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approche d’un sujet par les chiffres

L’Europe économique est une pétaudière

JL Mélenchon  examine pour nous le fonctionnement des instances bruxelloises , à commencer par le parlement européen et sa mission celle de voter un budget qui fixe la liberté de manoeuvre des politiques communes sous l’oeil scrutateur du conseil européen( les chefs d’Etat) et la commission ( les technocrates)

Pétaudière , le budget européen c’est  bien une pétaudière pour  Mélenchon : il développe son argumentation  sur son blog  Voir son billet du 22/12/2014 ICI dont nous reproduisons l’intégralité çi après.

 » Il va à vau l’eau. Il s’élève à 145 milliards. En apparence. Car on reporte d’une année sur l’autre les factures qui n’ont pas été honorées dans l’année en cours. Et qui ne le seront pas dans la suivante. Dans les États membres, ça s’appellerait un déficit. Ici, on ne doit pas prononcer le mot de la chose dont madame Merkel et Ingeborg Grässle pensent qu’il ne se dit qu’en français. Donc, en Europe, ça s’appelle des « impayés ». Ne nous coupons pas les cheveux entre nous et allons au fait : accumulés depuis 2010, ces « impayés » devraient atteindre 30 milliards d’euros fin 2014. Cela représente plus de 20 % du budget annuel de l’Union ! Dont près de 25 milliards « d’impayés » au titre des fonds structurels. Concrètement cela se passe de la façon suivante : l’Europe s’engage à financer des programmes ou annonce des subventions mais ne verse pas les crédits correspondants dans les temps. Ça c’est grave. Car ces milliards engagés sont dus en particulier à des collectivités locales ou à des ONG. Pour réaliser le projet approuvé, celles-ci doivent donc emprunter et donner en gage la promesse de subvention. Ce qui revient à dire que les banques prennent un impôt privé sur toutes les sommes que l’Union européenne verse aux collectivités et aux associations. Ce n’est pas beau l’économie de marché ?

Tout cela, c’est le résultat d’une méthode de travail. En effet pour grossir les effets d’affichages financiers, la Commission et les États ont pris l’habitude de voter ce qui est appelé des « budgets d’engagements ». Cela ouvre le droit de passer des commandes ou de décider des subventions. Mais ces « budgets d’engagements » sont beaucoup plus élevés que les « budgets de paiements ». Ceux-là, ce sont les crédits effectivement disponibles pour payer. Entre 2007 et 2013, l’UE s’est ainsi engagée sur 976 milliards de dépenses. Mais elle n’a budgété que 925 milliards de crédits ! Alors même qu’elle n’a pas le droit d’emprunter, l’Europe a ainsi créé ce que partout ailleurs on appellerait un « déficit ». Mais comme c’est interdit par les Traités, on les appelle des « impayés ». On aurait pu les baptiser « carpes » ou « lapins » ou « coupeurs de cheveux » ce serait pareil. Mais c’est quand même un déficit.

Comment ces braves gens expliquent-ils ce monstrueux accroc à leur prétendu sérieux ? Ils disent : « C’est de l’argent qui nous est dû par les États et qu’ils ne nous ont pas payé ». Ah ! Que voilà une bonne excuse pour cette pagaille comptable. Les Français devraient en faire autant, sans se couper les cheveux entre eux, comme dirait cette brave Ingeborg ! On retirerait du déficit budgétaire 85 milliards. Et on pleurerait : « c’est un impayé, juste un impayé. De l’argent que les contribuables nous doivent mais qu’ils ne nous ont pas payé. C’est de la fraude fiscale. D’ailleurs ils ont caché cet argent chez vous monsieur Junker ! » Ça serait classe, non ?

Puisque j’en suis à badiner voyons de plus près la gestion de ces donneurs de leçon. Pourquoi les États ne payent-ils pas ? Simple ! Parce que chaque année ils ne savent pas combien ils doivent. Comment est-ce possible ? Simple. Chaque année l’Union contrôle les États pour savoir combien ils devront payer compte tenu des nombreux critères d’évaluation de cette somme pour ne pas en perdre une miette ! Mais ce contrôle dure un bon moment. A vrai dire, il dure tant et plus. Car la bureaucratie européenne, qui couvre de sarcasmes les « lourdeurs » des États-nations est, elle, un modèle de poids mort tortueux et inefficace. Donc, quand arrive la facture de l’Union dans les États et avant qu’ils aient réglé, les impayés ont eu le temps de s’accumuler faute d’argent disponibles pour payer au fur et à mesure. Et ensuite, les États contestent le montant. Et ainsi de suite. Certains États ont ainsi accumulé de très importants retards de versements. Comme ces retards sont liés aux contrôles de la Commission, les États refusent de les payer en bloc. La Commission a donc proposé un mécanisme « provisoire ». Il s’agit de permettre… le report de ces versements révisés. La pagaille est alors à son comble !

