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,Le sacrifice du gendarme Beltrame pour une idée de l’homme au service de la France

beltrame

Le vendredi 23 mars 2018 , Radouane Beltrame , un jeune homme de 25 ans ans né  au Maroc en 1992 s’était retranché dans un magasin super U de Trébes aprés avoir abattu un automobiliste pour lui voler son véhicule . Rendu dans le super marché , il abattait deux autres personnes puis donnait la mort à l’officier supérieur de la Gendarmerie le Lieutenant colonel Arnaud Beltrame  qui s’était livré en échange de la  caissière prénommée Julie, prise en otage par le terroriste . Ce dernier était abattu à son tour  par les forces d’intervention qui mettaient fin à son  périple de meurtrier qu’il avait prémédité. Il se réclamait du djihad islamiste mené par le groupe Daech ( EI Etat islamiste) lequel a revendiqué l’attentat.

Radouane Beltrame vivait chez ses parents, il avait bénéficié de la nationalité française à l’age de 12 ans, à la suite de la naturalisation de son père. Il était connu défavorablement des services de police et fiché pour sa radicalisation dans la mouvance djihadiste.Il était sans emploi et fréquentait une jeune femme de 18 ans impliquée dans la même mouvance.

Le lieutenant colonel Bel tr ame , était agé de 45 ans marié et père de deux enfants, aujourd’hui orphelins de leur père. Il avait opté , au plan professionnel, pour une carrière militaire et passait avec brio ses examens sortant chaque fois  major de sa promotion . Il était connu pour son courage sur le terrain et avait été décoré de la Croix de la Valeur Militaire . A la suite des événements tragiques de Trébes il était nommé au rang de Commandeur de la Légion d’Honneur.

Sa mort a donné lieu à de vibrants hommages à l’homme qu’il était, et à son  sacrifice et le Président de la République, chef de l’Etat français  s’est incliné sur sa dépouille, marquant ainsi le respect de la République et du peuple pour son fils tué au champ d’honneur.

Depuis l’hémicycle, Mélenchon n’a pas failli à sa réputation d’humaniste  et à l’amour de sa patrie républicaine , il a salué en Arnaud Beltrame  » un héros de la condition humaine « qui a « remis le monde humain en ordre » en offrant sa vie pour sauver celle d’autrui. Il s’est élevé contre ces forces qui tendent à « abolir la norme humaine » qui est faite de raison, de compassion, de don de soi .

J’ajoute un texte de mon ami Jean Marie Baurens édité dans le Journal LM du 29 mars 2018 : avec des mots ciselés dans l’histoire de la radicalité religieuse il rend hommage à cette belle âme où se sont trouvés réunis l’esprit maçonnique et religieux ayant concouru sans doute au geste héroïque de celui qui la nourrissait.

 » Rappelé par Le Monde, il était franc-Maçon et catholique à la fois. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame se voulait fidèle simultanément à ces deux courants de pensée. Franc vient de free, signifiant libre en Anglais, l’Angleterre étant le pays qui a donné naissance aux Free Masons à la fin du Moyen-âge. Dès lors à nos esprits cartésiens vient la question : Comment la libre pensée peut-elle être associée aux injonctions religieuses ? Là encore l’Histoire nous aide à comprendre la logique cachée sous ces deux antinomies apparentes. Ou tout au moins pourra-t-on espérer entrevoir ce lien au travers de la gestation historique de leur rapprochement. Dès le XVIIIè siècle, les églises protestantes se montrent plutôt favorables à la franc-maçonnerie. Par contre, le pape Clément XII en 1738 la déclare simplement « suspecte d’hérésie ». Peut-être avant tout par réflexe d’autodéfense. Il faut savoir néanmoins qu’ à cette époque la franc-maçonnerie ne remet pas directement en cause les croyances en Dieu ni même la justification des églises. La Loge s’avance prudemment par un déisme simplifié, celui du « Grand Architecte ». Le pape aurait-il alors senti venir la progression des prémices du rationalisme des Lumières et donc, en fin politique, aurait-il opté pour une condamnation empreinte de retenue ? Peut-être savait-il en effet que beaucoup d’ecclésiastiques avaient adhéré à l’Ordre. Au XIX è siècle l’opposition se radicalise entre catholiques et francs-maçons, mais moins pour des raisons idéologiques que politiques. Les intransigeances de la Révolution et notamment celles de la conception de l’Etre Suprême une fois dépassées, la Franc-maçonnerie républicaine ciblera en priorité le cléricalisme. Après une accalmie momentanée voulue par Napoléon III qui accorde protection au Grand Orient, la III è République voit donc dans les loges une concurrence politique potentiellement trop influente. Pourtant de son côté la Grande Loge devient en un sens plus profane. Elle met en veilleuse le dogme de la croyance en Dieu et de l’immortalité de l’âme. Du coup, il fut logique que la maçonnerie se retrouvât aux côtés des partisans de l’école laïque en 1880 et de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Du reste Léon Gambetta, Aristide Briand, Jules Ferry et Emile Combes n’étaient-ils pas des francs-maçons notoires ? On assiste ensuite à une résurgence paroxysmique mais fugitive de la méfiance réciproque Eglise-Franc-maçonnerie avec  l’Affaire Dreyfus. L’antisémitisme, encore un paramètre tristement d’actualité avec l’assassinat de Madame Knoll. La Franc-maçonnerie est alors accusée de diriger le pays d’une manière occulte, ce qui est une aberration puisque tout le monde est sensé le savoir, à tort ou à raison. Mais les choses évoluent positivement. Le Concile Vatican II se termine en 1965 sur le principe d’une tolérance mutuelle. Depuis, les deux sources d’inspiration ont presque simultanément convergées, par exemple sur le principe déclaratif de la condamnation de toute forme de discrimination. L’occasion leur sera donnée de le confirmer lors de la mission commune de médiation qui leur est confiée par le gouvernement en 1988 en Nouvelle Calédonie, autre sujet en lien avec l’actualité. La catholicité y avait ainsi rejoint la bienveillance protestante aux côtés du Grand Orient. Pas étonnant que la synthèse Eglise et Grande Loge ait pu s’effectuer dans cette belle âme du Lieutenant-colonel Beltrame. Ces deux antinomies initiales, maçonnique et religieuse, se sont ainsi tragiquement retrouvées unies face à ce terroriste, cet esprit délirant, quintessence d’un emballement religieux capable de surgir désormais à chaque carrefour de notre douce France. »

