Archives pour la catégorie Medecins et malades

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Mélenchon planche (avec d’autres) sur – l’avenir du Monde- dans l’émission « les Grandes Questions » sur FR5

Pour JL Mélenchon l’avenir du monde passe par la règle verte ( titre de son dernier ouvrage) mais qui dit règle dit démocratie. Sur le sujet il faut se retrousser les manches et travailler Tous les invités semblent  plus ou moins implicitement  acquis à l’idée que le monde de l’avenir passe par le comment vivre ensemble, dans quelle direction , quel sens donné aux biens communs , qu’est ce qui fait le discours commun et l’échange , faut-il  s’arrêter sur la manière ou la matière ?


J-L Mélenchon aux  » Grandes Questions » sur… par lepartidegauche

18/01/2012: MélenchonElysée2012Interview sur Seronet TROISIEME PARTIETaxe Tobin et rupture avec le pillage des matières premières

TROISIEME PARTIE DE L’INTERVIEW: les questions du journalistes sont les suivantes

1.Des organisations non gouvernementales réclament la création d’une TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIÈRES dite aussi “taxe Robin des Bois” dont le produit permettrait de financer la santé et le développement, la lutte contre la pauvreté et le changement climatique à l’échelle mondiale. Cette taxe pourrait rapporter, chaque année, des milliards d’euros.Etes vous favorable à cette taxe ?

2.Selon vous, qui doit gerer le produit de cette taxe et à quoi doit-il être affecté?

3.Nicolas Sarkozy a pris des engagements sur ce sujet, mais le flou demeure sur la mise en place de la taxe (Faut-il attendre une décision européenne ? La mise en place d’un groupe de pays pionniers ? L’unanimité ? La France doit-elle montrer l’exemple ? Si vous étiez en situation quelle serait votre décision concernant cette taxe?

4.Le gouvernement oppose souvent aux organisations non gouvernementales, lorsqu’elles demandent à la France de tenir ses engagements en matière d’aide publique, le fait que la France ferait déjà beaucoup en matière de développement  notamment sur les questions de santé, via UNITAID, la contribution française au FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE ET LE PALUDISME. Partagez-vous cet avis et que proposez-vous sur les questions d’aide au développement international, par exemple en matière d’accés universel aux taritements des malades touchés par le VIH ?

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Thérapie communautaire et modèle d'intervention d'origine brésilienne

Unknown-1En début de semaine , j’ai eu l’occasion de participer à Genève à un stage de formation sur la thérapie communautaire et m’initier au modèle qui nous vient du Brésil  et animé par le Docteur Adalberto BARRETO, psychiatre et anthropologue brésilien.( « L’indien qui est en moi: itinéraire d’un psychiatre brésilien » Ed Descartes 1996 « La thérapie communautaire , pas à pas «  2005 ) Grace à lui , ce  modèle est devenu un fer de lance de la politique de santé publique au Brésil . Au delà de ses aspects « thérapeutiques » la thérapie communautaire a un intêret social, politique et culturel, celui de restaurer le lien social . En quelques mots, voici comment se déroule une séance de thérapie communautaire inspirée de l’expérience du docteur Barreto à partir de ses interventions dans les « favélas »

Définitions et méthodologie

La thérapie communautaire s’inscrit dans le domaine du soin. Elle se concentre sur la souffrance, les frustrations de la vie, les douleurs de l’âme (comme on dit) partagées par tous. En cela, elle est aussi une action citoyenne, réparatrice du lien social qui se délite de plus en plus dans notre monde moderne. Le but de la thérapie communautaire est de rompre l’isolement source de mal être : son travail n’est pas de s’occuper des pathologies, la maladie reste l’affaire des professionnels de la santé.

Elle part de l’hypothèse de travail que le groupe est « ressource » pour celui qui souffre dans sa vie affective et dans sa vie quotidienne. Elle privilégie le groupe comme un espace chaleureux de paroles et d’échanges dans lequel chacun va pouvoir partager ses expériences de vie en partant d’une situation problème choisie par le groupe selon un protocole de séance thérapeutique bien précis.

Un thérapeute est nécessaire pour conduire, diriger, animer la séance de thérapie communautaire. Il  accueille le groupe, rappelle les règles à respecter dans l’espace de parole et d’écoute formé par le groupe, il ponctue les étapes de progression de la séance qu’il clôture par une ronde finale, une gestuelle qui symbolise le lien.

La séance se déroule en 5 étapes .

1. Accueil : (7 minutes environ) Bienvenue à tous et présentation de la thérapie communautaire.

Eveil à la dynamique de groupe : le thérapeute peut commencer  par la célébration d’un événement marquant ou festif, par exemple  les dates anniversaires du mois qui concernent un ou plusieurs des participants. De même ceux ci sont invités au cours de la séance à suggérer des chants, des histoires, des poésies, des dictons populaires, des proverbes en résonnance avec le déroulement de la thérapie qu’ils contribuent ainsi à enrichir.

Rappel des règles de tolérance et de respect des autres dans le groupe de paroles.

-          faire silence quand l’autre parle.

-          ne pas juger, interpréter, donner des conseils .

-          parler de soi à la première personne, et s’identifier quand on prend la parole.

En thérapie communautaire la personne est libre de sa parole dans une ambiance de soutien créé par le groupe. La thérapie communautaire privilégie un climat de confiance, de tolérance et de chaleur humaine en utilisant un modèle d’intervention fondé sur le  partage des expériences vécues. C’est  un espace centré sur les solutions partagées et ce n’est pas un  lieu de dévoilement des secrets.

2. Choix du thème : (10 minutes environ)

Il est nécessaire de parler avec la bouche et selon un dicton brésilien « Quand la bouche se tait les organes parlent, quand la bouche parle les organes guérissent »

Le thérapeute invite ceux qui désirent parler de leur souffrance à le faire succinctement après s’être identifié par leur prénom,  en utilisant le « je »  et en  parlant de leur émotion ou des sentiments qu’ils vivent douloureusement à partir d’une situation qui les a affectés dans leur quotidien . Le thérapeute fait le point sur les thèmes « si je vous ai bien compris, votre souffrance est… ».

En général trois thèmes suffisent. Le thérapeute rappelle ensuite au groupe qu’il va devoir choisir par un vote un thème parmi ceux présentés et qu’il sera demandé préalablement au vote à ceux qui le désirent d’expliquer et de justifier le choix  qu’ils vont faire.

Ensuite le thérapeute rappelle les thèmes présentés avant de passer au vote. C’est le thème qui a recueilli le plus de voix qui est choisi pour la séance . Le thérapeute remercie les personnes qui ont parlé du thème de leur souffrance et s’adressant aux personnes dont le thème n’a pas été choisi il leur propose un entretien en fin de séance pour trouver le cas échéant des solutions appropriées à leur situation problème non traitée.

3. Contextualisation et problématisation (15 minutes environ)

Le thérapeute se tourne vers la personne dont la situation problème a été choisie pour lui demander de présenter plus amplement au groupe cette situation qui la trouble en essayant de caractériser le plus précisément possible ce trouble. Il veillera à ce que la personne ne parle que d’elle même, de sa souffrance et de son émotion.

Ensuite le groupe est autorisé à poser des questions. Il s’agit juste  de comprendre le problème dans son contexte affectif. A travers les questions, pas de conseil, pas de jugement, pas d’interprétation, pas de parti pris qui pourrait blesser. Les réponses de la personne interrogée doivent pouvoir  aider à caractériser la situation à partir de laquelle sont nées ses difficultés, et préciser la façon dont ces difficultés ont été surmontées ou pas.

Après avoir remercié la personne qui s’est ouverte au questionnement du groupe sur sa souffrance, le thérapeute  lui demande d’écouter à son tour les autres et de garder silence.

4. Partage des expériences (40 minutes environ)

C’est l’étape à laquelle il est consacré le plus  de temps : c’est le temps du partage où chacun est invité à parler de soi même en soutien et en résonnance avec la personne dont la souffrance a été mise au centre de la séance.

Le thérapeute : «  qui a vécu quelque chose de semblable et qu’avez vous fait pour surmonter les difficultés ? »La personne qui répond parle de soi, elle utilise le « je » et fait le récit d’une expérience similaire.

Le thérapeute peut formuler des questions plus évocatrices du thème

« qui a vécu une situation – où il s’est senti douloureusement seul, – où il s’est senti à bout – où il s’est senti dans une impasse

« qui a souffert – d’une discrimination – d’une injustice – d’une incompréhension - d’un préjugé » etc…

Cette étape donne l’occasion à celui dont le thème a été choisi de puiser dans les récits des autres les éléments qui l’aideront à sortir de ses difficultés. C’est sans doute un des moments le plus fort de la séance, le plus integratif car il valorise la diversité du groupe, les savoir faire et les compétences face à la souffrance, la richesse des cultures, et au final l’autonomie et la coresponsabilité

5. La clôture (15 minutes environ)

Le thérapeute propose un rituel de fin de séance : il demande au groupe de former une ronde où chacun tient ses voisins par les mains, (main droite en dessus et main gauche en dessous) ou par les épaules ou par la taille. La ronde formée, il demande que celle-ci se balance lentement d’un coté puis de l’autre. Il remercie la personne dont le thème a été choisi, d’avoir fait confiance au groupe et il invite alors les participants à s’exprimer  sur ce qu’ils ont appris ou sur ce qui les a le plus touché au cours de la séance.

« Qu’est ce que vous retenez de cette séance ? »

Conclusion :

Pour conclure ce billet, je pense à cet énoncé du Docteur Baretto  répété tout au long du stage et que je livre à votre méditation : « la carence génère de la compétence »