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travailleurs via les thèmes : social, syndicats, pauvreté, chômage, pouvoir d’achat

Appel du Président de la République aux investisseurs et entreprises étrangères sur tout le territoire national

Cet appel s’inscrit dans la politique de compétitivité inspirée par F Hollande qui déroule le tapis rouge devant les entreprises créatrices d’emplois avec la diminution de leurs charges  financée par une réduction des déficits et des dépenses publiques et une augmentation des impôts qui touchent les ménages déjà affaiblis par le gel des revenus du travail , des pensions de retraites . Une politique de relance de l’activité  sans affrontement avec les grands acteurs économiques qui imposent leur diktats depuis longtemps sur la manière de produire et de consommer. Une politique d’austérité qui frappe le menu peuple . Une politique de droite qui demande aux mêmes de faire des efforts pendant  qu’une oligarchie addicte à l’argent s’amuse avec des algorythmes censés résoudre les comportements globaux des sociétés.

Grosse pantalonade à la portée d’un esprit ordinaire … la question est de savoir si notre époque ne requiert  pas  quelques esprits extra ordinaires et suffisamment courageux pour monter en première ligne. Pas le chef salvateur , mais au contraire celui qui sait prendre la mesure de notre responsabilité collective dans l’avenir qui se profile.

Des chiffres , vous en voulez ???

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INSEE.La baisse du % de niveau moyen de croissance en France est constante : depuis 50 ans il est passé de 5,6 à 0,8 .Le % de chômage est généralement attribué  à une baisse  de l’activité économique : conforter la croissance est donc synonyme  de lutte contre le chômage . Erreur car la croissance ne revient pas .
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INSEE.Il faut distinguer les dépenses d’administration , celles qui garantissent le bon fonctionnement des services publics de l’Etat, financées par l’impôt:elles sont constantes depuis 30 ans  Les dépenses de Sécurité sociale augmentent continuellement, elles sont dues au vieillissement de la population , elles sont financées par des cotisations sociales ( une participation de tous à une assurance publique en matière de santé et de retraites)
L’Erreur, ce serait de privatiser les dépenses de sécurité sociale comme contraire à l’idéal républicain de solidarité
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OCDE. Sur 30 ans les salaires ont perdu 10 points sur la part des richesses produites ce qui nuit à la politique de la demande ( économie réelle et consommation) La part du capital a augmenté et l’économie s’est financiarisée au détriment de l’économie réelle ( l’argent s’amuse avec l’argent)L’Erreur ce serait de privilégier une politique de l’offre en renforçant l’outil de production par une incitation à la compétitivité y compris sur le marché du travail .
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Le taux moyen d’impôts sur les bénéfices des sociétés est de 25 % aujourd’hui en Europe contre 40 % aux Etats-Unis : il a baissé de 12 points au cours de ces 30 dernières années sur fond de dumping fiscal intra zone euro  et la cours aux investisseurs notamment étrangers.
L’Erreur  est de considérer que les entreprise payent trop d’impôt sans faire le distinguo entre entreprises du CAC 40 le plus souvent des multinationale et les autres entreprises moyennes ou petites

La criminalisation des mouvements sociaux accompagne les politiques d’austérité.

En Grèce , et partout en Europe les syndicalistes sont en première ligne . Confrontés aux forces de l’ordre les mouvements sociaux peuvent mal tournés et être l’occasion d’une explosion de violence.La colère populaire peut être ainsi discréditée par des atteintes aux biens et aux personnes ou aux forces de police  censées protéger l’ordre républicain. La colère populaire peut déraper, elle n’en reste pas moins légitime . Et tous les gouvernements  qui appliquent des politiques d’austérité ont l’impératif devoir d’équilibrer les sacrifices demandés au peuple et être à l’écoute des plus démunis . Avec un gouvernement de Gauche on aurait pu s’attendre à ce que les plus favorisés, les plus fortunés, les puissants aux manettes de la finance voient leurs situations de privilégiés devenir plus austères … Pas du tout , le gouvernement socialiste Hollande-Ayrault applique la formule la plus éculée et la plus facile. Que le vulgum pecus paye les conséquences de la crise après la défaillance des banquiers, des pousse-au-crime !!!