Lutte antiterroriste et révision constitutionnelle

imagesDans un précédent billet  j’identifiais quel était l’ennemi  » Le Daech , une bande d’assassins politico-religieux « 

Le pouvoir executif a eu raison d’utiliser l’état d’urgence aux lendemains des attentats du 13 Novembre 2015 qui ont fait 130 morts en application de  la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 sur l’ état d’urgence.

Dans un premier temps,  un décret pris en conseil des ministres le 14 novembre 2015 déclare l’état d’urgence valable 12 jours à l’issue desquels une loi de prorogation est nécessaire. Dans un deuxième temps, le parlement est saisi et vote la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions (1)  . L’état d’exception que recouvre l’état d’urgence prendra donc fin le 26 février 2016.Le gouvernement s’apprêterait à déposer un projet de loi autorisant une nouvelle prolongation de 3 mois.

A la lecture de l’article 3 de la loi du 3 avril modifiée qui dispose : « La loi autorisant la prorogation au-delà de douze jours de l’état d’urgence fixe sa durée définitive. » la loi de prorogation fixe la date » définitive  »de l’état d’urgence.

Il n’est donc pas certain, comme semble le suggérer le gouvernement, que l’état d’urgence puisse être renouvelable une deuxième fois sur le fondement de la même déclaration d’urgence valable 12 jours. On peut se demander quel sera l’avis du Conseil d’Etat , si celui-ci est saisi comme il est annoncé.

Certes l’état d’urgence reste et doit rester une situation exceptionnelle de mobilisation de l’appareil d’Etat dans son ensemble  et de  mobilisation citoyenne. Cependant la gravité des attentats ( 130 morts ) et celle de la menace représentée par les groupes djihadistes qui se disent en guerre contre l’Occident conduisent à penser que cette guerre ne va pas s’arrêter du jour au lendemain .S’il s’agit d’une guerre, la notion d’état d’urgence est dépassée, nos moeurs politiques s’accomoderaient -elles d’un Patriot Act à la française ? ( le Patriot Act  est la loi antiterroriste votée par le Congrés américain   au lendemain des attentats du 11/09/2001 )(*)

Dans la perspective des manifestations envisagées contre  la révision constitutionnelle mise en chantier par le gouvernement Hollande, le malaise est certain et ce à un double titre 

illégitime-défense-3-20151002-1728x800_c- la révision constitutionnelle qui inventerait un modèle d’Etat policier  approprié à la lutte antiterroriste donne raison aux terroristes qui cherchent à ébranler notre modèle de République en s’attaquant à nos valeurs , en minant notre organisation collective ( le risque zéro n’existe pas )  et en nous poussant à la faute par mimétisme de la violence. La réponse américaine après les attentats du 11/09/2001  n’est pas nécessairement un exemple à suivre même si cette expérience n’est pas dénuée de tout enseignement. En France le recours à la police et la justice administrative éloigne du principe républicain qui confie en temps normal ( en temps de paix ) le contrôle des libertés individuelles à l’office du juge  judiciaire, héritier d’un état de droit dont les standards démocratiques sont les plus élevés au monde . C’est toute l’architecture de notre modèle de sécurité qui est en jeu, ce qui conduit à réfléchir sur l’efficacité de mesures exceptionnelles d’urgence propres à nous protéger contre des djihadistes kamikaze. Ces attentats suicides d’une particulière dangerosité étaient connus des autorités, ils avaient épargné la France jusqu’ici  ( mais pas nos voisins européens Madrid en 2004 56 morts, Londres en 2005 191 morts, )  L’engagement armé de la France au Mali en 2013 et au Moyen Orient , Irak en 2014, Syrie en 2015 a pu contribuer à activer depuis l’étranger des filières djihadistes en aggravant  le danger potentiel encouru par la population française sous l’effet de représailles terroristes prévisibles. Le Président Hollande en porte la responsabilité politique.