Vous avez suivi jusque-là ? Voici maintenant le plus drôle. Vous avez compris que l’Union est en déficit car elle a des milliards d’impayés. Comme c’est triste ! Mais heureusement, il y a une bonne nouvelle ! Attention les yeux ! Hop : à la fin de l’année l’Union a.. des excédents budgétaires. Oui ! Vous avez bien lu. Des excédents en fin d’année alors qu’il reste des milliards d’impayés ! Ce fut le cas fin 2013 : un milliard d’excédent ! Et le Parlement a voté le report de cette somme en 2014, en même temps que la masse des impayés. Comment ces excédents sont-ils possibles alors qu’il y a des impayés ? Voici comment ce miracle est produit. C’est ici l’enfant du contrôle tatillon de l’usage des fonds publics. De l’obsession de mesurer l’utilité des dépenses. Toutes ces vertus que « Libération » attribue à madame Ingeborg Grässle, en oubliant d’évoquer dans la biographie de ce monstre de rigueur son activité dévouée pour s’opposer aux contrôles qui « pénalisent » les fonds privés et bancaires. Il est vrai que cette dame est « quelqu’un d’extraordinairement compétent qui n’a pas de famille, qui a donné toute sa vie à son travail au Parlement européen » comme éclate en sanglots « Libération » qui note aussi comment elle « baisse les yeux » douloureusement quand on lui parle de moi. Le résultat de ce dévouement est aussi grandiose que le sacrifice. Voyez plutôt.

Les procédures imposées aux bénéficiaires se sont alourdies et allongées jusqu’à l’absurde. Derrière les justifications de « contrôle », c’est en fait une technique bureaucratique abusive pour freiner la dépense. Partant du constat que puisque tout ne pourra pas être payé, tout est fait pour rendre la dépense elle-même impossible. Tout cela a été codifié dans les nouveaux règlements des fonds européens. Cauchemar des collectivités et des ONG, ces règlements kafkaïens font la joie des lobbyistes et des cabinets de conseil qui apprennent à qui veut, moyennant finance, comment les surmonter. Telle est la situation. La Commission européenne et ses suppôts ont tellement complexifié les procédures de dépenses qu’elle n’arrive plus à dépenser tous les crédits, même quand elle le voudrait. Au total, les « impayés » se trouvent aggravés par l’artifice bureaucratique qui était censé les contenir. Grandiose !

Cette cavalerie n’est pas prête à s’arrêter. En effet le « Cadre financier 2014-2020 », le budget global pluriannuel, prévoit 960 milliards de dépenses. Mais il n’autorise que 908 milliards de crédits. Le trou, délibérément créé, sera donc à nouveau de 52 milliards. Mais chut ! On ne parlera pas de déficit. Trop fort ! Concrètement, la dette des « impayés » de l’UE s’envole donc au fil des années : 11 milliards d’euros de factures impayées à la fin de l’année 2011, 16 en 2012, 23 fin 2013 et autour de 30 milliards fin 2014. En ce moment, la communication de l’UE se déchaine pour annoncer que « l’apurement de cette dette va commencer » ! Du pur pipeau. Quatre milliards ont péniblement été dégagés en 2014 pour réduire ces impayés. C’est une goutte d’eau par rapport aux 30 milliards accumulés et aux nouveaux impayés créés par la poursuite de cette mauvaise gestion à l’allemande de l’Union européenne. Un des « budgets rectificatifs » votés permet d’inscrire de nouvelles recettes exceptionnelles. On se pince : il s’agit d’amendes perçues par l’UE. Aaaaah ! Mais hélas, cette ressource est bien loin d’abonder le budget pour réduire les « impayés ». En effet, dans le même temps est inscrite une baisse des contributions normalement dues par les États. En toute hypothèse, cette nouvelle manipulation austéritaire est aberrante car le montant des amendes est par définition instable.

