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Résolution votée le 16/02/2014 à la quasi unanimité par le conseil national du Parti de Gauche à propos des élections européennes

A l’occasion d’une session extraordinaire du PARLEMENT EUROPÉEN à Strasbourg Jl Mélenchon intervenait  le O4 02 2014 devant son groupe le GUE/NGL: après avoir présenté son pays, comme une grande puissance économique , il n’en soulignait pas moins les difficultés que rencontre la France notamment par le biais d’un chômage qui s’accroit  et une pauvreté qui s’installe . Il lui restait à préciser quels étaient les axes de pensée et d’action avec lesquels le Parti de Gauche allait aborder les élections européennes. Il affirmait alors  » notre orientation est une orientation de rupture »… » la rupture est la condition de la crédibilité, pas l’arrangement » La rupture, non plus  pour « changer » l’Europe  mais « refonder » l’Europe, passer d’une Europe libérale à une Europe sociale et démocratique.
Aprés avoir visionné cette intervention de première importance pour comprendre la position du Parti de Gauche comme parti de gouvernement et d’alternative au PS , j’ai  décidé de publier dans son intégralité la résolution du Conseil national du Parti de Gauche  où celui-ci  expose la stratégie à défendre pour les élections européennes.
Bien entendu , je fais in fine un petit commentaire , celui d’un européen convaincu , mais tout aussi vaincu par la difficulté de défendre l’administration bruxelloise en retard non pas d’une guerre mais d’une crise , celle que nous traversons qu’elle n’a pas vu venir ( disent  ces impuissants , ces responsables sans pouvoir, payés sur les deniers publics)  alors que ça fait plus de 10 ans que l’euro est en service  A quoi ces experts  ont-ils passé leur temps ? ( les Junker, Barroso ..ou les chefs de groupes politiques qui se partagent les postes au Parlement européen) .) Bah !

Mélenchon devant ses amis miltants au Parlement européen : le 04/02/2014

       

La résolution  du CN du PG dimanche 16/02/2014

  » Elles sont l’occasion pour l’opposition de gauche aux politiques libérales appliquées en France comme dans l’Union Européenne (UE) de franchir un cap. Car désormais, que les gouvernements soient dirigés par des libéraux de droite ou des sociaux démocrates, la politique économique et sociale est la même. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux libéraux préfèrent d’ailleurs des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche. C’est le cas dans 14 pays sur 28. Ce fut le cas par exemple du SPD à l’issue des dernières élections allemandes. Le même type de combinaison sévit au parlement européen que le PSE et le Parti populaire européen cogèrent pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. La mue de la social-démocratie européenne est achevée : elle n’est plus l’outil du compromis entre le travail et le capital, elle est désormais passée du côté de ce dernier.

C’est vrai à l’échelle de l’UE, c’est désormais également vrai en France. Le PS s’est désormais fondu dans ce brouet politique. Alors qu’il a été élu pour mettre fin à la politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande applique la même politique de droite. Il l’assume même désormais pleinement : politique de l’offre, austérité, cadeaux incessants aux actionnaires, baisse des dépenses publiques, politique anti-écologique, tout l’arsenal néolibéral y passe. Après avoir travaillé au développement du modèle austéritaire en Europe en signant le TSCG, il se donne sans aucune honte pour modèle l’Allemagne de Mme Merkel et du bilan des mandats de Gerhard Schröder. Ce modèle, celui d’une relance basée sur les exportations, est délétère puisqu’il repose sur une concurrence généralisée entre les peuples, la déflation salariale et une convergence sociale vers le bas. En parallèle de cette adhésion, François Hollande cherche à imposer à notre pays une organisation territoriale basée sur de grandes régions et des « métropoles », en accord avec les vieux projets de l’UE de détruire les cadres nationaux d’exercice de la souveraineté populaire pour encourager une compétition économique mortifère entre les pays européens La capitulation du chef d’état de la 2e puissance économique européenne achève l’uniformisation du projet politique de l’UE. C’est la fin du mythe d’une Europe sociale qui a justifié tous les reculs de la social-démocratie. Rappelons-nous : le PS prétendait accepter des traités toujours plus libéraux au nom d’une construction européenne dont il modifierait le contenu plus tard, c’est en réalité le PS qui a adhéré au libéralisme.

Cette cogestion loyale du système a des conséquences terribles pour les peuples : casse sociale, chômage de masse et paupérisation, recul de l’espérance de vie, hémorragie migratoire en Europe méditerranéenne et orientale, montée de l’extrême droite. L’UE est aujourd’hui l’espace économico-politique du monde le plus ouvert au libre échange, au dumping social, fiscal et environnemental généralisé et à la domination de la finance. Elle est un facteur aggravant de la crise structurelle du capitalisme. Cette politique violemment antisociale ne peut s’appliquer qu’au mépris des souverainetés populaires, ce qui accroît la défiance des citoyens envers l’UE. Ces politiques violemment antisociales s’appuient sur des méthodes toujours plus autoritaires : réformes législatives pénalisant les mobilisations populaires (Espagne, Grèce), répression et criminalisation des luttes syndicales dans tout le continent, violences policières contre les Rroms et les migrants (Farmakonisi, Ceuta). Elle est le tremplin de l’offensive des intégristes religieux et des forces de droit traditionnalistes qui par leur lobbying intense, fondé sur les stéréotypes de genre, tentent d’imposer un modèle réactionnaire de la vie, de la famille et de la mort à commencer par la remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps. Cette Europe là ne peut plus être réformée.

