Archives pour la catégorie Banquiers Finance

tout sur l’industrie de la finance et le secteur bancaire

Livres: Un Banquier qui parle du monde de la Finance

Jacques de Larosière est ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) (1978-1987), ancien gouverneur de la Banque de France (1988-1993), ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) (1993-1998). Il est conseiller auprès du président de BNP 41aug0mOvBL._SX327_BO1,204,203,200_

Le laxisme ambiant laisse place pour l’auteur , qui est contre tout endettement excessif, à un  » abîme d’interrogations et de doutes  »

50 ans de crises financières et crise de confiance dans le système? Faut voir .

Le Monde du Travail dans la rue le 31 mars 2016 contre l’abandon du principe préférentiel du contrat de travail à durée indéterminée

Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), parait-il l’un des plus grands courtiers d’Europe, nous faisait  part en avril 2012  à un mois du scrutin présidentiel du plan de bataille des financiers. Ecoutez le ICI  VIA LE BLOG  Convergence des LUTTES

http://www.convergence-des-luttes.org/appel-du-31-mars-2016/

M Doisy, fin connaisseur des marchés, prédisait alors qu’ en cas de victoire,  Hollande allait s’en prendre au monde du travail sous la pression de la loi du marché, je traduis – celle des investisseurs et spéculateurs en tous genres . Il ajoutait que pour gagner  les élections Hollande devait affabuler sur le monde de la Finance : c’est avec un réel cynisme qu’il faisait allusion au discours du Bourget en janvier 2012 lorsque le futur président  présenta comme son adversaire le monde de la finance. Tout comme sa gesticulation pour la renégociation des traités européens tout cela relevait, selon lui, de la même posture, tout dans l’esbroufe face à la montée de JL Mélenchon. 

Force est de constater que notre économiste – instruit par les préceptes du milliardaire Warren Buffet pensait comme son maître  que les riches avaient déjà gagné la partie . C’est sans doute en partie vrai puisque  Hollande une fois au pouvoir s’est aligné sur leur règle du jeu : la loi du marché.

Aujourd’hui  en France , le projet de la loi El  khomri du nom du ministre du travail met fin au principe protecteur pour les salariés du contrat de travail à durée indéterminé  inadéquat avec le néoliberalisme sauvage proné par les libéraux de droite et les libéraux de gauche . Le monde de l’emploi s’est externalisé , libéralisé, mondialisé c’est la course aux bas salaires pour la multitude , les bonus et super profits pour les autres  . Le monde du  travail est dynamité par les affairistes . Il  appelle à la grève ce 31 mars 2016.

Pour revenir à l’interview de M Doisy, aux détours de ses explications, le journaliste l’interrogeait sur la nature de son contrat avec le  Crédit Agricole.

« Etes vous sous CDI ou sous CDD ? »

« Sous CDI bien évidemment «   répondit le professionnel de la finance dans un rictus d’autosatisfaction .

Salariés de tous les pays unissez vous !!!

Melenchon et le sommet européen des Rebelles à la Finance

J’envisage de transcrire ce discours  tenu par Mélenchon en clôture  du sommet  inter national pour un plan B en Europe que je qualifierais de réunion européenne des rebelles à la Finance , plutôt que de réunion de l’amicale du plan B dixit le chroniqueur de service A. Leparmentier du journal LM ( 28/01/2016)

 C’est du Mélenchon, pur jus,  futur candidat à la Présidence : un empêcheur de tourner en rond et poil à gratter de la finance cupide et irresponsable.  Mélenchon  met des mots et une stratégie derrière l’expression  » l’ennemi c’est  la Finance «  proclamée en pleine campagne électorale  par le socialiste libéral Hollande, candidat aux présidentielles  et fin connaisseur de la dublicité électorale et de la propagande manipulatrice. Il est bien connu désormais que « les promesses n’engagent qui ceux qui y croient »  et quel dépit  lorsque un Président de la République se range parmi ceux qui les font   et devient aux yeux de tous un menteur  patenté.