 Parti de gauche / http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/matraques-prison-la-reponse-des-complices-la-finance-25618

L’accord MEDEF-CFDT , un pari sot pour la democratie sociale

 

J.L. Mélenchon à « L’invité de RTL » le 05/03/2013

 

 

Pour le  le Parti de gauche cet accord n’est pas seulement antisocial, car il finit de détricoter le droit du travail  et le droit du licenciement sous le prétexte de la récession économique et la sauvegarde de l’emploi . Il est aussi anti républicain et anti démocratique parce qu’il a été signé par des syndicats ( CFDT, CFTC et CFE-CGC ) qui ne représentent pas la majorité des salariés et parce que le gouvernement socialiste a promis que le Parlement en ferait une loi applicable à tous sans changement sur le fond , c’est à dire en institutionnalisant, grâce à la loi , le rapport de forces qui résulte de cet accord  et qui fait la part belle au patronat lequel  relaye , sans vergogne, sur les salariés la pression de la concurrence internationale qui s’exerce sur les entreprises françaises . C’est tordre le cou à la séparation des pouvoirs et à la démocratie sociale , méthode très largement répandue en Europe pour lutter contre la récession économique qui , nous le savons tous , épuise les capitalistes, plaide pour une plus grande « flexibilité  »  sur le marché du travail ( à l’embauche comme au débauchage) et rend des plus sympathique Madame Parisot leur porte parole qui en rajoute en traitant les salariés et les syndicalistes mécontents de  » casseurs « .

C’est le parlement qui fait la loi , non le Medef, s’exclame JL Mélenchon. Du coté des parlementaires, une centaine de députés  socialistes déclaraient lors d’une tribune soutenir la méthode qui donne « une chance à la démocratie sociale dans notre pays » , c’est ce qu’on appelle la culture du compromis si chère à F Hollande étant observé par ces élus  » qu’aucune réforme économique ne peut s’inscrire dans la durée sans un dialogue social permanent »  

On ne peut se gargariser de mots  trop longtemps , j’en veux pour preuve les Conti , s’il fallait prendre un exemple : ces salariés  ont engagé le dialogue face à la menace de perdre leur emploi en acceptant des conditions de travail qui normalement devaient parer en France aux difficultés de leur entreprise . Que nenni ! Malgré les promesses l’entreprise mettait la clé sous la porte .Les exemples ne manquent pas de dialogues sociaux pipés de la sorte . On pourrait même remonter au grand JAURES qui définissait le socialisme  comme l’achèvement d’une Révolution qui « a fait du Français un roi dans la Cité et l’a laissé serf dans l’Entreprise . »

 

 La journée du 5 mars a été une journée de mobilisation contre cet accord-leurre dit de sécuristation de l’emploi,( ANI : accord national interprofessionnel) le projet de loi entérinant cet accord devant être soumis au conseil des ministres demain 6 mars , et l’adoption de la loi qui représenterait pour le chef de l’Etat une avancée historique du dialogue social ( sic) étant envisagée pour le printemps .

En résumé , le parti de gauche soutient la contestation des salariés représentés par les  autres syndicats : CGT et FO, FSU et Solidaires.

NON à l’accord « made in Medef  »  et  OUI à l’amnistie sociale , sont ses deux axes de lutte aux cotés des travailleurs qui pâtissent de la crise . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entreprise de la nouvelle ère

L’entreprise est une réalité humaine , qui entreprend sinon l’homme ? Sa finalité est économique, et personne ne contestera que l’entreprise est le noeud de relations complexes comme l’étude du vivant nous l’enseigne  C’est pourquoi il devient urgent, dans le contexte de crise économique que nous connaissons, de s’interroger sur la place de l’entreprise de demain  dans le nouveau mode de développement économique , le nouveau logiciel , le nouveau paradigme qu’il est devenu impératif d’inventer. Les sociétés occidentales dites riches ou prospères ont le devoir d’y répondre avant toutes les autres, celles qui ne sont pas sorties de la pauvreté, et autrement que par « faire toujours de la même chose » : c’est là la difficulté . C’est pourquoi ,   le débat ouvert sur le sujet avec deux experts en prospectives, comme le fait la journaliste Véronique Anger, rédactrice des Di@logues Stratégiques,  lors d’une émission diffusée le 11 octobre 2012 , était  intéressant à plus d’un titre .

D’un coté Joêl de Rosnay , 75 ans , docteur es sciences , spécialiste en informatique,  il est conseiller de la Présidence de la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette écrivain et essayste , auteur de plusieurs ouvrages le dernier intitulé  » Surfer la vie » ou comment sur -vivre dans la société fluide . ICI SON BLOG

De l’autre coté Philippe Dessertine 49 ans , docteur en gestion et finance , il est directeur de l’Institut de la Haute Finance ,auteur de plusieurs ouvrages dont  » La décompression  » ou des solutions aprés le Krach ( 2011): au cours d’une conférence à Bordeaux ICI il nous explique  la crise avec un talent certain de conteur . ICI SON BLOG permet de faire plus amplement connaissance

Tous deux partent des mêmes conclusions : nous vivons la fin d’un monde .Pour le premier c’est la fin du monde industriel et l’ouverture d’une nouvelle ère technologique , pour le second c’est la fin de la finance adossée à un modéle de développement et de croissance impossible à généraliser à l’échelon planétaire. Bien sûr , je vois la critique : ce sont deux bourgeois ensemble et leur élucubrations futuristes nous passent au dessus de la tête .  Il n’empêche qu’ils véhiculent avec eux, l’absolue nécessité de voir qu’un monde est en train de finir ( le même constat que nous faisons ) et de faire l’expérience d’une transformation salvatrice pour l’humanité ( la même aventure que nous souhaitons), et il y a comme un air de famille avec la vision aujourd’hui et maintenant qu’entretient le Front de Gauche  dans l’action politique  » révolutionnaire » et ses débouchés en termes de pouvoir.

L'europe peut-elle être de gauche ?

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L’ Europe libérale telle qu’elle s’est construite et l’Europe ultra libérale telle qu’elle est devenue par défaut ne saurait, comme par magie, devenir une Europe sociale et solidaire sauf à envisager une refonte complète de ses institutions et de ses principes. « L’Europe sociale n’aura pas lieu » éd. Raisons d’agir, Paris, avril 2009, 139 p.  est un  livre dont le mérite est de porter la reflexion sur l’éventualité d’un retournement possible sous l’angle d’un futur qui n’apparaît pas se dessiner.

voir http://www.monde-diplomatique.fr/2011/06/SCHWARTZ/20652

René Revol nous parle

Le 18 octobre 2012 René Revol,( sur son blog « le débat interdit ») responsable au Parti de Gauche , maire de Grabels et économiste, invité par l’Unef  de la Fac de Montpellier a débattu avec Max Levita , socialiste adjoint au maire de Montpellier sur le traité de discipline budgétaire et de la logique ultra libérale qui a présidé à son adoption dans un contexte où la Finance mène le bal au détriment des peuples qui se paupérisent du fait des politiques d’austérité adoptées.  Ecoutez son intervention qui est lumineuse pour ceux qui défendent une ligne de rupture avec les diktats économiques et financiers qui nous ont menés à la crise actuelle et qui appellent une riposte : la mobilisation générale des travailleurs le 14 novembre 2012 contre l’austérité décrétée par ceux là même qui en ont créé les conditions de possibilité , les banques privées que les contribuables ont sauvé du désastre.

Eurostat: record de chômage en septembre 2012pour la zone Euro et les pays du Sud.

chomageLe taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,6% de la population active en septembre, soit 18,49 millions de personnes au chômage , et une augmentation  sur un ande 2,14 millions personnes .La situation est plus que critique en Grèce et Espagne avec leur 25% de chômeurs qui touchent essentiellement les jeunes: en un an  on note une forte progression à Chypre et au Portugal qui dépassent la moyenne avec respectivement leur 13% et 16%. Ce chômage touche plus particulièrement les pays du sud , l’Allemagne, l’Autriche, les Pays Bas et le Luxembourg tournent autour de 5%

La France avec ses 10,6 % est au milieu du gué.

La République selon Gilbert Collard,député gardois affidé à Marine Le pen

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L'avocat mariniste, Gilbert Collard

L’avocat Gilbert Collard comme casse bonbons au Palais Bourbon , c’était du prévisible. L’avocat à la Cour, à la Télévision ( suivant une expression acquise au contact des prétoires) et maintenant avocat au Front national,  l’avait annoncé lui-même.  » je serai un casse couilles démocratique » déclarait-il   au lendemain de son élection dans la deuxième circonscription du Gard, «  en utilisant tous les arguments de droit«  précisait-il.

Maître Collard sur les bancs de l’Assemblée nationale n’a pas tardé à montrer ce qu’il savait faire ou ne pas faire. Jugez en par vous-même. en visionnant son intervention à l’occasion de la discussion au Palais Bourbon du projet de loi, cher à F Hollande, instituant les  emplois d’avenir pour  les jeunes peu ou pas qualifiés . Voilà ce que j’en ai retenu .

L’ avocat prend la parole pour proposer à ses collègues de voter un amendement qui introduit dans la loi le critère de la « préférence nationale » chère à l’extrême droite. Réserver aux français la priorité des emplois d’avenir autrement dit  » Jeunes étrangers s’abstenir ». Pour cet avocat pénaliste, il est impossible d’ignorer qu’une telle discrimination  est interdite à l’embauche, que le contrevenant encourt des sanctions pénales ( Articles 225-1 à 225-4 du code pénal ), que ce principe de non discrimination fondé sur la nationalité est applicable à tous les employeurs en droit du travail ( Articles L1132-1 à L1132-4 du code du travail ) qu’il apparaît évident que le législateur ne saurait en affranchir le mécanisme des emplois d’avenir en appliquant ce qu’il est convenu d’appeler  » la préférence nationale » ,  principe au coeur du programme du Front national qui prétend en faire un principe  de gouvernement tout à fait contraire à la forme républicaine de gouvernement exigée par la Constitution.

Ce serait faire injure à l’avocat de supposer sa méconnaissance du droit positif en la matière. Maître Collard savait que son amendement contre républicain était insoutenable et qu’il serait rejeté, c’est pourquoi il a choisi, trés vite, d’interpeller ceux qui manifestaient leur désapprobation, il en oubliait même de terminer la lecture de son amendement qui concernait les citoyens des différents pays de l’Union européenne .

 » Mais que vous ont fait les français? (…) s’exclame -t-il dés le premier murmure d’opposition.

« Quoi! on ne peut pas parler de la France ici (…) poursuit-il .

Du  haut de son perchoir, le Président de séance l’interpelle à son tour  à plusieurs reprises  » Nous vous écoutons, mon cher collègue, revenons à l’amendement  «  comme une invitation courtoise mais insistante à changer de registre.

Eh bien , le « cher collègue » devait continuer  à vitupèrer «  je n’ai pas à parler à des gens qui n’aiment pas la France (…) dés qu’on parle de la France vous vous agitez comme des marionnettes (…) vous êtes des urnes (!!!) à hurler (…) lance-t-il dans l’enceinte  de  cette honorable assemblée qui incarne la représentation nationale et le peuple tout entier .

Je m’arrête un instant sur cette surenchère verbale violente et blessante à tous égards. C’est un grand classique de la provocation. Le voilà donc, auront pensé certains « ce casse couilles démocratique » auto-proclamé ,   en action au service de l’extrême droite .

Un député se lève, c’est un Martiniquais, il  prend la parole avec calme, et  lui répond sur le fond avec sérénité, sans le traiter de clown :  » on ne fait dans la socièté française aucune distinction de race, de couleur, d’origine. » C’était une façon de lui rappeler que la société française se construit depuis des lustres au delà de la race, de la couleur ou de l’origine sur des valeurs républicaines affirmées dont la fraternité humaine  n’est pas la moindre. La République ne se construit pas sur un principe de discrimination, sur un principe d’exclusion comme le sous entend le critère de « préférence nationale » prôné par le Front national.

Maître Collard revient alors à la barre ( en quelque sorte), il a compris qu’il fallait feindre  de regretter des paroles malheureuses , et convaincre de sa bonne foi .

 » Je souhaite simplement qu’on dise , conclut-il, que les emplois d’avenir on les réserve aux français ( on avait compris) parce que c’est eux qui vont consentir les sacrifices necesssaires » Enfin un argument !

« Faux » lui répond un autre député , il n’y a pas que les nationaux qui payent des impôts, en dehors des nationaux   » toute personne residant sur le territoire français ( régulièrement s’entend) et payant des impots participe au financement de ce dispositif  » .

Pour finir , force est de constater que  M Collard est resté taisant sur le  sort réservé aux citoyens de l’Union européenne, pourtant l’amendement 179 qu’il présentait,  consistait à insérer dans la loi un alinéa libellé en ces termes : « L’emploi d’avenir s’adresse en priorité aux jeunes de nationalité française, et subsidiairement aux citoyens des États membres de l’Union Européenne. » C’est faire peu de cas du § 2 de l’article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux qui interdit  » toute discrimination fondée sur la nationalité «  dans le champ d’application du droit communautaire : il n’est pas sûr que la Cour de Justice de l’Union européenne aurait été d’accord avec cette atteinte à la liberté de circulation des personnes à l’intérieur de l’Union européenne via une atteinte au principe fondamental d’égalité et de non discrimination à l’emploi entre les citoyens européens de l’Union.

Comme il fallait s’y attendre l’amendement Collard a été rejeté. Le Parlement a définitivement adopté la loi dans la nuit du 9 au 10 octobre 2012, Mme Maréchal Le Pen et M Collard ont voté contre. Les communistes se sont abstenus , je ne suis pas sûr que ce soit un bon choix, le texte amendé du gouvernement de gauche représente une avancée sociale incontestable face à la montée du chômage chez les jeunes, notamment ceux les plus en difficultés. ( voir Le dossier emplois d’avenir LES ECHOS )

NB : Chronique du Gard où un député gardois s’en prend à un autre député gardois, Collard contre Cavard, le premier NI ( non inscrit) apparenté au FN ( front national), le second EELV  apparenté PS. Serait-ce les prémisses des futures élections municipales à Nîmes ?