintien du glyphosate sur le marché » et à rendre crédible  une véritable stratégie d’influence déployée par l’entreprise Monsanto pour défendre son désherbant best-seller, le « Roundup » à base de glyphosate.

La saga européenne du glyphosate dure depuis prés de deux ans , en tout cas depuis qu’il est question de renouveler la licence attachée à l’utilisation du glyphosate  par les acteurs économiques comme Monsanto, licence qui devait expirer le 15 décembre.  La confusion  est née avec des expertises discordantes sur la dangerosité du produit , des études qui permettent de faire dire qu’il est nocif , ou qu’il ne l’est pas.  Elle s’est accompagnée d’une cacophonie politique tout aussi certaine que la science était incertaine .La France était favorable au retrait du marché et l’Allemagne s’était abstenue jusqu’ici .
Après une bataille entre les pro et anti glyphosate, après une Initiative Citoyenne Européenne( ICE)  ayant recueilli fin juin  2017   plus d’un million de signatures pour la  sortie du glyphosate, après la résolution du Parlement européen , prise le 24 octobre 2017, et visant à l’élimination progressive du glyphosate dans l’Union européenne d’ici cinq ans ,
le 27 novembre 2017,un revirement  de l’Allemagne permettait de faire adopter, à une majorité qualifiée( (55 % des États représentant 65 % de la population) par les 28 Etats membre réunis en comité ad hoc ,  la proposition  de la  Commission européenne tendant à  ré-autoriser pour 5 ans l’utilisation du glyphosate ( et non pas 10 ans  ou 15 comme il avait été envisagé à l’origine)
Contrairement à l’Allemagne, La France a voté contre la ré-autorisation pendant 5 ans marquant ainsi sa préférence pour une sortie du glyphosate dans un délai de 3 ans, proposition soutenue par l’Elysée et le ministre de la transition écologique N Hulot. La sortie du glyphosate par la France au bout de 3 ans serait juridiquement possible , d’ailleurs il est déjà interdit dans les espaces publics depuis 2017 et le sera pour les particuliers en janvier 2019. C’est une autre histoire d’appliquer l’interdiction dans l’ensemble du secteur agricole et c’est là que la bât blesse. Pourquoi ?
 Parce que l’emploi généralisé du glyphosate dans notre pays fait effet de système. Son retrait du marché rend nécessaires  des changements profonds dans les pratiques agricoles. De plus envisagé de façon unilatérale, le retrait  causerait des distorsions concurrentielles sur le marché  contraire aux intérêts du secteur agricole français : selon un rapport de l‘INRA ( Institut national de la Recherche Agronomique ) saisi le 2 novembre 2017 du sujet , les alternatives au glyphosate existent mais il n’y aurait pas de solution miracle, précisent les experts. La FNSEA ( la Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles) est opposée à une interdiction du glyphosate en l’absence  « d’alternative viable ». Chez les agriculteurs, on ne veut pas d’une opération qui se solderait  par une baisse du niveau de revenu,  le maintien du niveau de rendement ou le cumul des deux ( voir LM du 6 décembre 2017) .( voir également https://www.bastamag.net/Pourquoi-la-FNSEA-est-elle-accro-au-glyphosate) En définitive, on ne sait toujours pas aujourd’hui si le principe de l’interdiction est acquis au plan européen ( on préfère parler de renouvellement de licence) de sorte qu’un retrait anticipé des français, non coordonné avec les autres Etats membres de l’UE,  serait aventureux. On attend donc les mesures d’adaptation du gouvernement français au retrait  programmé…à 3 ans (au lieu de 5 ans) par E Macron.

Le glyphosate est connu pour être  un herbicide d’une efficacité redoutable sur le couvert végétal des terres mais on sait aussi qu’il dégrade la qualité du sol, de l’eau, et peut s’inscrire dans la chaine alimentaire avec des effets nuisibles pour la santé de l’homme. Il est classé comme perturbateur endocrinien et soupçonné d’être cancérogène. L’évaluation de sa toxicité revêt donc une importance de premier plan . La société civile internationale  s’est mobilisée , notamment autour d’un procès symbolique tenu à La Haye en 2016 par le Tribunal International Monsanto . Marie Monique Robin qui enquête depuis prés de 10 ans sur  » le monde selon Monsanto » en rend compte dans un documentaire avec la participation de Arte sous l’intitulé « Le Roundup  face à ses juges » ( URGENT à voir l’émission est en accés libre jusqu’au 16 decembre2017)

Il faut rappeler qu’en France  la lutte contre le cancer est une cause nationale depuis de nombreuses années. C’est grâce à une initiative française que le Centre International de Recherche sur le Cancer, le CIRC a été crée en 1965 , sous l’égide  de lOMS et de l’ONU.