Dans ce bazar entretenu par le Conseil et la Commission, le Parlement et toutes les Ingeborg Grässle font de la figuration. Ils ne cessent de voter des « plans d’apurement » qui ne sont jamais respectés. Mais cela n’empêche pas ce même Parlement de voter régulièrement le contraire de ce qu’il avait proclamé auparavant. C’est désormais rituel, lors de chaque examen du budget européen : le Parlement exprime son refus catégorique lors de la première lecture en octobre, avant de voter un budget quasiment identique en seconde lecture en décembre. Ainsi en a-t-il été de nouveau à propos du budget 2015. Après l’avoir qualifié de « catastrophique » en octobre, les mêmes rapporteurs ont proposé de l’adopter sans modification. Le montant final reste inférieur à la proposition de départ de la Commission, lequel était lui-même considéré comme largement insuffisant. Qu’à cela ne tienne ! Ils voteront favorablement quand bien même toutes les critiques initiales du Parlement restent maintenues. A partir de là vivent les paroles verbales. Le rapport continue bravement de déplorer l’absence de mesures traduisant les priorités affichées en matière d’emploi et de croissance. Il note même que « le Conseil ne semble plus avoir de priorités politiques et ne cherche plus qu’à limiter le plus possible les dépenses dans tous les domaines ». Il pointe aussi que le budget ajusté « ne suffira pas à arrêter l’effet « boule de neige » récurrent des factures impayées en 2015 ». Et il proteste sur le non-respect récurrent des engagements précédents du Conseil. Mais après cette très rude mise en cause que se passe-t-il ? Rien. La majorité PS-Droite vote pour, les yeux fermés. « L’Europe qui nous protège » est en marche.

UN ELU du Parti de Gauche dans le conseil municipal à Nîmes

mn2014NÎMES

Le mamamouchi Fournier , maire sortant UMP, n’a  été pas détrôné à l’issue du deuxième tour des Elections municipals à Nîmes , au contraire il confirme sa position de leader à droite face à un FN en pleine progression et dépassant le score du PS et le score du  FDG pris isolément

 144 940 habitants 1er tour 2ème tour 

Résultats du second tour :

Inscrits

86 019

Votants

50 172

Exprimés

48 054

Abstentions

41.67%

  • Liste Jean-Paul FOURNIER                                    22 491                       46.8%
  • Liste Yoann GILLET                                                    11 734                        24.41%
  • Liste Sylvette FAYET                                                  7 130                        14.83%
  • Liste Françoise DUMAS                                               6 699                        13.94%

 Rappel Résultats du premier tour :

Inscrits 85 991
Votants 48 531
Exprimés 47 037
Abstentions 43.56%
  • Liste Jean-Paul FOURNIER                                    17 491                        37.18%
  • Liste Yoann GILLET                                                    10 241                        21.77%
  • Liste Françoise DUMAS                                              6 929                        14.73%
  • Liste Sylvette FAYET                                                 5 664                         12.04%
  • Liste Jean-Paul BORÉ                                                4 340                         9.22%
  • Liste Eric FIROUD                                                         1 377                         2.92%
  • Liste Jean-Louis WOLBER                                          627                         1.33%
  • Liste  Elizabeth PASCAL                                               368                         0.78%

 

Nouveau conseil municipal 2014 : 1 élu Parti de Gauche

Liste Jean-Paul FOURNIER : 41

  • Jean-Paul FOURNIER
  • Marie Chantal BARBUSSE
  • Yvan LACHAUD
  • Sophie ROULLE
  • Franck PROUST
  • Mary BOURGADE
  • Laurent BURGOA
  • Valérie ROUVERAND
  • Richard TIBERINO
  • Corinne PONCE CASANOVA
  • Thierry PROCIDA
  • Laurence AGULHON-MAURICE
  • Pascal GOURDEL
  • Véronique GARDEUR-BANCEL
  • Richard FLANDIN
  • Marion PONGE
  • Julien PLANTIER
  • Claude DE GIRARDI
  • Daniel Jean VALADE
  • Marie Reine DELBOS
  • Marc TAULELLE
  • Patricia FOURQUET
  • Camille DELRAN
  • Marianne CREPIN
  • Jacky RAYMOND
  • Christine TOURNIER-BARNIER
  • Bernard ANGELRAS
  • Monique BOISSIERE
  • Michel BAZIN
  • Eline ENRIQUEZ-BOUZANQUET
  • Jean-Marc SOULAS
  • Danièle BLACHON-AGUILAR
  • Jean-Claude FEYBESSE
  • Evelyne BORDES
  • Frédéric PASTOR
  • Maud CHELVI-SENDIN
  • Christophe ROLLAND
  • Nathalie BOUSQUET
  • Jean-Marie FILIPPI
  • Catherine JEHANNO
  • Anthony CHAZE