une-policiers_reuters-la révision constitutionnelle toucherait au noyau dur du pacte républicain : la qualité de citoyen. Elle donnerait raison aux mouvements d’extrême droite déjà favorables, avant les attentats,  à la déchéance de tous les nationaux « rebelles ». En politique « Oeil pour oeil , dent pour dent » semble être devenue leur devise., en dehors de toute compréhension de la relation humaine et du lien bon ou mauvais qui nous unit. La   »tolérance zéro » c’était déjà leur slogan pour traquer les mineurs délinquants, comparés à un fléau national , c’est encore plus facile  maintenant  de pointer ainsi les terroristes djihadistes .  Marine le Pen qui veut conquérir avec ses sbires  le pouvoir d’Etat, sait ce qu’elle fait lorsqu’elle surfe sur un populisme activé sur le repli sécuritaire et xénophobe de l’électorat. La fin justifie les moyens…cela n’a jamais été trés républicain même si les politiques en usent et en abusent.

Alors quoi faire ?

La France est désormais impliquée contre le terrorisme djihadiste il va lui falloir faire un effort économique durable mais surtout un effort diplomatique considérable pour gagner  la paix et donc la sécurité  dans une spirale de violence aventureuse.

Sur le plan économique, comme le laisse penser le chef d’Etat major des armées, responsable des opérations militaires le Général Pierre de Villiers qui publie une tribune dans le Monde du 21/01/2016, il conviendrait d’accorder au Ministère de la Défense nationale un objectif de dépenses militaires de l’ordre de 2% du PIB, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui à l’heure où on se préoccupe plus des  politiques d’austérité que de la Défense en Europe . C’est un sujet qui fâche , comme celui de définanciariser les groupes armés qui prônent le djihadisme total et planétaire , de s’intéresser aux paradis fiscaux, aux réseaux mafieux ou aux Etats complices . Effort économique certes , l’argent a toujours été le nerf de la guerre mais cela ne dispense pas de s’interroger sur un gouvernement de gauche qui décide de bombarder l’ennemi qu’il est allé chercher au Moyen Orient , et en même temps défait, par mesure d’économie , une loi ( la loi Duflot)  qui essayait de garantir un logement pour tous sur le territoire de la République . Question de civilisation !!!

Sur le plan diplomatique, pour gagner la paix,  faire la guerre ne suffit pas  surtout dans les conditions géopolitiques complexes du Moyen Orient . La démocratie exige que toute guerre, quelle qu’elle soit, s’accompagne d’une mobilisation citoyenne sans précédent : conforter nos soldats lorsqu’elle est décidée, et demander des comptes à nos dirigeants sur la sortie de la guerre dans la perpective d’une sécurité retrouvée . Il n’y a pas d’autres interets fondamentaux de la Nation plus prioritaire que celui de protéger l’intégrité physique de sa population et de tout mettre en oeuvre pour éviter les drames comme celui du Bataclan , dont la tuerie au siège du journal  Charlie hebdo avait été l’annonciatrice, n’en déplaise à M Valls et son gouvernement. Cela ne m’étonnerait pas que Hollande, sous le gouvernement duquel se sont produits les attentats, les pires de notre histoire contemporaine ,   soit agité par une obsession : celle d’échapper au grief de ne pas avoir tout tenter pour répondre à l’agression du Daech  et en finir avec le groupe terroriste, comme le dit si bien son premier Ministre( *)

 

http://www.lopinion.fr/edition/politique/etat-d-urgence-police-justice-bord-burn-out-93748

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/23/que-contient-la-loi-sur-l-etat-d-urgence_4815295_1653578.html

(*) Nous apprenons que M Valls, lors d’une interview donnée à la BBC le 22 janvier 2015 , a confirmé qu’il était favorable à ce que l’état d’urgence persiste tant que dure la menace Daech  et qu’on en « finisse » avec ce groupe terroriste. Une façon de dire  » votez pour la révision constitutionnelle  » qui inscrit l’état d’urgence dans la durée, l’institutionnalise    à l’échelon le plus haut de nos règles , et confie de façon durable aux pouvoirs publics le soin de lutter contre le terrorisme , mieux que le Patriot Act américain qui avait été validé quasi unanimement par le Congrés pour une période de 4 ans , puis  avait acquis un caractère permanent à compter de 2006 .Force est de constater que le centre de Guantanamo  n’a pas pu être fermé malgré les promesses de Obama et ses efforts à la tête de la Maison Blanche .