Nos listes seront donc en premier lieu, celles de la rupture avec l’actuelle UE et ses traités, en vue de la refondation de l’Europe. Le rejet de l’Union Européenne n’a jamais été aussi fort dans le pays et notamment au sein des classes populaires. La désespérance populaire s’accroit. La masse des désemparés qui ne se repère plus ni à gauche ni à droite n’a jamais été aussi grande. Les sirènes anti-Europe du Front National trouvent écho auprès de cet électorat. Notre rôle est de rassembler le peuple de gauche mais aussi d’apporter une réponse forte à ce désespoir et d’incarner la colère populaire. Nous porterons des mesures concrètes et radicales de rupture. Les orientations politiques adoptées par le CN du 30 novembre 2013 seront portées clairement dans cette campagne par nos candidats. Nous avons besoin d’une campagne audacieuse et tranchante avec des mots d’ordre clairs. C’est le moyen d’éviter la désillusion du peuple des désemparés. et le rejet de la politique.

L’écosocialisme est notre boussole, nous en avons fait adopter le principe par le PGE( Parti de la Gauche Européenne ). Nous le porterons comme horizon, comme nous porterons la solution du protectionnisme solidaire contre le dumping généralisé, ainsi que la rupture avec l’euro-Merkel par la mobilisation unilatérale de la Banque de France. Alors que François Hollande a co-signé avec Barack Obama un appel à ratifier rapidement le Grand Marché Transatlantique, nous devons faire de l’élection européenne un véritable référendum contre cet accord. Nous affirmerons que ces ruptures sont possibles en France immédiatement, en désobéissant, sans attendre l’illusoire Europe sociale à laquelle plus personne ne croit. C’est la condition pour espérer refonder complètement une construction européenne.

A quelques mois du scrutin, les partisans du système se servent de l’extrême droite comme d’un épouvantail pour ramener les électeurs vers la « sécurité », c’est à dire vers eux. L’extrême droite, et notamment le FN en France, est effectivement dangereuse. Libéraux et sociaux libéraux ne constituent pas un rempart contre l’extrême droite, ils en sont l’incubateur. Chacun voit bien que c’est leur politique d’austérité, leur reniement, la désorientation qu’ils sèment dans la population qui est à l’origine de la progression des idées nationalistes et xénophobes. M. Barroso et Mme Le Pen sont d’ailleurs les faces inversées d’un même miroir. Tous deux prônent une politique fondée sur la concurrence entre les peuples : par le libre échange débridé pour le premier, par la dévaluation compétitive pour la seconde qui souhaite dissoudre la lutte des classes en proposant aux travailleurs de se soumettre aux intérêts du capital de leur pays Parce qu’elles seront les seules à proposer une politique radicalement différente, basée sur l’absolue primauté de la souveraineté populaire, la désobéissance avec l’UE, la rupture avec le libéralisme et la solidarité entre les peuples, les listes de l’autre gauche constituent le seul antidote à ces deux maux. La vraie nouveauté est que les listes qui défendront ce programme sont en capacité de jouer les premiers rôles, voire de devenir les premières forces à gauche dans plusieurs pays européens. A commencer bien sûr par Syriza en Grèce. Syriza dont le leader Alexis Tsipras sera notre candidat à la présidence de la commission européenne contre le système incarné autant par le PSE que par le PPE.

En France, l’enjeu est le même. Vu le moment politique que vit notre pays, ce scrutin aura une portée nationale redoublée. François Hollande a en effet d’ores et déjà programmé une escalade supplémentaire dans sa politique néolibérale avec le vote du pacte de responsabilité après les élections européennes. L’engagement de confiance du gouvernement qu’il a annoncé sur ce pacte dit bien toute l’importance de ce dispositif dans son quinquennat. On peut même supposer (les réactions positives d’une bonne partie de la droite le laissent entendre) qu’il espère réunir sur ce texte sa majorité et tout ou partie de l’opposition de droite. Rien n’exclut qu’il ait l’intention de rechercher à la faveur de ce vote une coalition gouvernementale des libéraux. Les élections européennes seront donc également l’occasion de contribuer à mettre en échec ce projet. Nos listes seront les listes anti-pacte de responsabilité. Sur la base du refus de la politique gouvernementale, nous ambitionnons donc plus que jamais de devenir la première force à gauche et de créer ainsi un séisme politique. Car notre opposition de gauche à la politique du gouvernement a pour vocation de rassembler une majorité alternative sans attendre 2017. Les élections européennes peuvent enclencher ce processus.

Le PG aborde donc cette élection avec une volonté majoritaire. C’est pourquoi nous chercherons jusqu’au bout à unir tous ceux qui, au Front de Gauche (FDG) et plus largement à gauche, refusent cette politique d’austérité au plan national comme européen et la construction européenne qui va avec.

Le FDG devrait être depuis des mois le vecteur naturel de ces listes. Tout y invite : notre histoire commune depuis la campagne contre le TCE puis dans le FDG, nos avancées électorales et dans la rue, le succès de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Les partis qui composent le FDG se retrouvent également hors la majorité gouvernementale. Nous nous sommes d’ailleurs tous opposés au budget 2014 et nos parlementaires ont voté contre. Tous nos partis ont également annoncé leur opposition au pacte de responsabilité. Le FDG aurait donc dû dans son ensemble aborder offensivement la séquence électorale composée des municipales et européennes. Nous savons que cela n’a pas été le cas. Si au final, nous pouvons nous réjouir qu’un très grand nombre de listes autonomes des listes gouvernementales défendront nos choix aux municipales, force est de constater que la stratégie à géométrie variable décidée par la direction du PCF a nui à notre élan collectif et à la crédibilité du FDG.