Liste Yoann GILLET :7

  • Yoann GILLET
  • Laurence GARDET
  • Bernard MONREAL
  • Henriette DOYEN
  • Thierry JACOB
  • Sylvie VIGNON
  • Julien GELLY

Liste Sylvette FAYET : 4 dont 1 PG

  • Sylvette FAYET           Parti communiste
  • François SEGUY       Parti de Gauche
  • Agnès CHARAIX-PY  Parti  EELV
  • Christian BASTID      Parti communiste

Liste Françoise DUMAS : 3

  • Françoise DUMAS
  • Sébastien GROS
  • Catherine BERNIÉ-BOISSARD

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Analyse 

 Compte tenu du score du Front national qui atteint les 24 ,4% et celui de Fournier confirmé en tête  du scrutin avec 5000 voix de plus au second tour  (  46,8%  à lui tout seul ) la vague bleue avoisine 71 % des voix . 

Rétrospectivement la liste de coalition avec le PS aurait été fatale au Parti de gauche qui avait accepté de ne plus figurer dans l’ordre de la liste Fayet du premier tour, François Seguy ( tête de liste PG) étant rétrogradé de la seconde à la 4ième  place en cas de coalition, la 4ième place devenant la 10ième sur la fameuse liste de fusion qui n’a pas été déposée. Arithmétiquement la liste de fusion aurait obtenu 7  sièges , insuffisant pour un siège d’élu en faveur du Parti de gauche.

A réfléchir …..

Eurostat: record de chômage en septembre 2012pour la zone Euro et les pays du Sud.

chomageLe taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,6% de la population active en septembre, soit 18,49 millions de personnes au chômage , et une augmentation  sur un ande 2,14 millions personnes .La situation est plus que critique en Grèce et Espagne avec leur 25% de chômeurs qui touchent essentiellement les jeunes: en un an  on note une forte progression à Chypre et au Portugal qui dépassent la moyenne avec respectivement leur 13% et 16%. Ce chômage touche plus particulièrement les pays du sud , l’Allemagne, l’Autriche, les Pays Bas et le Luxembourg tournent autour de 5%

La France avec ses 10,6 % est au milieu du gué.

INSEE: finances publiques 2011

Le déficit public 2011 à 5,2% de PIB

Le montant du PIB est de l’ordre de 2000 milliards d’euros environ et l’endettement public ( l’accumulation des deficits budgetaires d’année en année ) est de l’ordre de 1700 milliards

le déficit public – deficit budgetaire annuel-(Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) a été ramené à 5,2% de PIB en 2011,après 7,1% en 2010 et 7,5% en 2009.

Entre 2010 et 2011 la reduction des depenses publiques représente   1,2 point du PIB  . Selon   Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE cette situation est due à de meilleurs resultats que prévus de l’impot sur les sociétés dont les recettes sont en principe difficile à evaluer en periode economique morose.

Notre  croissance du PIB en 2011 est de  l’ordre de 1,7%, il faut s’attendre à une baisse de la croissance en 2012 et une croissance selon les previsionnistes de 0,5 , proche de la récession, la conséquence = baisse des rentrées fiscales et augmentation corrélative de l’endettement.

En conclusion l’ amélioration des comptes publics signalée par l’INSEE est beaucoup plus conjoncturelle que structurelle et l’endettement public devrait continuer de progresser ( 85,8 % en 2011 soit une augmentation de 122,1 milliards d’euros par rapport à l’année précédente : en 2010, elle avait gonflé de 101,7 milliards d’euros)) pour culminer autour de 90% de PIB en 2013. La « charge de la dette » c’est-à-dire le remboursement des intérêts des emprunts contractés pour financer l’endettement public, a  augmenté de prés de 10 % en 2011.Les prêts accordés aux pays en difficulté de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande) ont alimenté la dette à hauteur de 10,4 milliards d’euros

Une société de consommation avec un pouvoir d'achat qui diminue , est ce possible ?

consommateurs-supermarche-gramont-9-aout-2010-613987-304x170REGARDEZ mais ne touchez pas