Paris sous la terreur des représailles djihadistes aprés l’engagement militaire de la France en Syrie

Paris : après l'épreuve le sursaut républicain

Paris : après l’épreuve le sursaut républicain

Ce vendredi 13 novembre 2015 des attentats djihadistes perpétrés à Saint Denis à proximité du stade de France et dans l’est parisien  par des commandos-suicides ont fait 129 morts(*) à ce jour et prés de 350 blessés. Un lieu de spectacle footballistique (le Stade de France où se jouait un match France Allemagne) musical ( la salle du Bataclan où le groupe Eagles of Death Métal jouait en concert) et un lieu de spectacle permanent ( la rue , les terrasses de café et de restaurant) ont été particulièrement visés. Au Bataclan on déplore 82 victimes. Mais toutes ce soir là ont été tuées à l’aveugle, toutes des victimes innocentes, une action assassine propre à jeter la terreur dans la population On n’a pas pu dénombrer avec exactitude les terroristes en action, on sait que certains d’entre eux dont on a retrouvé les restes des corps se sont fait exploser. Ils seraient sept dans ce cas, un huitième aurait été tué par les forces de l’ordre, un autre aurait pu prendre la fuite. Selon un témoin de la tuerie du Bataclan , un des meurtriers aurait lancé  » C’est la faute de Hollande , c’est la faute de votre Président , il n’a pas à intervenir en Syrie «  Leur intention était manifestement de mourir en martyr pour la cause  défendue par le groupe Etat islamique  (le  Daech) qui revendique les attaques contre la population parisienne .Les premières investigations ont permis d’établir qu’au moins 4 des kamikaze étaient français résidents en Belgique .

(*) Mise à jour  22/11/15: à la suite d’un nouveau décés le nombre de victimes est passé à 130.

 Nous savons que notre pays est engagé contre le djihadisme armé au Moyen Orient, notamment  en Irak et en Syrie ( Moyen et Proche Orient peuvent désigner le même espace ou ensemble  géographique ) sans compter sa présence ( 3500 soldats )au Mali ( Afrique) pour les mêmes raisons .  Nos concitoyens tombés sous les balles des terroristes à Paris viennent d’en  payer le prix fort comme c’est le cas de tous ceux qui meurent au champ d’honneur en temps de guerre. Pas de différence , un mort c’est un mort et c’est la guerre évidemment, du premier jour où nos avions ont décollé pour bombarder l’ennemi , qui en doute ? Une guerre lointaine qui ne l’est plus depuis le bain de sang de vendredi . Qu’est ce qui se passe aujourd’hui dans la tête de ceux qui ont perdu un être cher ce vendredi noir parisien ?

C’est quoi cet islamisme radical qui prêche le Djihad armé depuis les zones en conflit au Moyen Orient ( entendu comme la région  qui comprend a minima l’Iran, Israël, la Palestine, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, le Liban) et dynamite nos concitoyens musulmans dans leur croyance de paix et d’amour dictée par les textes sacrés, le Coran et autres adîths . JL Mélenchon, interrogé par la presse, forme le voeu que «   nul ne s’abandonne à la vindicte (…)et  que nous soyons tous capables de résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous «  ( LM du 15/16 novembre 2015) A propos de ce qui vient de se passer à Paris il affirme , le lendemain , lors de l’émission spéciale de L Ruquier que   » l’ Islam n’ a rien à voir avec avec ça . » Il parle de l’Islam de France , et sans doute veut-il  éviter d’alimenter un climat de guerre de religions dans notre pays où  la deuxième religion officielle est l’Islam, cette religion partagée par la communauté musulmane n’a rien a voir avec des assassins terroristes qui ne représentent que le crime .   Certes . Mais que penser de la  mouvance islamiste internationale et de ses galaxies djihadistes  qui bouillonnent dans le chaudron arabo-persique ?

Il vaut mieux informer correctement l’opinion . La France EST en guerre contre l’Etat Islamique depuis le jour où nos avions sont allés bombarder ses position en Irak ( septembre 2014) en Syrie ( septembre 2015)  Le risque de représailles doit être assumé par le chef de l’Etat et son Etat major . Lorsque ce risque  se réalise, il n’est plus temps de tergiverser, ou d’appeler hypocritement à l’Union nationale . D’ailleurs la riposte française ne s’est pas faite attendre : 48 h après les attentats, l’armée de l’air a mené un raid contre l’organisation djihadiste en bombardant des points stratégiques dans la ville de Rakka, sa capitale.

Le parlement français est convoqué en Congrés pour débattre de l’état d’urgence décrété par le Président de la République et  pour soutenir sa politique d’intervention dans les conflits du Moyen Orient avec l’objectif d’éradiquer l ‘ EI, objectif immédiatement soutenu par l’ONU.