Nous , le peuple nous sommes en attente  de sécurité , de moyens de vivre décemment, de la façon la plus épanouissante possible, dans la fraternité. Pour satisfaire à cette aspiration encore faut -il que le peuple  puisse exercer son emprise ou qu’il ait quelque influence sur la  définition du bien commun que les processus démocratiques sont censés faire émerger . Que nenni . Il s’avère que la vie économique  impose une plouto-cratie qui, dans nos sociétés dites modernes, efface le peuple, gomme l’histoire des gens et déshumanise la vie collective. C’est la raison pour laquelle l’implication populaire est devenue si nécessaire, que le peuple récupère son rang de décideur, c’est dans ce mouvement que réside la révolution ou le changement de cap . Dans quelles conditions? La parole est aux rebelles ou ceux qui osent ouvrir le champ du possible dans le cadre d’une volonté de changement partagée par tous . C’est dire qu’au plan économique la loi du marché n’est pas une loi divine ou à caractère divin , que le néolibéralisme économique qui veut s’affranchir de toutes les régulations , de toutes les contraintes en dehors du prix du marché ressemble à une  religion qui protège un dogme sacré , indiscutable et par conséquent irresponsable. La modernité a miné la démocratie jusqu’à la faire disparaître non pas comme effectivité mais affectivité : autrement dit , le sentiment de vouloir vivre ensemble démocratiquement  s’est progressivement effacé devant la complexité du réel. Les renégats sont ceux qui en profitent , ceux qui portent des paroles sidérantes , ceux qui utilisent tous les moyens de nature à immobiliser le peuple et l’empêcher de bouger .

Ce n’est évidemment pas le cas de JL Mélenchon . Il a raison de se positionner comme éventuel candidat aux présidentielles , et puisque c’est le jeu … qui l’aime le suive .

Pioche internet commentaires

https://www.mediapart.fr/journal/economie/260116/melenchon-durcit-le-ton-sur-l-euro-pour-2017

CADTM : Eric TOUSSAINT nous parle de la dette

Sur le site du  » Comite pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde » vous pouvez prendre connaissance des travaux d’ Eric Toussaint

Presentation

Eric Toussaint est maître de conférence à l’université de Liège, est le porte-parole du CADTM International et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Procès d’un homme exemplaire, Editions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège Dernier livre : Bancocratie ADEN, Brussels, 2014. Il est coordonnateur de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015.

Succés de la manif du 9 avril contre le projet de loi Macron

Le  parti de Gauche est vent debout contre la ligne économique définie par le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron, issu du sérail financier et bancaire et soutenu par le gouvernement socialiste français qui a chaussé les pantoufles de l’ordo libéralisme allemand depuis le traité (EV:  1/12/2009) de Lisbonne ( Espagne) . Le socialiste François Hollande, élu en mai 2012 Président de la République  a accepté , malgré un affichage électoral contraire , d’être muselé par le pacte budgétaire européen entré en vigueur ( EV)  le 1 janvier 2013  . Aujourd’hui , Mme Merkel, son vis à vis allemand,   souhaite manifestement conserver l’avantage acquis de la période Shroeder sur les autres pays européens  grâce au  dumping social  pratiqué au cours de cette période ( 2000-2010) et asseoir son leadership par la contrainte du respect des traités internationaux ( Pacta sunt servanda) La France est en cours de rattrapage . Bravo M le Ministre !!!!

Manifestation du 9 avril contre la loi Macron… par lepartidegauche

Une autre route pour l’Europe

europeennes_2014C’est l’appel pour les élections européennes lancé par Euro-pen, un réseau européen d’économistes progressistes ( dont „Economistes atterrés„Econosphères ) qui invite les citoyens européens  à choisir des alternatives pour  l’Europe . A partir d’un état des lieux , Il propose 5 axes de changement radical dans la gestion des affaires européennes et des institutions qui en sont en charge. Cet appel est disponible EnglishFrenchGermanGreekItalian,PortugeseSpanishCatalan et Basque.

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Sommaire 

 

L’ état de l’Union  :  

<<  À la veille des élections européennes de mai 2014, l’Europe, victime de politiques d’austérité sans fin, connaît la stagnation économique, la montée des inégalités et un écart croissant entre les pays du centre et ceux de la périphérie. La démocratie s’est affaiblie au niveau national et n’a pas été développée au niveau européen. Le pouvoir s’est concentré entre les mains d’institutions technocratiques, qui n’ont pas de comptes à rendre aux peuples, et celles des États les plus forts. En même temps, des vagues de populisme déferlent en Europe, où de dangereux mouvements nationalistes se développent dans certains pays. Ce n’est pas l’Europe que l’on imaginait il y a quelques décennies comme un espace de paix et d’intégration économique et politique. Ce n’est pas l’Europe qui promettait des progrès économiques et sociaux, l’extension de la démocratie et des droits sociaux. Une rupture radicale est nécessaire. Les élections européennes de mai 2014 sont une occasion importante de rejeter l’impasse néolibérale de l’Europe comme les tentations populistes et d’affirmer qu’une autre route pour l’Europe est possible.

Le Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen), qui réunit des économistes et des groupes de la société civile, appelle les citoyens européens et les forces politiques et sociales à engager un débat à l’échelle de l’Europe entière sur les alternatives possibles. Nous proposons cinq axes de rupture des politiques européennes. Ces idées devraient être au centre de la campagne électorale, ainsi que des activités du nouveau Parlement européen et de la nouvelle Commission.

 1. En finir avec l’austérité

Les politiques budgétaires restrictives de l’UE, le Pacte de stabilité et de croissance comme le Traité budgétaire doivent être abandonnés. Les règles budgétaires doivent être remises en cause et l’objectif d’équilibre structurel pour les soldes publics doit être remplacé par une stratégie économique coordonnée qui permette aux États membres de conduire la politique budgétaire nécessaire pour sortir de la crise. Sans une forte stimulation de la demande, il n’y a aucune issue à la stagnation actuelle. Des investissements publics pour une transition écologique devraient jouer un rôle majeur, financés au niveau européen par un grand programme de prêts de la Banque européenne d’investissement. Un plan européen d’investissements publics est nécessaire pour revivifier des activités économiques, qui s’inscrivent dans la transition écologique et fournissent des emplois de qualité. Ces actions devraient être au cœur d’une nouvelle politique industrielle pour l’Europe, orientée vers un objectif de long terme : une transformation sociale et écologique de notre modèle économique, avec une forte réduction de la consommation d’énergie non renouvelable.

 2. Contrôler la finance

Face à la déflation et au cercle vicieux des politiques restrictives, de la dépression et de concurrence par la baisse des salaires, la politique monétaire de la zone euro doit changer radicalement, pour permettre à l’inflation de revenir à au moins 2 %. La Banque centrale européenne doit fournir des liquidités pour des politiques expansionnistes et doit agir comme prêteur en dernier ressort pour les dettes publiques. Le problème des dettes publiques doit être résolu par une responsabilité commune de la zone euro et par la restructuration des dettes. Des euro-obligations devraient être introduites non seulement pour financer les dettes publiques, mais aussi pour financer la conversion écologique de l’économie européenne. Une réduction radicale de la taille du secteur financier est nécessaire, via une taxe sur les transactions financières, l’élimination de la finance spéculative et le contrôle des mouvements de capitaux. Les règles de la nouvelle Union bancaire, telles qu’elles sont prévues, ne s’attaquent ni aux défauts fondamentaux ni à l’instabilité du système financier ; des règles plus strictes devraient interdire les activités financières les plus spéculatives et les plus risquées ; il faut introduire une séparation stricte entre banques commerciales et banques d’investissement. Les centres financiers offshore et les paradis fiscaux de l’Union européenne doivent être éliminés grâce à une harmonisation fiscale poussée et une régulation financière plus stricte.

3. Développer l’emploi, réduire les divergences économiques

Le taux de chômage dans l’Union européenne a atteint un niveau record. C’est une source de faiblesse économique et de désintégration sociale ; la création d’emplois nouveaux dans des activités économiques socialement et écologiquement durables doit devenir une priorité politique majeure. Au sein de la zone euro, les déséquilibres extérieurs doivent être réduits en obligeant les pays excédentaires à s’ajuster eux aussi. La pression pour réduire les salaires et les droits des travailleurs doit s’arrêter ; la compétitivité ne devrait pas reposer sur de bas salaires, mais sur des investissements et des productivités plus élevées. Un salaire minimum au niveau européen – ajusté pour chaque pays selon son PIB par habitant – devrait être introduit.

 4. Réduire les inégalités

Les inégalités ont atteint des niveaux record dans les pays développés, ce qui empêche un retour à une croissance équitable. Le modèle social européen devrait être défendu et développé par des politiques de redistribution, de protection sociale et d’assistance fondées sur la solidarité à l’échelle européenne. Afin de réduire les inégalités et de défendre l’État-providence, des changements profonds des systèmes fiscaux sont nécessaires, avec une harmonisation fiscale en Europe, pour empêcher les grandes entreprises d’échapper à l’imposition des bénéfices, et un transfert de la taxation assise sur le travail à celle assise sur la richesse et les ressources non renouvelables.

 5. Développer la démocratie

Les décisions de politique économique doivent être soumises à un choix démocratique. Nous devons empêcher les banquiers, les technocrates et les lobbies financiers ou industriels de déterminer les décisions qui nous concernent tous. La démocratie devrait être étendue, avec un plus grand contrôle des parlements et la participation des citoyens au niveau national et européen. En réponse à la crise, la portée de l’action publique devrait être étendue dans des activités économiques, comme le secteur financier et bancaire, le renouveau productif et les services publics. Les négociations en cours sur le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP ou TAFTA) envisagent une réduction majeure du domaine des choix démocratiques, des marges d’action et des réglementations publiques ; stopper ces négociations devrait être une priorité politique majeure du nouveau parlement. Nous appelons les citoyens européens à soutenir cette vision d’une autre route pour l’Europe et à voter pour des candidats et des forces politiques qui s’engageront à la défendre. L’émergence d’une coalition progressiste dans le nouveau parlement européen sera déterminante pour mettre fin aux politiques en faillite, conduites par la « grande coalition » entre le centre-droit et le centre-gauche qui gouverne la plus grande partie de l’Europe. L’Europe ne peut survivre que si elle prend une autre route. L’Europe doit signifier la justice sociale, la responsabilité environnementale, la démocratie et la paix. Cette autre Europe est possible ; le choix est entre nos mains. Réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen) Les organisations membres sont :

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La ligne de rupture recommandée par Euro-pen est celle du Parti de Gauche  dont l’objectif de refonder l’Europe relève d’un futur souhaitable et réalisable.

Résolution votée le 16/02/2014 à la quasi unanimité par le conseil national du Parti de Gauche à propos des élections européennes

A l’occasion d’une session extraordinaire du PARLEMENT EUROPÉEN à Strasbourg Jl Mélenchon intervenait  le O4 02 2014 devant son groupe le GUE/NGL: après avoir présenté son pays, comme une grande puissance économique , il n’en soulignait pas moins les difficultés que rencontre la France notamment par le biais d’un chômage qui s’accroit  et une pauvreté qui s’installe . Il lui restait à préciser quels étaient les axes de pensée et d’action avec lesquels le Parti de Gauche allait aborder les élections européennes. Il affirmait alors  » notre orientation est une orientation de rupture »… » la rupture est la condition de la crédibilité, pas l’arrangement » La rupture, non plus  pour « changer » l’Europe  mais « refonder » l’Europe, passer d’une Europe libérale à une Europe sociale et démocratique.
Aprés avoir visionné cette intervention de première importance pour comprendre la position du Parti de Gauche comme parti de gouvernement et d’alternative au PS , j’ai  décidé de publier dans son intégralité la résolution du Conseil national du Parti de Gauche  où celui-ci  expose la stratégie à défendre pour les élections européennes.
Bien entendu , je fais in fine un petit commentaire , celui d’un européen convaincu , mais tout aussi vaincu par la difficulté de défendre l’administration bruxelloise en retard non pas d’une guerre mais d’une crise , celle que nous traversons qu’elle n’a pas vu venir ( disent  ces impuissants , ces responsables sans pouvoir, payés sur les deniers publics)  alors que ça fait plus de 10 ans que l’euro est en service  A quoi ces experts  ont-ils passé leur temps ? ( les Junker, Barroso ..ou les chefs de groupes politiques qui se partagent les postes au Parlement européen) .) Bah !

Mélenchon devant ses amis miltants au Parlement européen : le 04/02/2014

       

La résolution  du CN du PG dimanche 16/02/2014

  » Elles sont l’occasion pour l’opposition de gauche aux politiques libérales appliquées en France comme dans l’Union Européenne (UE) de franchir un cap. Car désormais, que les gouvernements soient dirigés par des libéraux de droite ou des sociaux démocrates, la politique économique et sociale est la même. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux libéraux préfèrent d’ailleurs des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche. C’est le cas dans 14 pays sur 28. Ce fut le cas par exemple du SPD à l’issue des dernières élections allemandes. Le même type de combinaison sévit au parlement européen que le PSE et le Parti populaire européen cogèrent pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. La mue de la social-démocratie européenne est achevée : elle n’est plus l’outil du compromis entre le travail et le capital, elle est désormais passée du côté de ce dernier.

C’est vrai à l’échelle de l’UE, c’est désormais également vrai en France. Le PS s’est désormais fondu dans ce brouet politique. Alors qu’il a été élu pour mettre fin à la politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande applique la même politique de droite. Il l’assume même désormais pleinement : politique de l’offre, austérité, cadeaux incessants aux actionnaires, baisse des dépenses publiques, politique anti-écologique, tout l’arsenal néolibéral y passe. Après avoir travaillé au développement du modèle austéritaire en Europe en signant le TSCG, il se donne sans aucune honte pour modèle l’Allemagne de Mme Merkel et du bilan des mandats de Gerhard Schröder. Ce modèle, celui d’une relance basée sur les exportations, est délétère puisqu’il repose sur une concurrence généralisée entre les peuples, la déflation salariale et une convergence sociale vers le bas. En parallèle de cette adhésion, François Hollande cherche à imposer à notre pays une organisation territoriale basée sur de grandes régions et des « métropoles », en accord avec les vieux projets de l’UE de détruire les cadres nationaux d’exercice de la souveraineté populaire pour encourager une compétition économique mortifère entre les pays européens La capitulation du chef d’état de la 2e puissance économique européenne achève l’uniformisation du projet politique de l’UE. C’est la fin du mythe d’une Europe sociale qui a justifié tous les reculs de la social-démocratie. Rappelons-nous : le PS prétendait accepter des traités toujours plus libéraux au nom d’une construction européenne dont il modifierait le contenu plus tard, c’est en réalité le PS qui a adhéré au libéralisme.

Cette cogestion loyale du système a des conséquences terribles pour les peuples : casse sociale, chômage de masse et paupérisation, recul de l’espérance de vie, hémorragie migratoire en Europe méditerranéenne et orientale, montée de l’extrême droite. L’UE est aujourd’hui l’espace économico-politique du monde le plus ouvert au libre échange, au dumping social, fiscal et environnemental généralisé et à la domination de la finance. Elle est un facteur aggravant de la crise structurelle du capitalisme. Cette politique violemment antisociale ne peut s’appliquer qu’au mépris des souverainetés populaires, ce qui accroît la défiance des citoyens envers l’UE. Ces politiques violemment antisociales s’appuient sur des méthodes toujours plus autoritaires : réformes législatives pénalisant les mobilisations populaires (Espagne, Grèce), répression et criminalisation des luttes syndicales dans tout le continent, violences policières contre les Rroms et les migrants (Farmakonisi, Ceuta). Elle est le tremplin de l’offensive des intégristes religieux et des forces de droit traditionnalistes qui par leur lobbying intense, fondé sur les stéréotypes de genre, tentent d’imposer un modèle réactionnaire de la vie, de la famille et de la mort à commencer par la remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps. Cette Europe là ne peut plus être réformée.

Nos listes seront donc en premier lieu, celles de la rupture avec l’actuelle UE et ses traités, en vue de la refondation de l’Europe. Le rejet de l’Union Européenne n’a jamais été aussi fort dans le pays et notamment au sein des classes populaires. La désespérance populaire s’accroit. La masse des désemparés qui ne se repère plus ni à gauche ni à droite n’a jamais été aussi grande. Les sirènes anti-Europe du Front National trouvent écho auprès de cet électorat. Notre rôle est de rassembler le peuple de gauche mais aussi d’apporter une réponse forte à ce désespoir et d’incarner la colère populaire. Nous porterons des mesures concrètes et radicales de rupture. Les orientations politiques adoptées par le CN du 30 novembre 2013 seront portées clairement dans cette campagne par nos candidats. Nous avons besoin d’une campagne audacieuse et tranchante avec des mots d’ordre clairs. C’est le moyen d’éviter la désillusion du peuple des désemparés. et le rejet de la politique.

L’écosocialisme est notre boussole, nous en avons fait adopter le principe par le PGE( Parti de la Gauche Européenne ). Nous le porterons comme horizon, comme nous porterons la solution du protectionnisme solidaire contre le dumping généralisé, ainsi que la rupture avec l’euro-Merkel par la mobilisation unilatérale de la Banque de France. Alors que François Hollande a co-signé avec Barack Obama un appel à ratifier rapidement le Grand Marché Transatlantique, nous devons faire de l’élection européenne un véritable référendum contre cet accord. Nous affirmerons que ces ruptures sont possibles en France immédiatement, en désobéissant, sans attendre l’illusoire Europe sociale à laquelle plus personne ne croit. C’est la condition pour espérer refonder complètement une construction européenne.

A quelques mois du scrutin, les partisans du système se servent de l’extrême droite comme d’un épouvantail pour ramener les électeurs vers la « sécurité », c’est à dire vers eux. L’extrême droite, et notamment le FN en France, est effectivement dangereuse. Libéraux et sociaux libéraux ne constituent pas un rempart contre l’extrême droite, ils en sont l’incubateur. Chacun voit bien que c’est leur politique d’austérité, leur reniement, la désorientation qu’ils sèment dans la population qui est à l’origine de la progression des idées nationalistes et xénophobes. M. Barroso et Mme Le Pen sont d’ailleurs les faces inversées d’un même miroir. Tous deux prônent une politique fondée sur la concurrence entre les peuples : par le libre échange débridé pour le premier, par la dévaluation compétitive pour la seconde qui souhaite dissoudre la lutte des classes en proposant aux travailleurs de se soumettre aux intérêts du capital de leur pays Parce qu’elles seront les seules à proposer une politique radicalement différente, basée sur l’absolue primauté de la souveraineté populaire, la désobéissance avec l’UE, la rupture avec le libéralisme et la solidarité entre les peuples, les listes de l’autre gauche constituent le seul antidote à ces deux maux. La vraie nouveauté est que les listes qui défendront ce programme sont en capacité de jouer les premiers rôles, voire de devenir les premières forces à gauche dans plusieurs pays européens. A commencer bien sûr par Syriza en Grèce. Syriza dont le leader Alexis Tsipras sera notre candidat à la présidence de la commission européenne contre le système incarné autant par le PSE que par le PPE.

En France, l’enjeu est le même. Vu le moment politique que vit notre pays, ce scrutin aura une portée nationale redoublée. François Hollande a en effet d’ores et déjà programmé une escalade supplémentaire dans sa politique néolibérale avec le vote du pacte de responsabilité après les élections européennes. L’engagement de confiance du gouvernement qu’il a annoncé sur ce pacte dit bien toute l’importance de ce dispositif dans son quinquennat. On peut même supposer (les réactions positives d’une bonne partie de la droite le laissent entendre) qu’il espère réunir sur ce texte sa majorité et tout ou partie de l’opposition de droite. Rien n’exclut qu’il ait l’intention de rechercher à la faveur de ce vote une coalition gouvernementale des libéraux. Les élections européennes seront donc également l’occasion de contribuer à mettre en échec ce projet. Nos listes seront les listes anti-pacte de responsabilité. Sur la base du refus de la politique gouvernementale, nous ambitionnons donc plus que jamais de devenir la première force à gauche et de créer ainsi un séisme politique. Car notre opposition de gauche à la politique du gouvernement a pour vocation de rassembler une majorité alternative sans attendre 2017. Les élections européennes peuvent enclencher ce processus.

Le PG aborde donc cette élection avec une volonté majoritaire. C’est pourquoi nous chercherons jusqu’au bout à unir tous ceux qui, au Front de Gauche (FDG) et plus largement à gauche, refusent cette politique d’austérité au plan national comme européen et la construction européenne qui va avec.

Le FDG devrait être depuis des mois le vecteur naturel de ces listes. Tout y invite : notre histoire commune depuis la campagne contre le TCE puis dans le FDG, nos avancées électorales et dans la rue, le succès de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Les partis qui composent le FDG se retrouvent également hors la majorité gouvernementale. Nous nous sommes d’ailleurs tous opposés au budget 2014 et nos parlementaires ont voté contre. Tous nos partis ont également annoncé leur opposition au pacte de responsabilité. Le FDG aurait donc dû dans son ensemble aborder offensivement la séquence électorale composée des municipales et européennes. Nous savons que cela n’a pas été le cas. Si au final, nous pouvons nous réjouir qu’un très grand nombre de listes autonomes des listes gouvernementales défendront nos choix aux municipales, force est de constater que la stratégie à géométrie variable décidée par la direction du PCF a nui à notre élan collectif et à la crédibilité du FDG.

Malgré les enjeux de l’élection européenne, le PG avait fait le choix de tenter de sortir de la paralysie en proposant au PCF une rencontre bilatérale le 17 janvier, assortie d’un certain nombre de propositions concrètes. Non pas pour effacer les difficultés de la campagne municipale, elles sont bien réelles, mais pour avancer malgré tout vers l’étape suivante. En toute responsabilité, nous avions proposé un important compromis dans l’objectif de poursuivre la route ensemble et de relancer le FDG. Nous aurions pu, vu l’escalade libérale du chef de l’État, demander au PCF de se retirer des listes gouvernementales au nom de la stratégie commune décidée en janvier 2013. Nous ne l’avons pas fait, pour permettre au FDG de sortir de l’impasse. Nous nous sommes donc « contentés » de demander au PCF un signe positif en vue de rétablir la confiance. Il s’agissait de s’engager à ne pas permettre au PS d’utiliser notre logo commun, représentant de notre histoire et de notre stratégie, dans tous les documents officiels de campagne des listes conduites par les Solfériniens dans les villes les plus significatives politiquement dont Paris, Nantes et celles incluant des ministres PS. Pour le PG, cette demande avait un objectif clair : ne pas banaliser la stratégie à géométrie variable employée par le PCF lors de ces municipales, pour qu’à l’avenir le FDG ne se retrouve plus prisonnier de ces contradictions, à commencer par les élections cantonales et régionales de 2015. Pour nous, en effet, le FDG n’est pas un cartel de circonstance mais l’outil d’une stratégie et d’une orientation politique au long cours : celle de la Révolution citoyenne qui nécessite l’autonomie vis à vis du PS. C’est ce qui fait son sens et son intérêt.