Or c’est cet organisme international , le CIRC,  qui a classé le glyphosate comme produit » cancérogène problable » en mars 2015 en répondant à la question de la toxicité du produit . Après une quarantaine d’années d’exploitation de plus en plus intensive , il était grand temps d’envoyer un message d’alerte concernant le danger du glyphosate pour la santé humaine . Que fait l’Union Européenne « qui protège » ? Elle aligne sa position  sur ses propres expertises. Trés bien sauf que  ni l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ni l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) ne partagent l’avis du CIRC . Pour ces agences européennes spécialisées l’effet cancérogène du glyphosate est  improbable. Comment expliquer une telle discordance ? On est en droit de s’interroger sur les processus d’expertise en cours .

On observe d’une part que des  études épidémiologiques sur les populations le plus exposées ont pu être réalisées , cependant elles sont tout aussi délicates à mener dans le court terme, qu’elles sont couteuses dans le long terme. De telles études, pourtant indispensables scientifiquement, supposent «  ‘de pouvoir compter les malades et les morts et les attribuer sans équivoque au produit «  , comme le souligne pertinemment Stéphane FOUCART, dans une chronique Planète publiée dans LM du 3/4 décembre 2017. Le glyphosate ne serait pas forcément le produit phytosanitaire le plus toxique parmi ceux mis sur le marché ayant un caractère dangereux pour la santé de l’homme.

D’autre part on découvre que l’avis favorable au renouvellement de l’homologation du glyphosate établi par l‘ Efsa et ayant servi à la décision du 27 novembre 2017 des instances européennes de ré-autoriser l’utilisation du glyphosate pour une période de 5 ans à compter du 15 decembre 2017, comportait le copier-coller d’une centaine de pages extraites du dossier d’homologation de l’entreprise Monsanto et tendant à démontrer que le glyphosate n’est ni géno-toxique, , ni repro-toxique, ni cancérogène. Plusieurs ONG , dont « Générations futures » en France sont prêtent à saisir le juge européen pour infraction à la réglementation européenne ( Règlement (CE) n o  1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil ) qui tend à garantir une « évaluation indépendante, objective et transparente » des demandes formulées par les industriels .

En  France, l’Office parlementaire  d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, l’Opecst, organisme bicaméral créé en 1983, a été saisi  par la commission des affaires européennes et le commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, des éventuelles turpitudes des agences spécialisées européennes. Au cours de son audience du 9 novembre 2017, il a désigné comme chef de mission le mathématicien prix nobel et député LRM  Cédric Villani , lequel fait partie du Conseil scientifique de l’Union Européenne  installé récemment auprès du Jean Claude Junker, Président de la Commission Européenne.

M Villani devait déclarer en séance:« En effet, l’analyse scientifique est difficile(…)Aujourd’hui, les scientifiques se demandent si certains effets nocifs observés sur le terrain sont dus au glyphosate lui même, à une combinaison de substances ou à des variantes de glyphosate. Il nous revient d’expliquer comment des méthodologies différentes aboutissent à des résultats différents « Il n’écarte pas non plus la possibilité d’une « éventuelle manipulation » , les Monsanto papers ayant démontré que « l’entreprise payait des lobbyistes pour influencer les résultats des études  » C’est pourquoi se pose selon lui, « la question de l’évaluation du travail des agences (européennes) qui ont mené les etudes(…)la question de fond c’est la confiance publique dans les institutions »

Il va bien falloir que le groupe de travail mené par M Villani s’interroge sur le manque supposé d »indépendance et d’objectivité de ces structures expertales européennes, voire sur l’éthique des chercheurs sans paraître vouloir faire un procès d’intention à l’UE et à ses modalités de fonctionnement. Nous sommes impatients de voir le résultat de la démarche de notre Parlement , en rappelant le mot de Clémenceau  » Si vous voulez faire quelque chose , faites le , sinon créez une commission »

En attendant et pour conclure, la saga européenne est loin d’être terminée sur la question du Glyphosate. C’est évidemment une question de confiance publique qui revêt un caractère emblématique et engage la crédibilité de l’UE  » qui protège ». L’ « affaire « du Glyphosate fait se confronter les logiques agricoles industrielles et celles attachées à la préservation de l’environnement naturel de l’homme et à la protection de sa santé, la logique capitaliste du marché et la logique écologiste. C’est aussi un enjeu de santé publique qui requiert la plus grande transparence dans le processus décisionnel , et le droit , pour les agriculteurs comme pour les consommateurs, à un diagnostic sans ambiguïtés sur la toxicité du Glyphosate ou tout produit  herbicide, pesticide  à base de Glyphosate.

Le glyphosate est-il oui ou non dangereux pour l’homme et que dit la science sur ce danger? En cas de réponse affirmative , tout doit être mis en oeuvre pour stopper sa commercialisation . 40 ans se sont écoulés depuis la première utilisation de cette molécule synthétique brevetée par la société américaine Monsanto, 40 ans de mise en  » danger » potentiel des utilisateurs de désherbants chimiques sur les champs de céréales ou ailleurs , 40 ans que l’entreprise Monsanto joue de son influence pour s’opposer à l’interdiction du glyphosate et retarder  son  retrait du marché.