Le djihadisme sera-t-il vaincu pour autant  ? Certains pensent que non, que le démantèlement de la logistique paraétatique de l’Etat Islamique n’y suffira pas, comme le soutient  un éditorial du journal LM du 17/11/20105 . L’Etat islamique puisent en effet ses racines dans la déstabilisation du Moyen Orient et dans l’incapacité de la région de sortir des idéologies totalitaires et rétrogrades favorisées par l’emprise religieuse que connaissent tous les pays de droit musulman qui veulent imposer la Charia comme principe de gouvernement des hommes .

Reste, enfin , à savoir pour quelles raisons le djihad  islamiste ( le combat armé issu d’un islamisme fondamentaliste ) exerce une telle séduction sur des centaines de jeunes musulmans qui résident en France , qui sont français pour la plupart  et qui ont pris les armes au nom du djihad en défiant la  République française  dans ses fondements par la perpétration d’actes terroristes meurtriers  téléguidés de l’étranger .

La France est entrée en  guerre contre ce même djihad sous F Hollande , le peuple aurait mérité d’être mieux informé des dangers encourus .

Mise à jour le 28 novembre 2015 /:

L’enquête sur l’identification des terroristes a progressé . Elle donnait lieu le mercredi 18 novembre 2015 vers 4 h du matin à un assaut des forces de police d’un appartement situé à Saint Denis où trois autres terroristes armés ont livré bataille et trouvé la mort . Parmi eux  Abdelhamid Abaaoud  un belgo marocain présumé être l’un des organisateurs des attentas de Paris une semaine auparavant , et sa cousine Hasna Aït Boulahcen .  Un  suspect-clé Salah Abdeslam, belgo marocain est toujours en fuite

 

Le parti Svoboda,d’inspiration néo nazie est au pouvoir,en Ukraine aprés le coup de force de la place Maidan

Les journalistes d’Europe 1 confirment l’analyse de JL Méélenchon ( voir son blog sous l’art « l’Ukraine nouvelle frontière américaine « ) quant à la présence dans les rangs de l’opposition ukrainienne de représentants de l’extrême droite antisémite et néo nazie . La contestation populaire  s’est developpée durant des mois place Maidan à Kiev contre la politique gouvernementale et notamment la décision prise en Novembre 2013  par Yanoukovitch d’abandonner les pourparlers de libre échange avec l’UE pour se tourner vers la Russie de Poutine, quant à lui  favorable à la montée d’une Europe orientale face à une Europe occidentale menée par l’Allemagne réunifiée sous la férule de A Merkel ( ex Allemande de l’Est). Les combattants de la place Maidan voulaient la démission de Yanoukovitch ,ils ont obtenu ( après un bain de sang ) sa destitution par un Parlement acquis aux insurgés soutenus par  Berlin . Paris a fait acte de suivisme ( suivisme = politique de Hollande en Europe .)


Ukraine : des nazis dans l’opposition ? par Europe1fr

11 janvier 2013: Les bombes françaises entrent en action au MALI

[dropcap style="font-size: 47px; color: #9b9b9b;"] L [/dropcap]e Mali connaît depuis un an de graves difficultés intérieures, en contrepoint sans doute des évènements liés au printemps des pays arabes, notamment la Libye limitrophe au Nord du Mali.

Des groupes armés rebelles d’origine diverse , des combattants touaregs du Mouvement national de liberation de l’Azawad ( MNLA) dirigé par Billal ag-Achérif et du groupe islamiste Ansar Dine dirigé par ag-Ghali, des combattants islamistes d’ Al Qaida au Maghreb islamiste ( AQMI) alliés aux  combattants du Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest ( MUJAO) considérés,eux, comme des terroristes, contrôlent le nord du pays depuis 9 mois . Des villes comme Kidal, Gao et Toubouctou sont désormais séparées du reste du pays divisé en deux moitiés, le Nord et le Sud.

A Bamako, la capitale, le président Amadou Toumani Touré ( « ATT » ),qui avait du retirer sa réforme libérale du droit de la famille sous la pression de la population favorable à la charia, est renversé en mars 2012, dans le but avoué de redresser la démocratie et restaurer l’Etat par ’un putsch militaire commandé par le capitaine  ( (pourtant parait-il le pays compte une pléthore de colonels) Amadou Sanogo. La constitution Malienne et les institutions sont suspendues,  puis rétablies des le 1 avril 2012 sous l’égide de la l Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO ) qui impose sa médiation.A la mi avril Dioncouda Traoré , président de l’assemblée nationale est investi président par intérim après la démission de « ATT »