Où en sommes-nous ? Voilà maintenant trois semaines que nous attendons une réponse sans cesse reportée malgré de nombreuses promesses en ce sens de la direction du PCF et de Pierre Laurent lui-même. Finalement les faits ont répondu d’eux-mêmes puisque à Paris le matériel officiel de la liste Hidalgo a été lancé avec le logo FDG. Et ce au moment même où l’on nous assurait une dernière fois dans une réunion officielle, au nom de la direction du PCF, que ce ne serait pas le cas. Malgré nos efforts, preuve est faite que nous ne pouvons contourner les divergences stratégiques des municipales et les contradictions qui vont avec. Comment partir en campagne en assumant la confrontation avec les listes gouvernementales aux européennes avec ceux qui, au même moment à Paris, Nantes et dans la moitié des villes de France, partent derrière le PS en concurrence avec nos propres listes FDG ?

Nous aurons tout tenté pour démarrer rapidement la campagne européenne avec l’ensemble du FDG sans attendre la fin de ces municipales. Les contradictions générées par une partie du PCF nous ont rattrapées : nous constatons que ce n’est pas possible pour le moment.

Cela n’empêche pas, comme ce CN devait le décider, de lancer la campagne européenne. Il n’est en effet pas question d’infliger un handicap supplémentaire à la dynamique que nous entendons porter.

Nous ne changerons pas de méthode. Nous restons évidemment attachés au FDG mais débarrassés à l’avenir de toute ambiguïté stratégique sur la question de l’autonomie. Nous procéderons avec le souci constant de l’unité qui caractérise notre démarche depuis notre création. Nous appelons ainsi toutes les forces, toutes les composantes, tous les responsables politiques, du FDG mais aussi d’autres partis, qui sont engagés nationalement ou localement avec nous sur des listes autonomes aux municipales, à s’engager avec nous dès maintenant dans la campagne européenne de l’opposition de gauche, y compris avec des chefs de file là où c’est possible.

Cette campagne doit permettre de relancer l’objectif du Front du peuple que s’est toujours assigné le FDG. Cela revient à relancer les assemblées citoyennes pendant la campagne pour permettre une véritable implication citoyenne, y compris avec des adhésions directes que nous devons travailler à rendre possible de façon urgente.

Au delà, nous entendons continuer à œuvrer au rassemblement le plus large possible des forces constituées et des personnalités qui affirment, d’une façon ou d’une autre selon l’endroit où ils se situent aujourd’hui, les mêmes critiques vis à vis du gouvernement. Le processus que nous lançons restera donc celui de la main ouverte. A commencer évidemment par nos partenaires du FDG dont le PCF à qui il revient d’envoyer enfin les signaux clairs et publics, dont un engagement à présenter des listes autonomes aux élections cantonales et régionales de 2015, afin de construire avec nous ce processus, et plus globalement à toutes les forces et toutes les personnalités, FDG ou pas, qui souhaiteraient nous rejoindre, même après les municipales. Cet appel s’adresse y compris à tous les militants, les personnalités et composantes de l’actuelle majorité gouvernementale qui accepteraient de franchir le pas pour s’engager dans des listes contre la politique d’austérité du gouvernement et la politique de l’UE. Même si nous avons sur notre conception de la construction européenne des divergences notables qui pourraient compliquer un éventuel accord, nous suivons avec intérêt l’évolution au sein d’EELV et notamment la dynamique des nombreuses listes municipales que nous présentons ensemble, ou les appels de personnalités comme Eva Joly ou Noël Mamère.