Il est temps de dire STOP : la question du Glyphosate met en lumière non seulement des enjeux scientifiques auxquels sont peu préparés les citoyens , mais aussi des enjeux de démocratie et de réappropriation des enjeux économiques lorsqu’ils obéissent à des forces mortifères.

 

Le Parti de Gauche HORS RADAR

 

Le dimanche 18 juin 2017,à Marseille  au soir du second tour des élections législatives,  avant les résultats définitifs du scrutin sur la quatrième circonscription de Marseille où il se présentait, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole,  sans doute conforté par sa probable victoire . Voici son discours qu’il a lu contrairement à ses habitudes , c’est dire que chaque mot pèse et peut  légitimement engager le débat au delà de la simple polémique que les médias de la pensée dominante n’ont pas tardé à lui  opposer par la suite.

NB : en gras les mots ou expressions qui me paraissent devoir appeler des commentaires

DISCOURS DE MELENCHON 20170618

“ Ce soir, nos adversaires dans l’Histoire et dans la société semblent remporter une victoire qui paraît écrasante.

Néanmoins, dans cette ambiance, il y a aussi des bonnes nouvelles. Et même des très bonnes.

La première

est que l’abstention écrasante qui s’est exprimée aujourd’hui a une signification politique offensive : notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique dans cette élection, faisant ainsi la démonstration de l’état d’épuisement d’institutions qui prétendent organiser la vie de la société avec un mode de scrutin où une minorité étriquée a tous les pouvoirs. C’est pourquoi je vois dans cette abstention une énergie disponible pour peu que nous sachions l’appeler au combat avec les mots et dans les formes qui conviendront à la compréhension et aux possibilités de chacun. Pour peu que nous la sollicitions, alors cette force peut se déployer et passer de l’abstention à l’offensive. C’est à cela que nous l’appelons.

La deuxième bonne nouvelle,

c’est que pour le faire, le peuple français dispose à l’Assemblée nationale d’un groupe « La France insoumise » cohérent, discipliné, offensif. Et c’est lui, avec tous ceux qui voudront le rejoindre – et qui sont les bienvenus – dans un combat où l’on cherchera toujours à rallier le maximum de ceux qui veulent entrer dans la lutte, c’est lui qui appellera le pays, le moment venu, à la résistance sociale. Et j’informe le nouveau pouvoir que pas un mètre du terrain du droit social ne lui sera cédé sans lutte.

Cette majorité boursoufflée qui est constituée à l’Assemblée nationale n’a pas, à nos yeux, la légitimité – à supposer qu’une quelconque en ait jamais – n’a pas la légitimité pour perpétrer le coup d’État social qui était en prévision. C’est à dire : la destruction de tout l’ordre public social par l’abrogation du code du travail.

Cette majorité n’a pas la légitimité pour transformer le régime des libertés publiques dans le sens restrictif qui est prévu par l’idée de faire passer dans la loi ordinaire les dispositions, pour le coup vraiment extraordinaires, de l’état d’urgence. Non : elle n’en a pas la légitimité.

C’est au contraire la résistance la plus totale qui est légitime dans cette circonstance. Et c’est la raison pour laquelle je dis que le nouveau pouvoir, s’il juge que c’est vraiment la nécessité pour le pays, et que cela est conforme à son intérêt, alors il faut qu’il procède par la voie la plus démocratique qui est en son pouvoir. C’est à dire : que le peuple français soit consulté par référendum pour savoir si oui ou non il veut de ce que cette minorité prétend lui imposer.

Voilà, mesdames et messieurs, mes bien chers amis, la raison pour laquelle je peux dire, sans m’éloigner trop de la conscience aiguë que j’ai de la gravité du moment, mes remerciements pour toutes celles et tous ceux qui ont permis l’élection de tant de nouveaux députés « France insoumise ». Notre mouvement a à peine un an, je le sais bien. Et nous marchons sur des sentiers inconnus de nous. Nous allons donc tâcher d’avancer en ayant toujours à l’esprit d’abord que c’est notre utilité pour les autres qui justifie notre existence.

Je me réjouis de voir tant de jeunes hommes et de jeunes femmes, pour certains – et non les moins nombreux – à peine trentenaires, devenir vos porte-parole. La jeune génération est là. Le combat est assuré, en toute hypothèse, de sa pérennité.

Bien sûr, j’ai de la tristesse pour tous ceux qui auront, à la fin de leurs efforts, eu l’unique récompense de toucher de près le but, hélas sans l’atteindre. Ils vont me manquer, je vous le dis.

Mais notre groupe et notre mouvement, fort de ses 500 000 affiliés, est une force immense. Une élection est une élection. Ce qui compte, c’est la permanence, la fermeté des convictions et les formes d’organisation qui les portent. Et bien tout cela, tout cela a été atteint ! Tout cela a réussi !