Malgré les enjeux de l’élection européenne, le PG avait fait le choix de tenter de sortir de la paralysie en proposant au PCF une rencontre bilatérale le 17 janvier, assortie d’un certain nombre de propositions concrètes. Non pas pour effacer les difficultés de la campagne municipale, elles sont bien réelles, mais pour avancer malgré tout vers l’étape suivante. En toute responsabilité, nous avions proposé un important compromis dans l’objectif de poursuivre la route ensemble et de relancer le FDG. Nous aurions pu, vu l’escalade libérale du chef de l’État, demander au PCF de se retirer des listes gouvernementales au nom de la stratégie commune décidée en janvier 2013. Nous ne l’avons pas fait, pour permettre au FDG de sortir de l’impasse. Nous nous sommes donc « contentés » de demander au PCF un signe positif en vue de rétablir la confiance. Il s’agissait de s’engager à ne pas permettre au PS d’utiliser notre logo commun, représentant de notre histoire et de notre stratégie, dans tous les documents officiels de campagne des listes conduites par les Solfériniens dans les villes les plus significatives politiquement dont Paris, Nantes et celles incluant des ministres PS. Pour le PG, cette demande avait un objectif clair : ne pas banaliser la stratégie à géométrie variable employée par le PCF lors de ces municipales, pour qu’à l’avenir le FDG ne se retrouve plus prisonnier de ces contradictions, à commencer par les élections cantonales et régionales de 2015. Pour nous, en effet, le FDG n’est pas un cartel de circonstance mais l’outil d’une stratégie et d’une orientation politique au long cours : celle de la Révolution citoyenne qui nécessite l’autonomie vis à vis du PS. C’est ce qui fait son sens et son intérêt.

Où en sommes-nous ? Voilà maintenant trois semaines que nous attendons une réponse sans cesse reportée malgré de nombreuses promesses en ce sens de la direction du PCF et de Pierre Laurent lui-même. Finalement les faits ont répondu d’eux-mêmes puisque à Paris le matériel officiel de la liste Hidalgo a été lancé avec le logo FDG. Et ce au moment même où l’on nous assurait une dernière fois dans une réunion officielle, au nom de la direction du PCF, que ce ne serait pas le cas. Malgré nos efforts, preuve est faite que nous ne pouvons contourner les divergences stratégiques des municipales et les contradictions qui vont avec. Comment partir en campagne en assumant la confrontation avec les listes gouvernementales aux européennes avec ceux qui, au même moment à Paris, Nantes et dans la moitié des villes de France, partent derrière le PS en concurrence avec nos propres listes FDG ?

Nous aurons tout tenté pour démarrer rapidement la campagne européenne avec l’ensemble du FDG sans attendre la fin de ces municipales. Les contradictions générées par une partie du PCF nous ont rattrapées : nous constatons que ce n’est pas possible pour le moment.

Cela n’empêche pas, comme ce CN devait le décider, de lancer la campagne européenne. Il n’est en effet pas question d’infliger un handicap supplémentaire à la dynamique que nous entendons porter.

Nous ne changerons pas de méthode. Nous restons évidemment attachés au FDG mais débarrassés à l’avenir de toute ambiguïté stratégique sur la question de l’autonomie. Nous procéderons avec le souci constant de l’unité qui caractérise notre démarche depuis notre création. Nous appelons ainsi toutes les forces, toutes les composantes, tous les responsables politiques, du FDG mais aussi d’autres partis, qui sont engagés nationalement ou localement avec nous sur des listes autonomes aux municipales, à s’engager avec nous dès maintenant dans la campagne européenne de l’opposition de gauche, y compris avec des chefs de file là où c’est possible.

Cette campagne doit permettre de relancer l’objectif du Front du peuple que s’est toujours assigné le FDG. Cela revient à relancer les assemblées citoyennes pendant la campagne pour permettre une véritable implication citoyenne, y compris avec des adhésions directes que nous devons travailler à rendre possible de façon urgente.

Au delà, nous entendons continuer à œuvrer au rassemblement le plus large possible des forces constituées et des personnalités qui affirment, d’une façon ou d’une autre selon l’endroit où ils se situent aujourd’hui, les mêmes critiques vis à vis du gouvernement. Le processus que nous lançons restera donc celui de la main ouverte. A commencer évidemment par nos partenaires du FDG dont le PCF à qui il revient d’envoyer enfin les signaux clairs et publics, dont un engagement à présenter des listes autonomes aux élections cantonales et régionales de 2015, afin de construire avec nous ce processus, et plus globalement à toutes les forces et toutes les personnalités, FDG ou pas, qui souhaiteraient nous rejoindre, même après les municipales. Cet appel s’adresse y compris à tous les militants, les personnalités et composantes de l’actuelle majorité gouvernementale qui accepteraient de franchir le pas pour s’engager dans des listes contre la politique d’austérité du gouvernement et la politique de l’UE. Même si nous avons sur notre conception de la construction européenne des divergences notables qui pourraient compliquer un éventuel accord, nous suivons avec intérêt l’évolution au sein d’EELV et notamment la dynamique des nombreuses listes municipales que nous présentons ensemble, ou les appels de personnalités comme Eva Joly ou Noël Mamère.

A cet égard nous observerons dans les semaines à venir si la déclaration de la gauche du PS est suivie d’actes concrets, en particulier dans le cadre de la mobilisation unitaire nécessaire contre le pacte de responsabilité. Que les militants et responsables socialistes le sachent : s’ils veulent rompre pour de bon avec la politique menée en leur nom, nous pouvons faire alliance aux européennes. Car dans cette période très certainement décisive pour la France comme pour l’Europe, le PG a plus que jamais conscience du rôle qui est le sien. Il se doit d’agir avec clarté mais il sera surtout le facilitateur de tout ce qui permettra de battre les libéraux de tous poils, de repousser le spectre de l’extrême droite, de renverser durablement le rapport de force entre le capital et le travail au bénéfice du peuple. Les élections européennes peuvent être l’étape majeure de construction d’une majorité alternative de gauche, fidèle à la transformation sociale et écologique. »

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Un petit commentaire :
La critique du système financier adossé au développement capitaliste des économies mondiales est salutaire en temps de crise . Le Parti de Gauche porte cette critique , tandis que le PS  a adhéré au libéralisme , à la loi du marché , et à l’option de la concurrence libre et non faussée  et de la mise en compétition des entreprises  et de leurs ressources ( le travail,le capital ) Ce mode de développement s’accompagne de la mondialisation, de la financiarisation, de la recherche du profit maximum et débouche sur la crise actuelle. Selon le vieux schéma , les préoccupations de croissance passent avant les préoccupations écologiques ou sociales, certains diront que les secondes sont subordonnées aux premières.
Le Parti de Gauche revendique un changement de paradigme . Ce changement passe par une rupture des mentalités sur la croissance et le développement, le rapport riches / pauvres    et nécessite une véritable action politique fondée sur une implication démocratique  confiante et peu craintive dans l’adoption de nouvelles règles de vie collective ( Nouvelle Constitution Française, Nouveau traité européen) et dans le respect des valeurs républicaines garanties par la fraternité citoyenne ( cette aptitude qui permet l’ évitement de l’intolérance et de la barbarie) 
Que le Parti de Gauche parvienne à une majorité de rassemblement  ou n’ y parvienne pas , la réponse n’est pas dans le marc de café,  sa crédibilité reste et doit rester dans sa détermination à vouloir  la responsabilité du pouvoir par le vote et le suffrage direct quelque soient les résultats électoraux . Sa crédibilité c’est de vouloir participer au débat démocratique et d’assumer ses choix. Ses idées sont bonnes, elles sont perfectibles et le temps les imposera. Ne succombons pas à la tyrannie de l’urgence et au culte du chef.
La rupture commande de s’éloigner d’un système jugé incompatible avec l’avénement d’une Europe fondamentalement mise au service de l’humain, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui . En effet le déni démocratique de l’UE est structurel et  la politique d’austérité pour les peuples européens dictée par la Finance mondiale et l’oligarchie politique européenne est une des marques les plus visibles de cette incompatibilité . La bataille est donc diplomatique , institutionnelle et démocratique. Il est possible qu’il faille laisser voir qu’une sortie de l’euro n’effraie pas le PG préparé à cette éventualité , mais c’est hurler avec les loups , le FN, et ça c’est pas bon.
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Appel du Président de la République aux investisseurs et entreprises étrangères sur tout le territoire national

Cet appel s’inscrit dans la politique de compétitivité inspirée par F Hollande qui déroule le tapis rouge devant les entreprises créatrices d’emplois avec la diminution de leurs charges  financée par une réduction des déficits et des dépenses publiques et une augmentation des impôts qui touchent les ménages déjà affaiblis par le gel des revenus du travail , des pensions de retraites . Une politique de relance de l’activité  sans affrontement avec les grands acteurs économiques qui imposent leur diktats depuis longtemps sur la manière de produire et de consommer. Une politique d’austérité qui frappe le menu peuple . Une politique de droite qui demande aux mêmes de faire des efforts pendant  qu’une oligarchie addicte à l’argent s’amuse avec des algorythmes censés résoudre les comportements globaux des sociétés.

Grosse pantalonade à la portée d’un esprit ordinaire … la question est de savoir si notre époque ne requiert  pas  quelques esprits extra ordinaires et suffisamment courageux pour monter en première ligne. Pas le chef salvateur , mais au contraire celui qui sait prendre la mesure de notre responsabilité collective dans l’avenir qui se profile.

Des chiffres , vous en voulez ???

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INSEE.La baisse du % de niveau moyen de croissance en France est constante : depuis 50 ans il est passé de 5,6 à 0,8 .Le % de chômage est généralement attribué  à une baisse  de l’activité économique : conforter la croissance est donc synonyme  de lutte contre le chômage . Erreur car la croissance ne revient pas .
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INSEE.Il faut distinguer les dépenses d’administration , celles qui garantissent le bon fonctionnement des services publics de l’Etat, financées par l’impôt:elles sont constantes depuis 30 ans  Les dépenses de Sécurité sociale augmentent continuellement, elles sont dues au vieillissement de la population , elles sont financées par des cotisations sociales ( une participation de tous à une assurance publique en matière de santé et de retraites)
L’Erreur, ce serait de privatiser les dépenses de sécurité sociale comme contraire à l’idéal républicain de solidarité
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OCDE. Sur 30 ans les salaires ont perdu 10 points sur la part des richesses produites ce qui nuit à la politique de la demande ( économie réelle et consommation) La part du capital a augmenté et l’économie s’est financiarisée au détriment de l’économie réelle ( l’argent s’amuse avec l’argent)L’Erreur ce serait de privilégier une politique de l’offre en renforçant l’outil de production par une incitation à la compétitivité y compris sur le marché du travail .
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Le taux moyen d’impôts sur les bénéfices des sociétés est de 25 % aujourd’hui en Europe contre 40 % aux Etats-Unis : il a baissé de 12 points au cours de ces 30 dernières années sur fond de dumping fiscal intra zone euro  et la cours aux investisseurs notamment étrangers.
L’Erreur  est de considérer que les entreprise payent trop d’impôt sans faire le distinguo entre entreprises du CAC 40 le plus souvent des multinationale et les autres entreprises moyennes ou petites

Imaginez la décroissance : « Sans Lendemain » film d’animation de Dermot O’ Connor 2013

Description :Information et documentation sur le site http://sansLendemain.mpOC.be.)

Ce film d’animation réalise un petit bilan de nos ressources planétaires et de notre consommation . Le terme de décroissance a mauvaise presse car on imagine mal couper la branche sur laquelle  on est assis et pourtant ? Ce documentaire a le mérite de ses questions : il est  aujourd’hui nécessaire  de questionner notre système économique et de nous demander où nous mène notre modèle de croissance sur fond de guerre économique .Le film  a été réalisé par l’Américain Dermot O’ Connor et produit par incubate pictures, est très axé sur les américains dont il est difficile d’occulter ce qui les fait bouger : l’américan way of life. La vidéo a été traduite par mpOC-Liège( Mouvement politique des objecteurs de croissance , le mpOC n’est pas un parti politique) avec le soutien de : Amis de la Terre Belgique, ASPO.be (section belge de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique), IEW (Inter-Environnement Wallonie), Imagine demain le monde, mpOC.


Titre original étasunien : There’s No Tomorrow (« Sans Lendemain »)(peak oil, energy, growth & the future) [ 94 commentaires ]Licence YouTube standard http://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI#t=53

N’oubliez pas de revisionner le fim document « HOME » ( 2009) sur notre maison commune la Planète , notre cadre de VIE.

janvier 2014: « l’Europe qui nous détruit » par JL Mélenchon

images-1Ces derniers mois , les instances européennes ont négocié  un marché de libre échange avec le Canada  ( c’est fait depuis octobre 2013) et avec les Etats Unis ( c’est en cours). Ces marchés avec les deux continents nord américains seront,  selon les dirigeants européens source de création d’emplois et de développement économique et permettront de sortir de la crise et de la récession.Qui pourrait s’en plaindre ?

La montée de la désespérance sociale, de l’intolérance qui accompagnent la montée du chômage actuel est source de difficultés. Les Etats de l’Union Européenne  devraient  garantir  le droit au travail et à une vie décente . Mais où se niche la décence  ? L’Europe répond, comme les Etats Unis et le système capitaliste qu’ils incarnent ,  dans l’emploi et la richesse .Hors de la force économique, point de salut.

JL Mélenchon revient sur cette présentation qui place les Etats Unis en pool position . On s’interroge avec lui . L’emploi et la richesse ? Certes mais quid  de l’autre face de Janus,  le pillage, le gaspillage, et les inégalités croissantes ?

Avec le Parti de Gauche ( voir la note explicative de Raoul Marc Jennar ici GMT PTCI power point -1)  JL Mélenchon nous livre ses réflexions dans une vidéo ICI , et sur son blog LA Je reproduis çi aprés son billet  du 22/01/2014  intitulé  » l’Europe qui nous détruit » expression  qui veut être le pendant de  » « l’Europe qui nous protège » : les dirigeants européens auraient-ils échoué dans cette mission ?

JL Mélenchon répond par l’affirmative. Il écrit

 « Depuis juillet de l’année dernière la Commission européenne et les Etats-Unis négocient la mise en place d’un Grand Marché Transatlantique (GMT). Pour notre bien à tous, cela va de soi. En décembre dernier, un nouveau cycle de cette négociation s’est tenu. Dans le plus grand secret. Pour notre bien à tous, évidemment. Ce secret est en réalité le seul pouvoir dont dispose la Commission européenne. Elle s’y accroche ! Elle craint par-dessus tout que nous ne soyons pas capable de comprendre tout le bien qui nous attend avec cet accord. Elle craint une coalition d’ingrats. C’est-à-dire du côté Nord-Américain une « coalition de démocrates anti-GMT » et ici une « exploitation populiste des peurs » contre cet accord. Les élites UMP et PS sont déjà ralliées. Le Front de gauche et EELV sont en opposition. A mon avis, c’est une belle base d’action commune. Pour ma part, j’aimerai qu’elle se concrétise dans les élections aussi.

Bien sûr, la Commission sait que si elle ne disait rien, quelqu’un dans une rédaction finirait par s’en rendre compte. Donc elle parle (in globich, of course). Un bruit de fond rassurant. Elle distribue aussi des documents (in globich, of course). « Tellement technique, jette un œil coco, mais laisse tomber si c’est pas du lourd » ! La Commission  commente même les tractations au fur et à mesure. En vérité, c’est une magnifique démonstration de l’art de parler pour ne rien dire (*) qui est la grande contribution des organes de l’Union européenne à l’Histoire politique contemporaine. »

(*) commentaire : Cela me rappelle une expression déjà utilisée par JL Mélenchon « Un européen, disait-il,  parle par vocation d’une manière confuse de manière à ce que personne ne comprenne ce qu’il dit et qu’il puisse faire ce qu’il veut »   Evidemment une telle critique associée à l’expression  » l’ Europe qui détruit «  alimentent  l’idée d’une  France eurosceptique qui peut menacer de sortir  de l’Union Européenne et/ou de la zône euro car elle n’attend rien des instances européennes actuelles.Pire, le choix d’une Europe libérale contre une Europe sociale semble s’être imposer.    Des économistes (voir  la vidéo de novembre 2013 de Jacques Sapir auteur du livre  » faut-il sortir de l’Euro  » ed Seuil 2012) ont planché sur la question de la sortie de l’euro .Les réponses ne sont pas toutes catastrophiques  de sorte que la menace peut être prise au sérieux.Il n’est pas inutile de souligner que le thème de la sortie de l’Euro est utilisé aussi  par les mouvements populistes d’extrême droite qui chargent l’administration bruxelloise de tous les maux .Continuons la lecture du billet de Mélenchon 

« Pourtant, le Parlement européen a mis en place des « groupes de coordination » sur la négociation du grand marché transatlantique. Dans ces réunions secrètes du Parlement européen, la Commission promet systématiquement d’avancer sur la question de la transparence des négociations. « Nous n’avons pas trouvé de solutions pour permettre un meilleur accès du Parlement européen à ces négociations.Ce sont les pratiques américaines » Mais le négociateur Ignacio Garcia Bercero nous rassure : ils ont pensé à « l’inclusion de la société civile ». Aaaaaah ! Les veinards ! Et pour cela, un groupe de conseil, « Advisory group », aura un accès, certes limité, « très prochainement », à certains de ces documents ! Il pourra même en débattre avec la Commission. Qui sont les représentants de cette « société civile » ? Les groupes de pression, à commencer par ceux du secteur de l’industrie. Les lobbies en général, en tous cas ceux qui ne sont pas déjà directement informés par leurs canaux très spéciaux sans doute. Pour les syndicats, ce sera plus difficile. Quant aux représentants du peuple, ils peuvent aller compter les pâquerettes ! Dans ce cadre, le négociateur en chef de la Commission européenne, Ignacio Garcia Bercero, vient de présenter les dernières « avancées » à l’issue du dernier cycle de négociation avec les Nord-Américains. En réalité, seuls les députés membres de la commission parlementaire du commerce international ainsi que les présidents des différentes commissions peuvent assister à cette présentation. Pourtant, nombre de mes collègues, comme moi, sont intéressés au plus haut point par le sujet. Dois-je rappeler que j’ai commencé à distribuer une brochure sur le sujet en 2009 pour les élections européennes ? Et de toutes les façons, nous avons le droit de savoir. Mais nous ne savons rien. Les membres de ce comité ne savent pas grand-chose non plus. Vous allez voir pourquoi.Ces réunions du groupe de coordination se déroulent à huit clos, et sans traduction, dans cet anglais international approximatif qu’on appelle le globichJ’ai d’ailleurs interrogé la Commission européenne sur cette servitude acceptée au nom des exigences de « confidentialité » du gouvernement Etats-unien. En effet les USA nous espionnent ! Et, par-dessus le marché, ils nous imposent en même temps le secret sur ce qu’ils espionnent. Mais le secret pour qui ? Pour nous, les parlementaires, et pour les peuples que nous représentons. Sinon pour qui ? Peut-être vous dites-vous : il exagère pour nous alerter.

Non je n’exagère pas. Il y a un précédent sous nos yeux.

Fin octobre(2013), la Commission et le Canada sont parvenus à un accord de marché unique. Pourtant, à cette heure personne n’a pu accéder au texte final de cet accord. Et cette dissimulation continue, malgré nos demandes persistantes à la Commission. Nous n’avons que des bribes d’informations sur certaines des concessions qui ont été faites par l’Europe aux Canadiens et vice versa. Mais le peu que nous savons fait froid dans le dos. Par exemple, nous savons désormais que tous les services qui ne sont pas explicitement exclus dans le texte de l’accord peuventêtre libéralisés. C’est ce qu’ils appellent une « liste négative ». Trouvaille terrible ! Evidemment, les Etats-uniens demandent la mise en œuvre du même procédé de « liste négative » pour le grand marché transatlantique.

Mais le fin du fin de cet accord avec le Canada c’est d’avoir validé une méthode d’arbitrage « de règlement des différends investisseurs-États » par un organisme particulier plutôt que devant la justice du pays considéré. Ce sont ces fameux « tribunaux d’arbitrage », dont j’ai déjà longuement traité dans ce blog, notamment à propos du cas Chevron. On connaît : des experts privés, constitués en cours de décision, condamnent les États à payer de lourdes amendes pour avoir imposé des législations sociales ou environnementales à des entreprises. Je crois l’avoir bien démontré : un tel mécanisme sonne le glas de la souveraineté populaire, en assurant la supériorité des droits des entreprises sur ceux des citoyens et sur la défense de l’intérêt général. Sur ce point la machine s’est emballée. C’est l’information cruciale. Le commissaire européen au commerce Karel de Gucht vient de lancer une consultation publique sur ce thème. Il propose de discuter de l’intégration dans l’accord d’un mécanisme de règlement des différends entre Etats et les firmes transnationales. Problème : la France a déjà donné son avis. Son Parlement a dit « non ». En effet, le 29 mai 2013, l’Assemblée nationale a explicitement demandé dans une résolution « que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États ». De Gucht s’en fiche. Pour lui, ce que dit la France ne compte pas. Il a raison, car la ministre française Nicole Bricq a déjà salué, comme si de rien n’était, « l’initiative de la Commission ». Le gouvernement Hollande, est donc complice d’une forfaiture consistant à passer outre le vote du Parlement. Rien de moins. Cherchez le journal qui en parle. Le prochain cycle de négociation est prévu pour mars. Et, en mai, on vote aux élections européennes ! « 

 (**)Commentaire :ATT00278

 Le caractère opaque des négociations européennes est mis lumière ( sic….) en même temps que le déficit démocratique du jeu bruxellois des pouvoirs. C’est dans le secret, analyse Mélenchon,  que  la commission sert une stratégie économique néolibérale mondialisée dont le leadership sont les Etats Unis,  partisan de  » l’américan way of life » : un leitmotif américain qui symbolise la cour d’honneur  d’une croissance revendiquée peu compatible avec les enjeux écologiques à l’échelle de la planète, des continents et des pays Hollande a choisi son camp ( et son caddie) , ce n’est pas celui de Mélenchon.  

Le marché trans atlantique : un marché de dupes !!!
pas pour tout le monde

marche_transatlantique

Le 6 octobre 2013 JL Mélenchon est l’  invité de « C’est ça l’Europe… une émission politique présentée sur  TV5MONDE  à propos du traité de libre concurrence  que sera le grand Marché Transatlantique ( GMT)envisagée par les Etats Unis et l’Europe,   JL Mélenchon y est interrogé à la suite d’une enquête de ladite chaine plutôt réussie puisqu’elle a fait sourire JL Mélenchon 

Mélenchon ne veut pas de ce traité , « une perte grave de souveraineté » , selon l’argumentaire du Parti de Gauche. Mais selon les dirigeants européens, c’est le moyen de sortir de la crise et de créer des emplois , qui pourrait redire à cet objectif  des plus légitimes ? Certes.  Mais voilà, il n’y a pas de négociation sans rapport de force, ni mauvaise foi .

En effet , le traité trans-atlantique c’est d’abord la protection du capitalisme financier américain qui nous a mené à la crise multiforme et civilisationnelle de tous les pays européens sous l’influence de la pensée économique néolibérale . D’un coté les Etats Unis d’Amérique, ( négociateur Michael Froman représentant spécial du commerce extérieur américain) et de l’autrel’Europe ou plutôt l’Union Européenne et son représentant  le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht ), d’un coté   le gendarme du monde et ses prédateurs économiques qui ont inventé la finance mondialisée, de l’autre un nain politique entrainée par une Allemagne néolibérale qui a décidé de mener le bal sur le continent européen.  Pourquoi pas avec l’appui des américains ?

L’exception culturelle étant posée , les deux parties visent « une reconnaissance mutuelle » de leur système réglementaire dans plusieurs secteurs-clés. Sont notamment concernés le secteur automobile, les secteurs sanitaire et phytosanitaire ou les services financiers que Washington entend farouchement défendre.

 Bref pas de hasard, le néolibéralisme financier  qui nous a plongé dans la crise et  réclame la saignée des peuples , est le terrain sur lequel se bâtirait aujourd’hui le rapprochement  commercial  dit « conventionnel » fondé sur le principe de libre concurrence et de celui de réciprocité . Balivernes !
Le GMT c’est un moyen, pour les States  de contrer la concurrence, celle de … la Chine et en même temps d’uniformiser à l’ensemble des européens le mode de vie et de développement économique de la première puissance militaire du monde . Face au grand frère qui nous a sauvé de l’Europe nazie, Mélenchon ne trouve que des négociateurs européens au langage embrouillé et au regard embué par la « dette » historique. Mélenchon le répète dans tous ses discours , il n’est pas pour l’ Europe de la libre concurrence  ( ce qui lui a fait voter non à la constitution européenne  en 2005) , encore moins pour la libre concurrence vendue par les  Etats Unis dont l’objectif a toujours été d’écraser …. la concurrence. Pour le tribun du FDG , l’européen souffre d’un mal rédhibitoire
 » Un européen , dit-il parle par vocation d’une manière confuse de manière à ce que personne ne comprenne ce qu’il dit et qu’il puisse faire ce qu’il veut »  ou plutôt,, ce que veulent les grandes puissances de l’argent.) 
Melenchon est pour une Europe de la solidarité , de la coopération entre les peuples , de la fraternité . Certes  la logique du marché accrochée à la finance mondiale va en sens inverse Changeons de logique : l’ennemi c’est le banquier ainsi que  l’industrie financière prédatrice qu’il génère, c’est  l’investissement spéculatif  jusqu’à l’absurde : la mise en danger des sociétés   »dites » démocratiques mais  qui ne le sont plus.

Nota bene : ( à suivre)

Conséquence de la paralysie partielle des services gouvernementaux américains,  on apprend que, faute de délégation américaine à Bruxelles,  le deuxième round des négociations ( le premier ayant pris fin le 12/07/2013)  qui devait débuter ce  lundi, a été annulé

JEAN LOUIS BAL

Bal JL

Directeur des productions et énergie durables de l’ADEME, Jean-Louis Bal , ingénieur, a été élu en novembre 2010  Président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER): un organisme professionnel qui  revendique 550 entreprises adhérentes. Il succède à André Antolini qui dirigeait le Syndicat  depuis plus de 13 ans. Son mandat de 4 ans a débuté le 1er mars 2011. 

A l’occasion de la deuxième conférence environnementale du quinquennat Hollande qui s’est tenu les 20 et 21 septembre 2013 , Jean Louis Bal ( le grand journal de BFM TV ) a déploré la destruction , sur la période  2010 – 2012, de 28 000 emplois ce qui fait du secteur des énergies renouvelables un secteur gravement sinistré dans le domaine de l’éolien et du photovoltaïque . Il a présenté un plan de relance  susceptible d’être mis en oeuvre par voie réglementaire , sans attendre la loi de programmation sur la transition énergétique  à voter au mieux  fin 2014 . Certaines de ces mesure reglementaires ont déjà été envisagées dans la loi Brottes «  votée en mars 2013 et visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre.

AL GORE tête de liste de la lutte contre le réchauffement climatique !

24BOOK-superJumboParmi ceux qui soutiennent la thèse d’un environnement impacté par un réchauffement climatique lié aux activités humaines, il y a Al Gore. On sait que parmi les scientifiques l’évolution climatique fait polémique au sens que la climatologie est une discipline complexe ,une façon de dire  qu’on ne connait ou comprend pas tout comme me le soulignait un ami biologiste . Al Gore, lui, est un homme politique, ancien vice président démocrate des Etats Unis sous l’ère Bill Clinton 1993-2001, il est devenu en 2007 prix Nobel de la paix, un prix qui récompensait son engagement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique : il est le créateur du film documentaire « La vérité qui dérange » (sorti en 2006) grâce auquel son engagement s’est popularisé. Aujourd’hui c’est un homme d’affaires qui a décidé de rester optimiste même s’il considère avec des termes volontairement partisan, « que l’ atmosphère est devenu un égout à ciel ouvert ». Il publie un nouveau livre intitulé « Le futur : six éléments moteurs du changement global . » ( ed. La Martinière) ( c’est ma traduction, pas celle de l’éditeur qui titre « 6 logiciels pour changer le monde » 

Interrogé par un journaliste du Monde ( Corinne Lesnes LM 12/09/2013) il avance des chiffres : selon lui, les émissions polluantes liées aux activités humaines sur la planète sont de l’ordre de 90 millions de tonnes aujourd’hui ( le mode de calcul n’est pas explicité) quantité qui représenterait un supplément d’énergie calorifique à l’origine d’ évènements météorologiques plus extrêmes, du type sécheresses ou ouragans plus intenses. (ce lien n’est  que vraisemblable, et il n’explique pas tout . Pour exemple aux Etats Unis, on cite l’ouragan Sandy à New York et sur la cote Est, les incendies dans l’Ouest américain, les inondations dans des régions qui n’en avaient jamais connu comme la Californie (*)

(*)l’actualité nous apprend que le Colorado vient d’en être victime également.

Aujourd’hui si le réchauffement climatique de la planète est admis scientifiquement,  selon les études on constate qu »avec l’entrée des pays émergents dans la croissance productiviste, le boum des gaz carboniques émis présente des pics et une ascension c’est à dire une courbe  évolutive sans corrélation avec le réchauffement de la planète qui marque une pause depuis une quinzaine d’années .) 

Selon Al Gore, la multiplication des évènements climatiques extrêmes  pousserait à agir, et toujours selon lui, « les conditions d’une transformation révolutionnaire de l’énergie mondiale sont en place. » La dynamique en faveur des investissements dans le solaire ou le vent (après une période de crise et de faillite des entreprises solaires et éoliennes en 2009 ) serait repartie, car d’une manière générale on peut considérer que les énergies fossiles coutent plus cher en termes d’impact environnemental ( on comprend mal alors le boum du gaz et du pétrole de schiste orchestré par l’économie américaine ) alors que le prix des énergies renouvelables connaîtrait une tendance à la baisse grâce au progrès technologiques.( en France on est loin du compte car c’est l’énergie nucléaire qui prime au détriment des énergies  solaires ou éoliennes quant à la production de l’énergie électrique )

Si Al Gore confie, à l’issue de l’entretien, qu’il est « un homme politique en convalescence » (il recharge ses batteries ,comme on dit , dans quels buts ? autre question.) mais nul ne doute qu’à la tête de sa société d’investissements « Génération Investment Management » il est devenu un acteur économique actif et de premier plan à l’aune d’une nouvelle croissance   ( la dite la croissance verte ! ) : il se rapprocherait  de l’économiste  Roland Olbrich qui milite pour une notion de la croissance prenant en compte certains aspects du bien être humain. On ne sort pas du capitalisme …un capitalisme futuriste algorien .

Pour conclure Al Gore ne plaide pas contre la loi du marché : il estime cependant qu’une « course contre la montre » est engagée vis à vis des enjeux écologiques ( de quoi donner la trouille, c’est bon pour sidérer les esprits !). Au vu de son parcours, on peut classer Al Gore  parmi ceux qui estiment que le capitalisme libéral qui a conduit à la récession,  à la crise sociale  et écologique,  à la  suprématie de l’intérêt bancaire , à la mondialisation financière et ses dérives ( contre l’intérêt des peuples) peut changer de logiciels , il veut en fournir la démonstration dans sa dernière publication sur »« le  Futur ». Y parvient -il ? A vous de juger .

A surveiller la parution pour le 27 septembre 2013 du dernier rapport du GIEC (  Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) organe d’inspiration onusienne , co lauréat avec Al Gore du prix Nobel de la Paix en 2007.

Le  physicien François Gervais qui vient de publier un ouvrage sous le titre « L’innocence du carbone «  remet en question ( ou dans la question) l’effet de serre tant décrié par ailleurs , en affirmant qu’ » en matière de réchauffement climatique on a pris une conséquence pour une cause » ( l’écouter dans l’émission de Calvi sur RTL ICI )