La communauté internationale s’est mobilisée en condamnant tout à la fois la déclaration d’indépendance de l’Azawad (rébellion armée touareg) et les organisations terroristes telles AQMI et MUJAO qui opèrent au nord Mali (rébellion armée islamique) et imposent la charia aux populations tombées sous leur contrôle.  Ella a dénoncé les nombreuses atteintes aux droits de l’homme commises au Nord Mali ainsi que les violences infligées par les rebelles armés aux populations civiles ( femmes,enfants)des territoires occupées  « On en connaît les causes,dira ultérieurement le président F Hollande :  » les pratiques mafieuses, les groupes terroristes, les erreurs qui ont pu marquer la fin de l’intervention en Libye et notamment le manque de contrôle des armes, le trafic de drogue, qui ont corrompu une partie de l’économie malienne… »

Le conseil de sécurité de l’ONU, non sans que la France ait pesé de tout son poids pour l’amener à prendre toutes ses responsabilités pour le Mali, a adopté à l’unanimité deux résolutions

-la résolution 2071 du 12 octobre 2012 adoptée sous le chapitre VII de la charte des Nations Unis envisageant le déploiement au Mali d’une force militaire internationale sous mandat de l’ONU qui prêterait ainsi  son concours «  aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du Nord du Mali. » sous  certaines conditions de préparation confiées notamment aux autorités de transition maliennes , à l’Union Africaine , le CEDEAO, et l’Union Européenne et rapportées pour examen dans un délai de 45 jours.

-la résolution 2085 du 20 décembre 2012 autorisant le déploiement au Mali pour une période d’un an d’une force internationale sous la conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire ( la MISMA) ce qui n’écarte pas le lancement d’offensives dans le Nord du pays.

Le conseil de sécurité a exigé depuis le début que les groupes rebelles maliens (les rebellions touaregs) rompent tout lien avec les organisations terroristes AQMI et MUJAO.Le MNLA semble avoir pris ses distances , au contraire du groupe Ansar Dine.

La CEDEAO qui avait, dans le cadre de sa médiation , inviter les parties au dialogue, déplorait le 10 janvier 2013 l’offensive éclair déclenchée par les troupes rebelles islamistes  qui s’emparaient de la ville de Konna, prés de Mopti marquant la déroute des forces gouvernementales et la menace pressante d’une avancée vers Bamako.Le même jour, le Conseil de sécurité jugeait que la situation commandait de réagir à la menace terroriste croissante au Mali et c’est dans ce contexte que le chef de l’Etat F Hollande décidait d’une intervention militaire française immédiate en soutien au Mali à la demande d’aide pressante du Président par interim Dioncouda Traoré, appuyée par les pays africains de l’Ouest.

images-2 Les avions de l’armée française ont stoppé la progression des groupes armés islamistes et ont bombardé à partir de dimanche leurs positions dans le Nord à Goa et Kidal. Malgré leurs pertes, les jihadistes ont repris lundi l’offensive ,plus vers l’ouest en s’emparant de la localité de  Diabali à 400 kms au Nord de Bamako, tout en menaçant de «  frapper le cœur de la France »Depuis le début des hostilités, à ce jour, on déplore la perte d’un soldat français pilote d’hélicoptère, les pertes en vies humaines seraient beaucoup plus importantes du coté des terroristes.

« Les terroristes doivent savoir, a déclaré le Président de la République, que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie. »

« La France n’a pas vocation à rester seule au côté du Mali », a souligné Laurent Fabius ministre des affaires etrangéres, se félicitant du soutien international « quasi unanime » dont a bénéficié l’opération militaire française au Mali notamment le soutien des américains pour ce qui concerne les communications et le transport. L’Algérie, dont on connaît la sensibilité à ce propos, initialement réticente à une intervention militaire dans le conflit malien ,  a autorisé la France à survoler son territoire.  pour frapper les groupes islamistes armés lesquels sont rattachés au moins pour partie à l’organisation terroriste l’AQMI, dont il n’est pas inutile de rappeler qu’elle est d’origine algérienne .

Jean Luc Mélenchon qui n’est pas un va-t-en guerre s’est exprimé sur le conflit armé du Mali. Selon lui, il est « discutable de penser que l’intervention armée sera la solution » puisqu’elle ne l’a pas été au cours  des guerres menées en urgence par la France ces 20 dernières années. Mélenchon pose la question: la solution « Est-ce l’Irak détruite aujourd’hui ?  l’Afghanistan dont nous ressortons piteusement ? la Libye à l’origine de la propagation des armes qui ont permis à ces groupes d’intervenir dans le nord du Mali comme nous le savons ? » Il insiste sur la supervision africaine que devait comporter le mandat de l’ONU pour la mise en œuvre de ses résolutions ( 2071 et 2085) à propos de la situation du Mali .

Les Maliens et les pays Africains voisins n’ont pas pu répondre à l’urgence militaire commandée par un regroupement et une offensive des groupes armés islamistes du Nord au delà d’une zone de démarcation qui leur était de facto imposée par les premières injonctions du conseil de sécurité de l’ONU. La main tendue de la France  et son intervention au Mali, aussi salutaire soit-elle pour l’opinion internationale, ne peut cependant se départir d’une charge symbolique forte en lien avec son passé colonial, ni occulter  cette logique de chasse gardée qu’on lui prête vis à vis de ses anciennes colonies africaines , une logique de réseaux qu’il est convenu d’appeler la Françafrique , une logique que F Hollande veut rompre précisément . « Le temps de la Françafrique est révolu «  disait-il lors de son discours de Dakar le 12 octobre 2012 ( qu’il faut relire) et des paroles d’amitié lancées à l’adresse non seulement du Sénégal, premier pays visité après son élection, mais aussi en direction de l’Afrique toute entière , « ce grand continent qui va devenir aujourd’hui un grand continent émergent ». Un grand continent certes, dont les ressources naturelles attisent les convoitises, mais aussi  des sociétés pauvres traversées par une islamisation rampante et une religiosité exacerbée dont il serait imprudent de méconnaitre les causes et les effets. C’est le cas du Mali.

[box type="warning"] L’argent étant le nerf de la guerre, reste à savoir quel « temps nécessaire » est utile à l’intervention de la France dans le cadre de la recherche onusienne et européenne visant la stabilité et la paix dans cette région du monde qui comprend le Mali et l’ensemble du Sahel. Plus qu’un pari militaire le Mali est un pari économique qui va requérir une transparence absolue à défaut de laquelle le masque de la prédation risque de coller, à tort ou à raison , au visage de la France. Après la Libye, la Cote d’Ivoire et maintenant le Mali , les devoirs de la France augmentent.[/box]

La guerre contre le colonel Kadhafi n'est pas finie

7672763117_le-porte-avion-francais-charles-de-gaulleDans un billet intitulé « A propos de la Libye et de l’ONU »paru le 30 mars 2011 sur son nouveau blog ( député européen )JL Mélenchon développe les raisons qui l’ont amené à voter  au Parlement européen pour une intervention en Libye dans le cadre d’une résolution du conseil de sécurité de l’ONU visant à protéger les populations civiles  mais interdisant néanmoins toute invasion terrestre . Il avait déjà eu l’occasion de le faire dans les médias ICI ou LA à l’occasion d’un débat citoyen Trois mois plus tard, devant la chambre des députés appelée le 12 juillet 2011 à voter les crédits militaires, le Parti de Gauche se désengage de ce qui ressemble à une guerre civile entre des rebelles et les forces loyalistes acquises au régime de Kadhafi .

1533762_3_f328_selon-alain-juppe-la-mediation-de-l-unionA l’occasion de la fête nationale du 14 juillet et de ses traditionnels flonflons  militaires , j’ai publié un article dans Monpostdemocrate pour rappeler ( au cas où on l’aurait oublié ) pour rappeler donc que  la France était en guerre contre le colonel Kadhafi  en faisant une allusion à peine voilée  à l’origine ( française) des armes acquises par Kadhafi (ce  thème été repris par Sarkofrance le 1/08/2011 sous le titre « quand Sarkozy cherchait des sous chez Kadhafi et a fait l’objet le 27 juillet d’un communiqué du Parti de gauche réclamant une enquête parlementaire sur l’affaire Takieddine du nom du marchand d’armes ) … armes que Kadhafi n’a pas hésité à retourner, semble-t-il, contre son peuple pour mater l’insurrection.

Souvenons nous qu’ après avoir été reçu en grandes pompes à Paris en 2007, le colonel Kadhafi  passe aujourd’hui aux yeux de la diplomatie française pour « un dictateur fou » : selon M Juppé , Ministre des affaires étrangères « On ne peut pas se maintenir au pouvoir lorsqu’on a fait des milliers de victimes parmi son propre peuple » « Kadhafi doit quitter le pouvoir « ( voir sur RTL du 14/05/2011 Libye: pour Alain Juppé Kadhafi est fini)

Je suis revenu  sur le positionnement du Parti de Gauche à propos  cette situation .

Voici mon commentaire  à propos de l’ accord donné à l’intervention militaire en Libye par JL Mélenchon et les justifications qu’il en donne sur  son nouveau blog ICI , lui qui s’était opposé aux interventions occidentales au Kosovo, en Irak et en Afghanistan.

Je cite JL Mélenchon « Je vote, et je voterai toujours d’après ce que je crois juste personnellement et que je suis ensuite capable d’expliquer, de faire vivre et de rendre compte. Dans ce cas mon vote est conforme à l’avis de tous ceux qui ont été consultés à deux exceptions près, dans mon parti. »

Je réagis sur son blog en ces termes

 » Je n’en doute pas un seul instant : vous expliquez de façon tout à fait défendable au mois de mars 2011 que vous vous vous êtes rangé du coté de « l’ordre légal porté par l’ONU «  qui prône une intervention en Libye limitée à « l’exclusion aerienne «  pour la protection des civils. Vous saviez à cette époque que ces civils s’insurgeaient contre la violence politique d’un dictateur sanguinaire qui gouverne depuis 40 ans sans constitution. Qui plus est, ce même dictateur prônait la contre révolution arabe en soutenant, au moment des manifestations populaires du début de l’année, les régimes en place tel celui de Ben Ali et en menaçant les puissances occidentales de tous les malheurs en cas d’intervention. Avec un tel énergumène ( et je ne parle même pas de sa réputation vérifiée d’aider le terrorisme international) une intervention en Libye n’était pas évidente en termes de risques, surtout que la France était montée au créneau, comme on dit, et que le gouvernement actuel plaçait le pays en première ligne d’un front anti Khadafi et d’une guerre prévisible contre  lui.

Il a fallu à peine trois mois pour s’en rendre compte , et en face Khadafi n’a compris que ce qu’il voulait comprendre c’est à dire que des puissances étrangères voulaient le chasser du pouvoir : avait-il tort de le croire ? Quoiqu’il en soit, il annonce une guerre absolue et sur ce, la France vote un budget de guerre éclair. A ce moment là, le Parti de Gauche vote non et reprend ses billes en se réfugiant derrière la résolution de l’ONU au motif que les choses ont tourné au vinaigre et que le strict cadre légal de la résolution onusienne 1973 est dépassé. En effet, notre ministre des affaires étrangères expliquant des livraisons d’armes légères ne cache plus la trajectoire réelle de l’intervention française en Libye. Sous le couvert des Nations unis, et de la protection de civils libyens insurgés dont la France a reconnu la première la légitimité en recevant leur délégation à Paris, la France est intervenue à coté de ceux dont la volonté était de renverser le colonel Mouammar Kadhafi, devenu assassin d’une partie de sa population celle qui a le courage de ses opinions.

Fallait-il se désengager au moment du vote en France du budget de l’armée  ? Je pose la question.

Quoiqu’il en soit , le problème du sacrifice d’une population libyenne qui s’insurge sous le joug d’un sanguinaire reste toujours le même, un second sacrifice prévisible s’y ajoute aujourd’hui , celui de la nation française dont les représentants (de droite) ont choisi d’être en première ligne sur le front de la guerre civile contre Kadhafi. C’est cet aspect de la question qui n’a pas été suffisamment approfondi me semble-t-il, la posture guerrière de notre Président servie par la juste cause qui a donné l’illusion que la France avait les moyens de sa politique. »

Voir Libé du 22/03/2011 il n’existe pas de guerre juste ou pour ou contre l’intervention en Libye

En conclusion

Jean Luc Mélenchon, qui, par le passé, a condamné les interventions occidentales au Kosovo, en Irak et en Afghanistan.a rendu encore plus symbolique son accord à une ‘intervention militaire en  Libye en mars 2011. Revenir sur cet accord en juillet 2011 lors du vote du budget des crédits militaires ressemble fort à une pirouette, alors même que le conseil de sécurité n’a pas mis fin à son mandat  L’ONU n’est pas revenu sur le principe de l’intervention en Libye : qu’est ce qui justifie que le Parti de Gauche, partisan de l’ordre international porté par l’ONU, s’en désengage ? Paraîtrait que la résolution 1973 serait dépassée ! Que dit le texte ? Point n’est besoin de faire une exégèse compliquée . Le mandat onusien autorise une intervention militaire limitée au contrôle de l’espace aérien et aux nécessités de sa mise en oeuvre et interdit  » le déploiement d’une force d’occupation étrangère, sous quelque forme que ce soit » donc tout serait envisageable pour la protection des populations civiles sauf  l’invasion terrestre . Or cela n’est pas encore arrivé en Libye .

Le « machine arrière toute  » du parti de Gauche alors même que les opérations d’intervention n’ont fait que commencer  n’augure pas d’une cohérence à toute épreuve . Il faut dire que  de son coté , les tergiversations de la diplomatie française, n’ont pas meilleure allure : chasser Kadhafi de son pays  ou l’y maintenir après l’avoir évincer du pouvoir. Dans ces conditions , quelle autorité, quelle crédibilité  accorde-t-on  à la justice pénale internationale qui vient de lancer le 27/06/2011 un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi du chef de « crimes contre l’humanité » ?

unlogo_blue_sml_frPour conclure, une fois décider le principe de l’intervention militaire en Libye dans le cadre d’un mandat de l’ONU , se désengager n’est pas cohérent tant que l’ONU n’a pas retiré son  mandat d’intervention et même si on s’autorise à spéculer sur un possible bourbier libyen, le langage légitime de la force institutionnelle internationale, autrement dit la puissance publique de l’ONU mise au service des principes humanitaires,   mérite de continuer à être  soutenue.

(*) Mise à jour 10/08/2011 : voir communiqué en date du 27/07/2011 du Parti de Gauche qui s’interroge sur les armes et matériels militaires vendus à la Libye par la France via Takieddine ICI : « affaire Takieddine: le Parti de Gauche demande la création d’une commission d’enquête parlementaire »