Le peuple français n’a donné aucune chance aux survivants de l’ancien monde. Et il nous a désignés pour, dorénavant, porter devant le fanal du combat.

J’appelle, comme à l’Assemblée, dans le pays, dans les villes et les campagnes, à la formation partout d’un nouveau front populaire politique, social et culturel, capable de rassembler dans toute leur diversité de méthodes d’action, de pensées, toutes celles et tous ceux qui savent et qui ont compris que le moment de l’Histoire qui se présente devant nous s’écrit avec un grand « H ». Et que nous allons choisir d’une façon ou d’une autre, encore, dans les mois et les années qui viennent, dans quel monde nous voulons vivre, dans quelle société nous voulons vivre. C’est à dire que l’espérance d’un monde des jours heureux reste intacte à la condition que, dorénavant, la force de l’abstention devienne la force de la révolution citoyenne. »

 COMMENTAIRES

1)Selon les médias , 6 inscrits sur 10 , ne sont pas allés voter au second tour des législatives ce qui signifierait que la majorité présidentielle de La République en Marche ( LRM)ne représente pas la majorité arithmétique de tous ceux qui avaient droit de vote lors du scrutin des législatives . Depuis l’avènement de la V république en 1958, cette abstention battrait un nouveau record que Jean Luc Mélenchon qualifie de  » gréve générale civique « . Il parait nécessaire d’y regarder de plus prés.

Dans notre droit constitutionnel les votes blancs ne sont toujours pas considérés comme suffrages exprimés , mais en 2012 une réforme du début du quinquennat de Hollande a permis de les comptabiliser officiellement et de les distinguer des votes nuls .(La loi n° 2014-172 visant à reconnaître le vote blanc aux élections a été adoptée le 21 février 2014    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/2/21/INTX1240667L/jo/texte)

Avant cette loi , les resultats officiels des scrutins se contentaient  de mentionner le nombre d’inscrits , le nombre de votants et le nombre de suffrages exprimés ( lesquels représentaient l’ensemble des bulletins, moins les blancs et les nuls). Depuis cette loi ( voir la circulaire d’application)  une nouvelle comptabilisation des votes s’impose de nature à rendre visible le vote blanc qui exprime une volonté de ne voter pour aucun candidat . Ces nouvelles données publiques rendent aléatoires les comparaissons entre avant et aprés 2014 sur le phénomène de l’abstention en général.

2)Le vote blanc ne peut pas être assimilé à de la résignation au même titre que  » d’aller à la pêche » le jour des elections , ce qui pose une autre question : le fait de ne pas utiliser volontairement son bulletin de vote pourrait -il signifier un acte de protestation face à l’offre politique du moment ? et dans ce cas dans quelles proportions ?. Les conclusions des politologues , à cet égard, devraient pouvoir s’entourer d’ études plus approfondies afin de dépasser la simple logique arithmétique .

3)Le discours sur une  révolution citoyenne qui supposerait  une implication par les urnes d’une nouvelle mentalité politique populaire fondée sur l’urgence écologique , sociale et démocratique a -t-il des chances de se concrétiser  dans une majorité de pouvoir,  sans  le préalable d’une opinion favorable  ? Et le ralliement des abstentionnistes à la France Insoumise de Melenchon y suffirait il  ? La rupture avec le capitalisme financier , signe distinctif de la France insoumise , ouvre -t-elle la voie à une adhésion sinon massive , disons majoritaire sur cette ligne d’action ?

4) Quid du Parti de Gauche , totalement absent des radars  ? Le PG créé par Mélenchon dont les principaux cadres ont porté le mouvement de la France Insoumise,est-il obsolète ?
Pourquoi la crise de la représentativité qui affecte le monde politique passe par la crise des partis politiques ? Une des réponses se situe dans l’incapacité de prouver à l’intérieur de la vie interne d’un parti l’esprit démocratique qu’il prône pour la gouvernance d’un pays. La démocratie ne peut pas se passer de règles, on peut même avancer que  la démocratie et la diversité qu’elle contient , est incarnée par un état de droit  qui doit être respecté et respectable afin d’éviter l’évanescence  d’un droit formel servant d’alibi . Comme le dit Jean Luc le politique est au service des autres, et les autres sont tous ceux qui désirent un avenir meilleur . Le meilleur est loin de faire l’unanimité , il nécessite une organisation au service d’un idéal de vie  , et , à ce titre la vision du meilleur pousse à nous confronter à la diversité et à la complexité du vivant . Sans organisation, sans expérience du collectif , l’idéal démocratique est peu de choses . Il va donc falloir pour tous ceux qui partagent cette nouvelle mentalité politique axée sur l’urgence écologique, sociale et démocratique d’opter pour un type d’organisation ,et d’adapter les moyens aux objectifs dans l’ordre et si possible dans la discipline comme le suggère Mélenchon. L’appel au combat de Jean Luc , l’appel à un front populaire  a mis hors radar le Parti de Gauche . Revient-il aux militants de le remettre en perspective et comment ? Faut-il envisager sa dissolution ? Ou bien faut-il réfléchir aux modalités de la relation entre FI et le PG ? Où se trouvent les temps de la démocratie politique , hors les temps de vote , et  hors la  logique électoraliste de la conquête du pouvoir à laquelle est confiné tout groupement politique au moins dans son acceptation  la plus usuelle ? Que reste-t-il du PG , que reste -t-il de la France Insoumise ? et comment organiser la conquête de l’opinion sur le programme de l’avenir en commun?

5) S’agissant de l’opinion locale , l’analyse des chiffres électoraux ,circonscription par circonscription est incontournable , tout comme l’expérience des candidats PG aux élections .

 

ETNA mars 2017 : eruption du plus haut volcan d’Europe toujours en activité


Après plus d’un an de calme, l’Etna entre en… par LEXPRESS

« Sa notoriété, son importance scientifique et ses valeurs culturelles et pédagogiques sont d’importance mondiale ». L’Unesco a inscrit ce vendredi au patrimoine mondial le volcan italien Etna, l’un des « plus emblématiques et des plus actifs du monde ». Le mont Etna, qui culmine à 3300 mètres dans l’est de la Sicile, est le plus important volcan en activité en Europe, avec une activité connue depuis au moins 2700 ans, « ce qui en fait l’une des histoires documentées du volcanisme les plus longues du monde », selon l’agence des Nations unies.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/24henimage/l-etna-classe-pour-l-eternite_1259700.html#tDseDcx6tpFtp65D.99

José Pepe Mujica ex- président de l’Uruguay nous parle aux cotés de JL Melenchon

José Pepe Mujica , ex-guerillero des Tupamaros  dans les années 70,  a présidé aux destinées du peuple uruguayen du 01/03/ 2010 au 01/03/2015. C’est un homme modeste  . Renseignez vous sur lui, si vous voulez, mais du haut de ses 80 ans il nous livre, ici,  l’expérience de sa vie, une vie de militant politique qui va jusqu’à l’engagement armé , une vie  qu’il a consacrée évidemment aux combats politiques qui ont traversé  son pays et qui l’ont conduit à la Présidence de  la République de l’Uruguay , un petit pays de 3,5 millions d’habitants , entre le sud du Brésil  et  l’Argentine. C’est un témoignage émouvant car son regard est celui d’un vieil homme qui se retourne sur ses traces pour nous raconter le déroulé d’une vie ordinaire qui sort de l’ordinaire. Etre amoureux de la vie et ne jamais s’éloigner de cette ligne rouge , voilà ce qu’il semble nous suggérer . Le sens de sa  vie de militant dépensée dans la lutte  et le combat politique , non pour un monde nouveau , mais pour un mieux vivre dans le quotidien des gens les plus pauvres , les plus défavorisés, les plus exposés à la précarité  aux inégalités et à l’injustice d’un système économique tragiquement terrorisant à l’échelon local et planétaire .

JL Mélenchon , toujours admiratif de ces hommes d’Amérique latine , qui ont su combattre les dictatures conservatrices et participer à l’émancipation de leurs peuples , résume sa conception de l’écosocialisme, le fer de lance de sa stratégie politique , laquelle sous entend une double émancipation du citoyen, à la fois personnelle et philosophique , sociale et politique,  une émancipation faite du devoir moral qui anime ceux qui résistent (Jean Luc en fait partie )et force l’admiration et la détermination des autres.

J’ajouterai volontiers en ces temps de préparation de la conférence internationale sur le climat ( la COP21) que nous ne sommes pas prêts de sortir de l’aliénation qui consiste à vivre sur un temps court imposé par la financiarisation des échanges, gourmande qu’elle est d’un profit immédiat évalué à la nano-seconde . A la vue du spectacle du monde,  nous les nations dites civilisées, nous sommes loin de  reconquérir une relation aux autres et à la nature plus équilibrée , plus responsable , plus politique , plus citoyenne . Le capitalisme actuel ne pousse pas dans cette direction, il pousse au contraire au cannibalisme, et à la mort assurée de l’espèce  humaine réduite à la condition de chair fraiche programmée pour passer à la moulinette. ( clin d’oeil à JC Averty et aux premières générations télé)

Nicolas HULOT-YOLO , lobbyste de la COP 21 ou futur président de France

Aux élections présidentielles de 2012, Nicolas Hulot ( aprés avoir perdu les primaires chez EELV)  a voté pour Jean Luc Mélenchon, le porte parole du Front de Gauche . A l’été 2015 Mélenchon termine son discours de clôture au remue méninges du Parti de Gauche par le   »Osons » tiré d’un mot de Saint Just  et principe fondateur de toute  révolution citoyenne.

A l’approche de   la conférence internationale sur le climat (la  COP21,) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre Nicolas Hulot reprend lui aussi à son compte le même vocabulaire révolutionnaire. Nommé « envoyé spécial pour la protection de la planète  » par F Hollande , au lendemain des présidentielles, il vient de publier un nouveau manifeste pour l’écologie et choisit d’intituler son ouvrage   « Osons, plaidoyer d’un homme libre »  puis  lance en même temps  , via sa fondation , une pétition qui contient une injonction significative  » Chefs d’Etat , Osez ». Il invite tous les citoyens du monde à signer cet appel au courage politique , à la responsabilité politique des dirigeants de ce monde pour qu’ils mettent fin à l’  » ordre cannibale »  qui afflige la planète . « J’ ai vu le vivant disparaître comme le sable dans la main » écrit -il et il poursuit  » Osons reprendre la main sur une industrie de la finance qui ignore l’intérêt général, osons dénoncer ces marchés qui se régalent de la rareté qu’ils créent. Brisons cet ordre cannibale  »  

Pas question, pour Nicolas Hulot  que le rassemblement des chefs d’Etat à Paris soit un échec comme celui de la conférence de Copenhague en 2009 . Pas question que les responsables politiques du monde entier se défilent face à l’urgence climatique. La pétition exhorte  les chefs d’Etat à prendre les décisions indispensables pour contenir le réchauffement climatique. On n’est pas très sûr , semble-t-il, du résultat des négociations. Un quart des Etats parties à la Conférence sur les 195 que compte l’ONU (  Organisation des Nations UNies ) n’ont pas donné leurs contributions sur les mesures qu’ils envisagent de prendre pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ( c’est le cas du Canada dont le dirigeant actuel , le premier ministre conservateur Stephen Harper semble méconnaitre les enjeux écologiques planétaires ) Les engagements des autres Etats seraient insuffisants pour contenir  une hausse des températures à 2 °C  d’ici la fin du siècle ( objectif fixé par la convention internationale sur le climat) .

Nicolas Hulot se transforme dans un clip déconnant publié le 7 octobre qui a fait le buzz chez les  jeunes internautes,  en un Nicolas Yolo qui appelle à signer la pétition de la fondation Nicolas Hulot  et qui ose dire aux Chefs d’Etat ,  » Osez et montrez nous qu’on ne vous a pas élus pour rien  » En France on n’est pas nommé  » envoyé spécial pour la protection de la planète  » pour rien, nom d’une pipe!!!

Bref , quoiqu’il en soit , il y a , comme qui dirait , un alignement des planètes non pas entre  Hulot  et F Hollande mais entre  Hulot et Mélenchon 

 Impression confirmée , lors de l’interview donné le lendemain  sur France Inter , par N Hulot lequel Interrogé par P Cohen  précise le sens de sa pensée : passer du libre échange au juste échange.( paroles d’un homme libre) 

« Nous n’avons aucune chance de résoudre les enjeux humanitaires, climatiques, de solidarité tant que le modèle économique reste à l’identique . Prospérer sans croître, c’est toute l’équation à laquelle nous sommes condamnés On aurait besoin de mutualiser toutes les intelligences. »(…)Nous n’avons absolument aucune chance de résoudre les enjeux humanitaires et climatiques tant que […] 1%  ( de la population ) de la planète capte 99% de la richesse du monde »

Comment faire  pour inverser la tendance?

Je peux faire le choix d’imaginer dans ce rôle en France,  Hulot et Mélenchon, le premier Président et VRP d’une France Ecolo, le second premier ministre et garde des « sceaux » financiers  tous deux aux manettes d’une République parlementaire et sociale. Je peux faire le choix d’imaginer  ces deux hommes capables de changer les régles du jeu en Europe,  créer des alliances au Sud ( avec l’Italie , l’Espagne , le Portugal, la Gréce ) qui ne sont pas forcément celles du Nord entrainé par l’Allemagne  tournée vers les pays d’Europe centrale, les pays scandinaves ou les pays Baltes , le tout au sein d’une Europe (avec l’Angleterre sans la Turquie) qui préserve le standard démocratique européen sur le continent ainsi qu’une prospérité écolo( sans excès, sans gaspillage, sans danger.)

Qui disait que la fiction c’est déjà du réel ?

PENSEZ A SIGNER LA PETITION DE N.HULOT-YOLO C’est ICI

CHAQUE SIGNATURE COMPTE  alertez vos réseaux 

Mise à jour 15/10/2015 : interview de N .Hulot sur Le Monde Médias. A nouveau  il fait du changement de notre modèle économique un impératif catégorique pour le monde de demain  et demain ça commence aprés la conférence de Paris.Il y a urgence, et l’implication populaire peut donner confiance aux dirigeants , voilà ce que nous dit Hulot

Mise à jour 1/11/2015

INITIATIVE CITOYENNE : financer un film sur la beauté et l’harmonie, une urgence écologique

libres

« Libres  » est le titre du film réalisé par  le cinéaste Jean Paul JAUD   comme une urgence environnementale et co produit avec son épouse Béatrice . Il leur manque 200 000 euros pour mener à bien leur projet de distribution  et être au RDV de la « Conférence Climat 2015  » qui se tiendra à Paris en  décembre 2015. Pour ce faire , ils font appel à la finance participative et solidaire .

Pour financer le film RDV http://jefinance.libres-lefilm.com

 

En cliquant sur l’image vous tombez sur  une courte vidéo de Jean Paul et Béatrice qui nous expliquent les ressorts de cette initiative  et l’histoire du film : un film documentaire sur les enjeux écologiques planétaires, en balance   la folie qui hypothèque  l’avenir des enfants , et la musique comme fil conducteur qui les lie et les rapproche  dans un lien universel et fraternel .

Une autre route pour l’Europe

europeennes_2014C’est l’appel pour les élections européennes lancé par Euro-pen, un réseau européen d’économistes progressistes ( dont „Economistes atterrés„Econosphères ) qui invite les citoyens européens  à choisir des alternatives pour  l’Europe . A partir d’un état des lieux , Il propose 5 axes de changement radical dans la gestion des affaires européennes et des institutions qui en sont en charge. Cet appel est disponible EnglishFrenchGermanGreekItalian,PortugeseSpanishCatalan et Basque.

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Sommaire 

 

L’ état de l’Union  :  

<<  À la veille des élections européennes de mai 2014, l’Europe, victime de politiques d’austérité sans fin, connaît la stagnation économique, la montée des inégalités et un écart croissant entre les pays du centre et ceux de la périphérie. La démocratie s’est affaiblie au niveau national et n’a pas été développée au niveau européen. Le pouvoir s’est concentré entre les mains d’institutions technocratiques, qui n’ont pas de comptes à rendre aux peuples, et celles des États les plus forts. En même temps, des vagues de populisme déferlent en Europe, où de dangereux mouvements nationalistes se développent dans certains pays. Ce n’est pas l’Europe que l’on imaginait il y a quelques décennies comme un espace de paix et d’intégration économique et politique. Ce n’est pas l’Europe qui promettait des progrès économiques et sociaux, l’extension de la démocratie et des droits sociaux. Une rupture radicale est nécessaire. Les élections européennes de mai 2014 sont une occasion importante de rejeter l’impasse néolibérale de l’Europe comme les tentations populistes et d’affirmer qu’une autre route pour l’Europe est possible.

Le Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen), qui réunit des économistes et des groupes de la société civile, appelle les citoyens européens et les forces politiques et sociales à engager un débat à l’échelle de l’Europe entière sur les alternatives possibles. Nous proposons cinq axes de rupture des politiques européennes. Ces idées devraient être au centre de la campagne électorale, ainsi que des activités du nouveau Parlement européen et de la nouvelle Commission.

 1. En finir avec l’austérité

Les politiques budgétaires restrictives de l’UE, le Pacte de stabilité et de croissance comme le Traité budgétaire doivent être abandonnés. Les règles budgétaires doivent être remises en cause et l’objectif d’équilibre structurel pour les soldes publics doit être remplacé par une stratégie économique coordonnée qui permette aux États membres de conduire la politique budgétaire nécessaire pour sortir de la crise. Sans une forte stimulation de la demande, il n’y a aucune issue à la stagnation actuelle. Des investissements publics pour une transition écologique devraient jouer un rôle majeur, financés au niveau européen par un grand programme de prêts de la Banque européenne d’investissement. Un plan européen d’investissements publics est nécessaire pour revivifier des activités économiques, qui s’inscrivent dans la transition écologique et fournissent des emplois de qualité. Ces actions devraient être au cœur d’une nouvelle politique industrielle pour l’Europe, orientée vers un objectif de long terme : une transformation sociale et écologique de notre modèle économique, avec une forte réduction de la consommation d’énergie non renouvelable.

 2. Contrôler la finance

Face à la déflation et au cercle vicieux des politiques restrictives, de la dépression et de concurrence par la baisse des salaires, la politique monétaire de la zone euro doit changer radicalement, pour permettre à l’inflation de revenir à au moins 2 %. La Banque centrale européenne doit fournir des liquidités pour des politiques expansionnistes et doit agir comme prêteur en dernier ressort pour les dettes publiques. Le problème des dettes publiques doit être résolu par une responsabilité commune de la zone euro et par la restructuration des dettes. Des euro-obligations devraient être introduites non seulement pour financer les dettes publiques, mais aussi pour financer la conversion écologique de l’économie européenne. Une réduction radicale de la taille du secteur financier est nécessaire, via une taxe sur les transactions financières, l’élimination de la finance spéculative et le contrôle des mouvements de capitaux. Les règles de la nouvelle Union bancaire, telles qu’elles sont prévues, ne s’attaquent ni aux défauts fondamentaux ni à l’instabilité du système financier ; des règles plus strictes devraient interdire les activités financières les plus spéculatives et les plus risquées ; il faut introduire une séparation stricte entre banques commerciales et banques d’investissement. Les centres financiers offshore et les paradis fiscaux de l’Union européenne doivent être éliminés grâce à une harmonisation fiscale poussée et une régulation financière plus stricte.

3. Développer l’emploi, réduire les divergences économiques

Le taux de chômage dans l’Union européenne a atteint un niveau record. C’est une source de faiblesse économique et de désintégration sociale ; la création d’emplois nouveaux dans des activités économiques socialement et écologiquement durables doit devenir une priorité politique majeure. Au sein de la zone euro, les déséquilibres extérieurs doivent être réduits en obligeant les pays excédentaires à s’ajuster eux aussi. La pression pour réduire les salaires et les droits des travailleurs doit s’arrêter ; la compétitivité ne devrait pas reposer sur de bas salaires, mais sur des investissements et des productivités plus élevées. Un salaire minimum au niveau européen – ajusté pour chaque pays selon son PIB par habitant – devrait être introduit.

 4. Réduire les inégalités

Les inégalités ont atteint des niveaux record dans les pays développés, ce qui empêche un retour à une croissance équitable. Le modèle social européen devrait être défendu et développé par des politiques de redistribution, de protection sociale et d’assistance fondées sur la solidarité à l’échelle européenne. Afin de réduire les inégalités et de défendre l’État-providence, des changements profonds des systèmes fiscaux sont nécessaires, avec une harmonisation fiscale en Europe, pour empêcher les grandes entreprises d’échapper à l’imposition des bénéfices, et un transfert de la taxation assise sur le travail à celle assise sur la richesse et les ressources non renouvelables.

 5. Développer la démocratie

Les décisions de politique économique doivent être soumises à un choix démocratique. Nous devons empêcher les banquiers, les technocrates et les lobbies financiers ou industriels de déterminer les décisions qui nous concernent tous. La démocratie devrait être étendue, avec un plus grand contrôle des parlements et la participation des citoyens au niveau national et européen. En réponse à la crise, la portée de l’action publique devrait être étendue dans des activités économiques, comme le secteur financier et bancaire, le renouveau productif et les services publics. Les négociations en cours sur le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP ou TAFTA) envisagent une réduction majeure du domaine des choix démocratiques, des marges d’action et des réglementations publiques ; stopper ces négociations devrait être une priorité politique majeure du nouveau parlement. Nous appelons les citoyens européens à soutenir cette vision d’une autre route pour l’Europe et à voter pour des candidats et des forces politiques qui s’engageront à la défendre. L’émergence d’une coalition progressiste dans le nouveau parlement européen sera déterminante pour mettre fin aux politiques en faillite, conduites par la « grande coalition » entre le centre-droit et le centre-gauche qui gouverne la plus grande partie de l’Europe. L’Europe ne peut survivre que si elle prend une autre route. L’Europe doit signifier la justice sociale, la responsabilité environnementale, la démocratie et la paix. Cette autre Europe est possible ; le choix est entre nos mains. Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen) Les organisations membres sont :

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La ligne de rupture recommandée par Euro-pen est celle du Parti de Gauche  dont l’objectif de refonder l’Europe relève d’un futur souhaitable et réalisable.

La fonte des glaces au pole sud, sur le continent antarctique, inquiète les américains

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Les Etats Unis, plutôt peu réceptifs  aux préoccupations écologiques, actent   dans leur pays les effets du réchauffement climatique : vagues de chaleur, inondations et ouragans plus fréquents dans les régions du Nord-Est, sécheresses et pénuries d’eau dans le Sud-Est, baisse des rendements agricoles dans les Grandes Plaines, fonte des glaciers dans l’Alaska, côtes rongées par la montée du niveau de la mer en Louisiane et en Floride, etc. Ces phénomènes vont  s’accentuer selon  l’Evaluation climatique nationale  réalisée   par les scientifiques américains qui  ont remis leurs conclusions  au Président des Etats Unis le 6 mai 2014 . Le diagnostic inquiétant fait dire à  Barack Obama « qu’il est urgent  d’agir contre le changement climatique « 
D’autres études scientifiques dont les observations réalisées par la NASA  ont mis en évidence le recul des glaciers et l’acccéleration  de l’écoulement des eaux : les chercheurs américains pronostiquent , à  l’appui de leur évaluations, une montée du niveau des océans susceptibles de nuire aux populations exposées .
Les projections du GIEC  ( groupe intergouvernemental  sur l’evolution du climat , instance onusienne ), vont dans le même sens, selon les  derniers   rapports (septembre 2013 à avril 2014)