A cet égard nous observerons dans les semaines à venir si la déclaration de la gauche du PS est suivie d’actes concrets, en particulier dans le cadre de la mobilisation unitaire nécessaire contre le pacte de responsabilité. Que les militants et responsables socialistes le sachent : s’ils veulent rompre pour de bon avec la politique menée en leur nom, nous pouvons faire alliance aux européennes. Car dans cette période très certainement décisive pour la France comme pour l’Europe, le PG a plus que jamais conscience du rôle qui est le sien. Il se doit d’agir avec clarté mais il sera surtout le facilitateur de tout ce qui permettra de battre les libéraux de tous poils, de repousser le spectre de l’extrême droite, de renverser durablement le rapport de force entre le capital et le travail au bénéfice du peuple. Les élections européennes peuvent être l’étape majeure de construction d’une majorité alternative de gauche, fidèle à la transformation sociale et écologique. »

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Un petit commentaire :
La critique du système financier adossé au développement capitaliste des économies mondiales est salutaire en temps de crise . Le Parti de Gauche porte cette critique , tandis que le PS  a adhéré au libéralisme , à la loi du marché , et à l’option de la concurrence libre et non faussée  et de la mise en compétition des entreprises  et de leurs ressources ( le travail,le capital ) Ce mode de développement s’accompagne de la mondialisation, de la financiarisation, de la recherche du profit maximum et débouche sur la crise actuelle. Selon le vieux schéma , les préoccupations de croissance passent avant les préoccupations écologiques ou sociales, certains diront que les secondes sont subordonnées aux premières.
Le Parti de Gauche revendique un changement de paradigme . Ce changement passe par une rupture des mentalités sur la croissance et le développement, le rapport riches / pauvres    et nécessite une véritable action politique fondée sur une implication démocratique  confiante et peu craintive dans l’adoption de nouvelles règles de vie collective ( Nouvelle Constitution Française, Nouveau traité européen) et dans le respect des valeurs républicaines garanties par la fraternité citoyenne ( cette aptitude qui permet l’ évitement de l’intolérance et de la barbarie) 
Que le Parti de Gauche parvienne à une majorité de rassemblement  ou n’ y parvienne pas , la réponse n’est pas dans le marc de café,  sa crédibilité reste et doit rester dans sa détermination à vouloir  la responsabilité du pouvoir par le vote et le suffrage direct quelque soient les résultats électoraux . Sa crédibilité c’est de vouloir participer au débat démocratique et d’assumer ses choix. Ses idées sont bonnes, elles sont perfectibles et le temps les imposera. Ne succombons pas à la tyrannie de l’urgence et au culte du chef.
La rupture commande de s’éloigner d’un système jugé incompatible avec l’avénement d’une Europe fondamentalement mise au service de l’humain, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui . En effet le déni démocratique de l’UE est structurel et  la politique d’austérité pour les peuples européens dictée par la Finance mondiale et l’oligarchie politique européenne est une des marques les plus visibles de cette incompatibilité . La bataille est donc diplomatique , institutionnelle et démocratique. Il est possible qu’il faille laisser voir qu’une sortie de l’euro n’effraie pas le PG préparé à cette éventualité , mais c’est hurler avec les loups , le FN, et ça c’est pas bon.
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Des chiffres , vous en voulez ???

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INSEE.La baisse du % de niveau moyen de croissance en France est constante : depuis 50 ans il est passé de 5,6 à 0,8 .Le % de chômage est généralement attribué  à une baisse  de l’activité économique : conforter la croissance est donc synonyme  de lutte contre le chômage . Erreur car la croissance ne revient pas .
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INSEE.Il faut distinguer les dépenses d’administration , celles qui garantissent le bon fonctionnement des services publics de l’Etat, financées par l’impôt:elles sont constantes depuis 30 ans  Les dépenses de Sécurité sociale augmentent continuellement, elles sont dues au vieillissement de la population , elles sont financées par des cotisations sociales ( une participation de tous à une assurance publique en matière de santé et de retraites)
L’Erreur, ce serait de privatiser les dépenses de sécurité sociale comme contraire à l’idéal républicain de solidarité
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OCDE. Sur 30 ans les salaires ont perdu 10 points sur la part des richesses produites ce qui nuit à la politique de la demande ( économie réelle et consommation) La part du capital a augmenté et l’économie s’est financiarisée au détriment de l’économie réelle ( l’argent s’amuse avec l’argent)L’Erreur ce serait de privilégier une politique de l’offre en renforçant l’outil de production par une incitation à la compétitivité y compris sur le marché du travail .
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Le taux moyen d’impôts sur les bénéfices des sociétés est de 25 % aujourd’hui en Europe contre 40 % aux Etats-Unis : il a baissé de 12 points au cours de ces 30 dernières années sur fond de dumping fiscal intra zone euro  et la cours aux investisseurs notamment étrangers.
L’Erreur  est de considérer que les entreprise payent trop d’impôt sans faire le distinguo entre entreprises du CAC 40 le plus souvent des multinationale et les autres entreprises moyennes ou petites