Selon les chiffres de l’Insee publiés en ce début d’année ( avec anticipation pour le mois de décembre) les dépenses en biens de consommation des ménages français ont ralenti d’un point en 2011 avec une croissance 0,3% contre 1,3% en 2010 ( moyenne bien inférieure au rythme d’avant la crise de l’ordre de 2% par an)

Donc la consommation des ménages est atone, et le restera en 2012,  la croissance est grippée et le restera car la consommation des ménages en est son moteur essentiel en tout cas en France : le prévisionnel de croissance du PIB en 2012 de l’ordre de 0,I% n’est pas fait pour rendre optimiste et la  récession nous colle aux basques.

La contraction de la consommation peut trouver plusieurs explications en temps de crise


1. la réduction du niveau de l’emploi avec augmentation du chômage et précarisation accrue : la tendance dans les chaumières est à la prudence . Lorsque l’on peut on épargne , lorsque l’on ne peut pas on sauvegarde  l’essentiel, dans les deux cas on réduit la consommation tous azimuts .Reste la consommation basique mais les prix augmentent (la baguette de pain,le café,l’essence ,le chauffage…)

2. la réduction des avantages sociaux ou acquis sociaux qui touche les plus défavorisés.

3. l’augmentation des taxes qui se répercutent sur le prix à la consommation auquel le porte monnaie du consommateur doit faire face . Le plus bel exemple de ce transfert en est la TVA sociale à venir . Il s’agit de réduire le  cout du travail ( mesure  applaudie par le Medef) , en externalisant de l’entreprise sur le consommateur le financement de la protection sociale assuré jusqu’à présent par les partenaires sociaux dans un rapport de solidarité employés -patrons .

La baisse du pouvoir d’achat est bien là pour la masse des salariés qui ne vivent que de leur travail et auxquels on veut imposer une cure d’austérité .

Alors que faire ? La réduction du pouvoir d’achat dans une société de consommation n’est pas la panacée . Pour éviter la schyzophrénie à laquelle elle expose, redevenons maitres de notre argent. Bien, commençons par limiter la consommation des banques par qui le scandale  est arrivée . Commençons par boycotter les produits bancaires ( tous les types d’assurances et abonnements ou services que les banques proposent, les cartes bancaires etc ) , retirons l’ensemble de nos revenus disponibles et gérons notre propre argent centime après  centime. Adressons nous aux banques coopératives  en cas de besoin. Exit la financiarisation à outrance ,cause de tous nos soucis .


La réduction du cout du travail dont la plus emblématique est la TVA sociale envisagée par le Gouvernement Sarkozy et applaudie par le Medef, s’agissant d’externaliser de l’entreprise le  financement de la protection sociale et de le transférer sur l’impot du consommateur.

INSEE:chiffres du 3ième trimestre 2011 dette publique FRANCE=1.688,9 Milliards E

La dette publique de la France s’entend de la dette cumulée de l’Etat, des collectivirés locales et de la Sécurité sociale : elle atteint le montant de 1.688,9 milliards d’euros fin septembre 2011 ( soit 85,3% du PIB), avec une réduction enregistrée au cours du 3 ième trimestre de 3,6 milliards d’euros par rapport au montant du mois de juin de 1.692,5 milliards d’euros .

Cette diminution est due aux efforts de l’Etat principalement dont la contribution à la réduction de la dette est de 8,4 milliards d’euros au cours du trimestre tandis que la dette des administrations de la Sécurité sociale a progressé de 5,6 milliards d’euros

Selon les prévisions du gouvernement  ( voir budget 2012) l’endettement public d’ici 2016 devrait aller en diminuant sauf pour 2012( 88%), et rester dans la fourchette 80 à 90 % du PIB :  les économistes estiment qu’au delà des 90% du PIB le pays entre en recession .

Rappelons que le pacte de stabilité financière européen fixait à 60 % la limite de l’endettement public des Etats.

SONDAGE: Elysée 2012

Selon une enquête* TNS-Sofres et Mediaprism pour I-télé Jean-Luc Mélenchon est à la troisième place ( derrière Hollande et Srakozy ) lorsque les sondés indiquent qui est le plus juste et le plus porteur de convictions fortes. Mais le représentant du Front de gauche est bon dernier sur la crédibilité internationale.

*Sondage réalisé le 8 décembre en ligne auprès d’un échantillon de 1.020 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas