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UN ELU du Parti de Gauche dans le conseil municipal à Nîmes

mn2014NÎMES

Le mamamouchi Fournier , maire sortant UMP, n’a  été pas détrôné à l’issue du deuxième tour des Elections municipals à Nîmes , au contraire il confirme sa position de leader à droite face à un FN en pleine progression et dépassant le score du PS et le score du  FDG pris isolément

 144 940 habitants 1er tour 2ème tour 

Résultats du second tour :

Inscrits

86 019

Votants

50 172

Exprimés

48 054

Abstentions

41.67%

  • Liste Jean-Paul FOURNIER                                    22 491                       46.8%
  • Liste Yoann GILLET                                                    11 734                        24.41%
  • Liste Sylvette FAYET                                                  7 130                        14.83%
  • Liste Françoise DUMAS                                               6 699                        13.94%

 Rappel Résultats du premier tour :

Inscrits 85 991
Votants 48 531
Exprimés 47 037
Abstentions 43.56%
  • Liste Jean-Paul FOURNIER                                    17 491                        37.18%
  • Liste Yoann GILLET                                                    10 241                        21.77%
  • Liste Françoise DUMAS                                              6 929                        14.73%
  • Liste Sylvette FAYET                                                 5 664                         12.04%
  • Liste Jean-Paul BORÉ                                                4 340                         9.22%
  • Liste Eric FIROUD                                                         1 377                         2.92%
  • Liste Jean-Louis WOLBER                                          627                         1.33%
  • Liste  Elizabeth PASCAL                                               368                         0.78%

 

Nouveau conseil municipal 2014 : 1 élu Parti de Gauche

Liste Jean-Paul FOURNIER : 41

  • Jean-Paul FOURNIER
  • Marie Chantal BARBUSSE
  • Yvan LACHAUD
  • Sophie ROULLE
  • Franck PROUST
  • Mary BOURGADE
  • Laurent BURGOA
  • Valérie ROUVERAND
  • Richard TIBERINO
  • Corinne PONCE CASANOVA
  • Thierry PROCIDA
  • Laurence AGULHON-MAURICE
  • Pascal GOURDEL
  • Véronique GARDEUR-BANCEL
  • Richard FLANDIN
  • Marion PONGE
  • Julien PLANTIER
  • Claude DE GIRARDI
  • Daniel Jean VALADE
  • Marie Reine DELBOS
  • Marc TAULELLE
  • Patricia FOURQUET
  • Camille DELRAN
  • Marianne CREPIN
  • Jacky RAYMOND
  • Christine TOURNIER-BARNIER
  • Bernard ANGELRAS
  • Monique BOISSIERE
  • Michel BAZIN
  • Eline ENRIQUEZ-BOUZANQUET
  • Jean-Marc SOULAS
  • Danièle BLACHON-AGUILAR
  • Jean-Claude FEYBESSE
  • Evelyne BORDES
  • Frédéric PASTOR
  • Maud CHELVI-SENDIN
  • Christophe ROLLAND
  • Nathalie BOUSQUET
  • Jean-Marie FILIPPI
  • Catherine JEHANNO
  • Anthony CHAZE

Liste Yoann GILLET :7

  • Yoann GILLET
  • Laurence GARDET
  • Bernard MONREAL
  • Henriette DOYEN
  • Thierry JACOB
  • Sylvie VIGNON
  • Julien GELLY

Liste Sylvette FAYET : 4 dont 1 PG

  • Sylvette FAYET           Parti communiste
  • François SEGUY       Parti de Gauche
  • Agnès CHARAIX-PY  Parti  EELV
  • Christian BASTID      Parti communiste

Liste Françoise DUMAS : 3

  • Françoise DUMAS
  • Sébastien GROS
  • Catherine BERNIÉ-BOISSARD

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Analyse 

 Compte tenu du score du Front national qui atteint les 24 ,4% et celui de Fournier confirmé en tête  du scrutin avec 5000 voix de plus au second tour  (  46,8%  à lui tout seul ) la vague bleue avoisine 71 % des voix . 

Rétrospectivement la liste de coalition avec le PS aurait été fatale au Parti de gauche qui avait accepté de ne plus figurer dans l’ordre de la liste Fayet du premier tour, François Seguy ( tête de liste PG) étant rétrogradé de la seconde à la 4ième  place en cas de coalition, la 4ième place devenant la 10ième sur la fameuse liste de fusion qui n’a pas été déposée. Arithmétiquement la liste de fusion aurait obtenu 7  sièges , insuffisant pour un siège d’élu en faveur du Parti de gauche.

A réfléchir …..

Le Mamamouchi local en ballotage à NÎMES

 

fournierAvec 37,23%  des suffrages , qui représentent 17 491 voix , seulement, sur les 85 551 personnes inscrites sur les listes électorales de la commune de Nîmes , Jean Paul Fournier Maire sortant UMP arrive en tête au premier tour , talonné par le  FN représenté par Yoann Gillet (10 241 voix 21,74%) un jeune homme au visage de poupon, débutant  en politique,  qui n’a pas eu besoin de trop s’agiter pour faire campagne et obtenir le deuxième score  autour d’une profession de foi et d’un slogan classique pour l’extrême droite  » Nîmes, ville française ».

 

Fournier jure au grand Dieu qu’il ne copinera pas avec le FN , que fera le FN ?

Laissons parler le numéro 2 du FN Florian Philippot  qui est en tête au premier tour à Forbach ,(  35,75% des voix) Il préconise le système « calculette » avec  l’UMP ( 12,26%)

 » j ‘encourage le candidat UMP à faire le choix le plus sensé et à se retirer car il représente la liste la plus faible »(LM du 25/03/2014) 

Bien , il semble évident que  chez ce  dirigeant FN comme à l’UMP , que la respectabilité de l’extrême droite est acquise sur ses thèmes privilégiés l’immigration, la xénophobie, l’identité nationaliste avec la préférence nationale contraire à l’esprit républicain .( si l’on en croit les médias, le changement en France maintenant , c’est ça !!! ) 

C’est sur cette apparente  crédibilité conquise il est vrai auprès d ‘un électorat populaire que le FN de Nimes , fidèle à sa duplicité viscérale, va  refuser d’appliquer à soi même ce qu’il recommande aux autres et se maintenir non pas contre Fournier , mais à coté de lui , nuance !!!  L’extrême droite ça passe par la droite.

Pour le Front de gauche à Nîmes , aucun état d’âme ne vient perturber la stratégie d’alliance avec le PS POUR BATTRE LA DROITE ET L’EXTRÊME DROITE  stratégie annoncée dés le premier tour du scrutin . Le Front de gauche est entré en campagne pour gagner les élections contre Sarkozy , et contre le sarkoziste  Fournier . Il s’agit de terminer le travail commencé  avec la même détermination , celle de défendre « l’humain d’abord »   au sein d’une majorité municipale de droite comme de gauche qui voudrait s’en dédouaner . Le citoyen nîmois peut compter sur une opposition de gauche vigilante  incarnée par la liste de Sylvette FAYET qui rassemble le PCF, le Parti de Gauche, Europe Ecologie-Les Verts, Ensemble, Alternative socialiste à Nîmes.

Mise à jour 26/03/2014:

Nous apprenons que l’ alliance avec le PS n’a pas été formalisée en préfecture par une liste d’union déposée dans les délais.Le Front de gauche et les Ecolos restent en lice au deuxième tour A nous de détrôner le Mamamouchi.

 

L’engagement comme la liberté d’expression
n’est pas à géométrie variable

    

Bien nommer les choses , pensait le philosophe . Mélenchon en a fait le sel de sa réflexion Elle nous mène à considérer que le libéralisme fait vivre tout le monde sauf ceux qui en crèvent, affirmation qui prend les airs d’une lapalissade. Et pourtant la social démocratie est bien morte , il faut le dire, et l’expliciter. Car le ver est dans le fruit  : le ralliement du socialisme aux thèses néolibérales dans un consensus trahissant les idées mêmes de gauche . 

Le processus de décision démocratique tel qu’il fonctionne aujourd’hui dans notre pays, fait « comme si » le peuple n’existait pas, une façon de ne pas l’aimer voire de le haïr . Parfaitement Monsieur , c’est quoi ce parlement qui adopte un traité que le peuple a refusé, c’est quoi ces élus qui ne gèrent que la statistique sauf celle des cumuls de mandats, c’est quoi ce Président de la République qui décide seul d’une guerre préventive ? Eh bien je vous le dis , c’est une République en danger qu’il convient de restaurer mais pas seulement… les idées de gauche aussi sont en perdition. C’est pourquoi il y a une alternative à proposer  … A GAUCHE : c’est le seul et vrai combat du Parti de Gauche. Il y a donc intérêt à être clair.

Nul ne doute que Mélenchon engagera le fer avec les puissances financières à condition que le peuple ose adopter la ligne politique de rupture qu’il préconise,  la rupture passe par l’alternative  au mode de développement actuel, jugé incontournable,  celui dicté par le seul super profit au bénéfice de quelques uns. Mélenchon, à sa façon, (n’en déplaise aux mous, aux tièdes, aux indécis, aux craintifs)  désigne les fauteurs de trouble : une bande de cupides et de rapaces pour qui l’économie est une autre façon de faire la guerre, tout en occupant l’arrière-ban, histoire de ne pas mourir avant d’être gavés .  Que signifie la crise? C’est d’abord une big faillite, celle de la finance mondialisée qui joue à la roulette russe grâce à un consensus de gaspillage et de domination partagé par toutes les puissances économiques y compris les puissances  publiques : elles ont fait de la force économique la force de frappe privilégiée et la parole du peuple est exclue de leurs statistiques qui font office de trophées… la libre concurrence commande !!! La vraie gauche propose une alternative à ce haut commandement qui favorise l’oligarchie et les inégalités croissantes. L’ordre du jour ou plutôt l’ordre de marche du Front de Gauche qui revendique cette alternative à gauche , commence par une implication populaire pour une plus grande fraternité.

Aprés la lecture de son ouvrage intitulé  » La fin de la social démocratie » ( téléchargeable sur son blog) , écoutez ou réécoutez le Discours de Jean-Luc Mélenchon en clôture  des journées d’été du « remue méninges » du Parti de Gauche ( d’un souffle différent de celui donné le lendemain en présence des Communistes  à la cloture des Estivales du FDG)

Un discours d’une heure trente environ où il déploie tout son talent de conteur, on trouve du plaisir à l’écouter, il ne cherche pas ses mots, il sait relancer l’attention, il plaisante même et fait sourire malgré la gravité des  sujets . Une seule explication , il a du métier et sait où il va, une chance pour les militants. Il a définitivement quitter les chaussettes bien chaudes du capitalisme et du ronron politique qui l’accompagne . Poussé par l’urgence d’expliquer sa vision du monde et du changement, par la nécéssité de convaincre de « l’humain d’abord » dans la conduite des affaires publiques, il fait du hors piste politique en revendiquant la rupture avec un système destructeur  de l’humain. Et il dit pourquoi . L’humain n’est plus aussi légitime dans la tête des bien pensants. Tout est devenu marchandise et affaire de marché . C’est cela qu’il faut changer. Pas une mince affaire .

Cécile Duflot est mal venue de déclarer , il y a peu , lors de la polémique entre Manuel Valls et Jean Luc Mélenchon à propos des roms

« Hélas Jean Luc Melenchon tue le débat par le napalm médiatique qu’ il ne peut s’empêcher de déverser »

Elle ne pouvait pas être plus insultante envers l’homme politique débatteur dans l’âme qu’est Mélenchon, un lanceur d’alerte qui pointe le danger d’une extrême-droitisation de la gauche ( pas étonnant qu’il se sente quelques affinités avec Julian Assange et Edward Snowden )

Même s’ il parle dru et cru, ses convictions sont fermes . Le capitalisme est pourri et il croit au changement de cap : la transformation sociale qu’il porte a une perspective républicaine et  écologique . C’est pourquoi, Mélenchon tout au contraire ne tue pas le débat mais le fait vivre et avancer  en sortant du politiquement correct alimenté par les   médias complices qui n’ont pas trouvé mieux que de sacrifier la curiosité et l’esprit critique au spectacle de la bêtise et du mensonge. Nous en avons des exemples tous les jours.« La preuve , la preuve » s’exclamait le journaliste  Apathie dans l’affaire Cahuzac en se fourvoyant de la belle façon dans  la défense du ministre fripon.

Alors Cécile  Duflot ferait mieux de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler du « napalm médiatique » de Mélenchon. Que ne lui propose -t -elle pas un débat sur la transition écologique au lieu de tourner en rond dans son gouvernement. J’entends déjà Hollande , le chef socialiste libéral, lui glisser au creux de l’oreille « Cécile ma fille, n’oublie pas l’obligation de réserve que te dicte la solidarité gouvernementale » , une obligation, dirons nous, qui ressemble fort au napalm  quant à ses effets pour griller toute vélléité écologique.L’écologie pourtant mériterait d’engager le combat contre toutes les forces contraires.

C‘est ce qu’ a enfin compris Pascal Durand qui quitte la direction EELV soucieux de ne pas être étiqueté  » secrétaire général du renoncement » comme il l’a si sincèrement expliqué lors de son Discours du 14 septembre 2013 devant son conseil fédéral. Souvenons nous qu’il avait indiqué que le compte n’y était pas au vu de la politique menée sur le terrain de l’écologie par le gouvernement socialiste au sein duquel les écologistes sont représentés notamment par l’ancienne secrétaire nationale Cécile Duflot. Chouchoutée par le premier ministre Jean Marc Ayrault, celle-ci n’ a pas pu convaincre son ancien compagnon de combat de rester à la tête EELV, au moment même où Jean Luc Mélenchon tire à boulets rouges sur Hollande et le ragout électoral de couleuvres qu’il a fait avaler à l’électorat des écologistes mais pas seulement ( vous voyez ce dont je cause …sic sic) . Gaver les gens de supercheries, c’est ça le populismeCécile Duflot ne fait pas autre chose dans son gouvernement de droite qui se réclame de la gauche. Pascal Durand et Noel Mamère ont préféré prendre  leur distance , en quittant la direction du parti EELV comme le premier ou le parti lui même comme le second. Le Parti de Gauche doit  prendre de la distance avec les solfériniens, marquer sa différence sinon il ne mérite pas d’exister :  c’est ce à quoi s’emploie son fondateur Mélenchon.

Avec le langage cru et dru qu’on lui connait et qui n’est pas sans influence Mélenchon anime le débat politique avec courage, sincérité et détermination. Il a besoin de voir soutenir l’ alternative à gauche qu’il propose avec le Front de Gauche , ce qui écarte toute alliance avec le PS solférinien pour cause de visibilité et de cohérence .

On sait ce qu’est le Hollandisme : c’est Cahuzac, placé à la tête d’une politique d’austérité qui vient dire à la télévision fin 2012 , qu’il n’a jamais cru en la lutte des classes et qu’il est social libéral, que la réforme de la fiscalité est achevée. Un super tricheur,même s’il est parti,  le peuple ne l’a pas oublié .

 

Mise à jour  7/10/2013 .Les communistes

Tout cela relance le débat qui existe autour de  la stratégie que Mélenchon préconise aux élections municipales pour le Front de Gauche: autonomie conquérante du Front de Gauche au premier tour avec liste autonome , et attentisme « d’opportunité » ( ?)pour le deuxième tour .

En principe , le Parti de Gauche devrait participer au premier tour au sein du Front de Gauche chaque fois que cela est possible et sans faire alliance avec le PS . Or le Parti communiste envisage de faire cavalier seul dans certaines villes et non des moindres ,comme Paris .

Dans l’hypothèse où les communistes font alliance avec le PS dans telle ou telle ville , l’alliance FDG éclaterait localement. Le parti de Gauche y répond en  préconisant toujours le rassemblement porteur de l’alternative à gauche , duquel se seraient donc exclus les communistes de certaines villes par « opportunité » . Pour en juger , il faut revenir à la fin que poursuit le mouvement . Les buts recherchés du Parti de Gauche sont restés les mêmes : porter une alternative  à gauche à laquelle ne semblent plus croire les communistes qui opteraient pour une alliance avec le PS. Les buts recherchés par le parti communiste sont la pêche aux mandats , fusse au prix d’un double langage ( hier contre les solfériniens et aujourd’hui  avec, ici avec le Front de Gauche , là sans le Front de Gauche )Que faut-il en penser ?

Cela suffit amplement pour troubler la visibilité du projet électoral du Front de gauche dont l’ambition est de gouverner et de renverser la majorité à Gauche .Tout  se justifie en politique, sauf que c’est toujours un mauvais calcul de sacrifier la fin aux moyens et  je vois là  malheureusement  le péché mignon des partis politiques ( y compris le Parti communiste ) à l’origine de la désaffection des gens.J’aurais tendance à conclure, dans cette hypothèse , comme Mélenchon que « rien ne se bâtit sans visibilité pour le peuple lorsqu’on se réclame des idées de gauche »

Que le Parti communiste choisisse de faire alliance avec le PS à Paris , vitrine de la France, revient à dynamiter la force que représente le Front de Gauche à cause du désengagement qu’il signifie par rapport au but poursuivi : à savoir le projet alternatif à gauche et les fondamentaux qu’il revendique notamment celui d’être contre la politique d’austérité imposée par les gouvernements européens, y compris le gouvernement français socialiste. En agissant ainsi   le Parti communiste se tromperait lourdement  , et tromperait tous les militants ( toutes composantes confondues) qui avaient placé leur engagement au service du Front de Gauche. Est ce que le prix en vaut la chandelle pourrait se demander le militant

En résumé le Parti de Gauche a vocation à porter la critique au sein même de la gauche , un espace politique qu’il occupe depuis sa naissance(2009), un espace qui  dépasse la sempiternelle opposition Gauche /Droite rendue stérile à l’aune de la rentabilité comptable d’un capitalisme à vau-l’eau qui navigue au gré d’une finance devenue folle. C’est pourquoi toute alliance avec le PS lequel depuis son accès au pouvoir applique via le Hollandisme, les diktats de l’industrie financière – notamment celui d’une politique d’austérité comme le ferait n’importe quel parti de droite, devient problématique au premier comme au second tour des élections municipales. 

Même l’attentisme pour le deuxième tour affiché jusqu’à présent par JL Mélenchon est douteux , il doit avoir de bonnes raisons  ( la fameuse taque taque tique ….lol !!!!!) Pour ma part , je trouve que l’idée d’une nouvelle GAUCHE est une belle idée , qu’elle a de l’avenir  si elle ne loupe pas le départ , l’engagement à ses cotés n’est pas à géométrie variable.Le Front de Gauche n’est pas le Centre.

Mise à jour 20/10/2013 . Le vote communiste à Paris pour les municipales.

A Paris, pour le premier tour des élections municipales, les cadres du Parti communiste ont décidé d’une alliance avec le Parti socialiste, qui est le parti dominant à gauche et dans le pays depuis  la victoire de François Hollande à la Présidence de la République. Ils y ont mis du cœur  puisqu’ils sont parvenus à un double accord. Un accord stratégique, comme ils disent,  et un accord de répartition des places éligibles.( voir laRésolution du conseil départemental du PCF sur le choix stratégique pour les élections municipales de 2014 à l’attention des adhérents qui devaient se prononcer ce WE du 17 au 19 octobre 2013)

57% des adhérents communistes parisiens se sont prononcés en faveur de la stratégie adoptée par leur exécutif départemental et défendue par Pierre Laurent,  l’actuel secrétaire national  du Parti communiste  français et président depuis le 5 décembre 2010 du Parti de la Gauche européenne.

Dans le cadre des élections municipales , alors que l’alliance PG-PC au sein du Front de Gauche fonctionne sur l’ensemble du territoire national avec  le plus souvent un communiste en  tête de liste , quelques villes font exceptions notamment Paris.

Historiquement le Parti communiste français a toujours fait de l’échéance municipale un enjeu tactique prioritaire, et des pouvoirs municipaux un point d’appui à sa stratégie politique affichée : celle d’être utile à ses concitoyens. Une lapalissade lorsqu’on s’engage en politique. Dans un paysage politique  bipolaire droite –gauche, de toute évidence cette utilité consiste d’abord à faire barrage à la droite, c’est la définition du vote utile, mais d’abord utile au parti dominant…

Ce n’est pas ainsi qu’on défend l’idée d’une nouvelle majorité à Gauche, celle que recherche le Front de gauche, au sein d’une stratégie electorale qui s’ appuie sur des valeurs en rupture avec l’irresponsabilité des acteurs économiques actuels dont les défaillances sont manifestes dans la crise qui secoue notre société . Les enjeux de la démocratie , de l’écologie, de la prospérité en France et en Europe sont au centre des débats . Le PS qui est aux postes de commandes , tant au plan local que national, y répond avec les mêmes solutions que la droite :  le statu quo du primat de la finance mondialisée sur la maitrise de ces enjeux.

 » L’humain d’abord «  le programme du Front de gauche, construit et élaboré avec les communistes veut aller à contre courant de la modélisation financière du système capitaliste productiviste . A Paris, ou ailleurs,  les communistes en s’alliant avec les socialistes au premier tour des municipales croient pouvoir continuer à jouer de l’étiquette Front de gauche, ils ont tort . Ils ont  créé la confusion avec l’ensemble des militants Front de Gauche qui travaillent pour une pédagogie populaire de leur programme de rupture.