Tatania c/ Jean Luc

Jean Luc Mélenchon, dans sa 54ieme revue de la semaine , publiée le 7 fevrier 2017, s’aventure sur un sujet délicat : l’antiparlementarisme primaire qui consiste à disqualifier les représentants de la Nation et à remettre en cause le fonctionnement de l’institution à laquelle ils appartiennent , ici l’ Assemblée Nationale .Politiquement nul n’ignore qu’il fait de la souveraineté populaire le principe premier de notre forme républicaine de gouvernement. C’est dire l’intérêt qu’il attache à la critique de ce principe et à ses dérivés, comme l’antiparlementarisme chevillé à notre histoire institutionnelle . Mais ses paroles ont  mal été reçues notamment par une polémiste jeune, habile et intelligente Tatania Ventose.

Celle -ci s’insurge avec quelques raisons , dans une vidéo publiée le 12 février, sur le coté « CGT des députés «  que semble avoir adopter Mélenchon dont la doctrine institutionnelle est pourtant anti-système. Ce sont bien les députés qui votent la loi, et c’est bien la loi qui définit cet ordre pourri , comme le qualifie volontiers JL Mélenchon au soutien  de son projet de 6 ieme République. Alors quoi ? Faut-il mettre sous le boisseau le ressenti des gens qui ne comprennent pas que ces privilégiés, à qui on confie le sort de la Nation, désertent l’hémicycle ou se contentent de servir de caisse enregistreuse aux désidérata d’un pouvoir exécutif, omniprésent quant à lui .

Force est de constater que chacun des deux est à sa place et tient le discours à l’endroit où il est, avec une logique qui lui est propre . . Le danger vient peut -être du style de l’exercice auquel se livre Mélenchon via ses revues hebdomadaires . Il est seul , sans contradicteur et cela l’incline à adopter trop souvent un ton badin, celui de la conversation qu’on peut tenir avec des potes, sans doute nécessaire pour décontracter l’atmosphère et supporter l’exercice … mais dés qu’il baisse la garde il se met en danger, or il est quelqu’un d’important et passe pour le tribun du peuple. Il y a déjà eu une première alerte sur la difficulté que représentent ces revues hebdomadaires sur l’actualité notamment avec le décès de Johnny, il convient d’y réfléchir car ces rendez vous sont de véritables rencontres avec l’homme d’Etat qu’est devenu JLuc Mélenchon. Il vient de nous livrer un discours sur l’Europe, et l’absence de peuple européen, à l’Assemblée Nationale qui a du en surprendre plus d’un.

La mauvaise gestion de l’argent public devant le Tribunal administratif de Nîmes

« COMMUNIQUE: Audience publique ce Lundi 13 février 2018 à 10heures.

 C’est l’histoire d’un emprunt toxique géré par la Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole dirigée par M. Yvan Lachaud, ex adjoint aux finances de la ville de Nîmes.

Au départ il s’agissait de financer le budget Assainissement . En 2008, en pleine crise financière, Nîmes empruntait  la somme de 12 500 000 euros auprès d’un établissement de crédit, le Crédit Foncier de France qui n’hésitait pas à utiliser un produit financier très dangereux pour la collectivité locale, sans tenir compte des recommandations d’une circulaire administrative de 1992  interdisant aux collectivités de s’engager dans  des opérations spéculatives aventureuses par nature.

Or le contrat de prêt conclu prévoyait initialement un taux d’intérêt bonifié (en dessous du marché pour appâter le client) durant une courte période sécurisée de 2008 à 2013 et une période beaucoup plus longue (de 2013 à 2043) avec un taux d’intérêt indexé sur des variations spéculatives du taux de change Euro/Franc suisse et non sécurisée quant au montant maximal du taux d’intérêt. La formule d’indexation imaginée par l’ingénierie financière était incompréhensible pour les non initiés. L’économie du contrat était modifiée en 2012, la période non sécurisée étant repoussée à 2017.

On appelle ce type contrat,un emprunt structuré à risque, proposé et vendu sur tout le territoire national par l’industrie bancaire, ce qui a donné lieu au scandale des emprunts  toxiques  c’est à dire des emprunts structurés qui ont « mal tourné »pour  les acteurs publics emprunteurs, peu avertis des conséquences attachées à une clause d’indexation présentant toutes les caractéristiques d’une clause abusive. A cet effet, une commission d’enquête a été crée en 2011 par l’Assemblée Nationale et un fonds de soutien (abondé par les contribuables) a été voté via la loi de Finance 2014. L’emprunt de Nîmes est classé 6F parmi les plus risqués (c’est à dire hors charte Gissler du nom de l’Inspecteur général des finances nommé en 2009 par François Fillon pour… limiter les actions en justice contre les banquiers)

A partir de 2015, les élus nîmois voyaient le franc suisse s’envoler tout comme les taux d’intérêt : l’emprunt nîmois, passait grosso modo d’un taux d’intérêt de 3% à un taux d’intérêt prohibitif de 30 %. Le Président de Nîmes Agglo annonçait à son Conseil Communautaire  vouloir sortir de cet emprunt toxique, avec l’aide de l’Etat, en acceptant de payer une Indemnité de Remboursement  Anticipée (IRA) arrêtée en 2016. Ainsi, pour un capital restant dû (la somme de l’emprunt restant à rembourser en capital.) de 10 000 000 euros, le montant de l’IRA imposée par le banquier était fixé à 58 617 300,20 euros, soit presque 6 fois le montant du capital restant dû.

Cette somme reste inacceptable même si l’Etat est venu en partie au secours des finances locales. Preuve, s’il en est besoin, que le génie financier fort de son influence est capable de parier qu’il y aura toujours des ressources pour rembourser la banque prêteuse lorsque l’emprunteur est un acteur public, alors qu’elle-même se finance à des taux  pratiquement nuls …

Le mécanisme de rachat scandaleux de cet emprunt dit toxique, accepté par Nîmes Métropole dans un contexte où la responsabilité bancaire est flagrante et n’a jamais été mise en cause, a fait l’objet en 2016 de plusieurs délibérations du Conseil Communautaire avalisant la position de son Président : pas d’action contentieuse contre le banquier. Ces délibérations  ont fait l’objet d’un recours pour excès de pouvoir  devant le Tribunal administratif de Nîmes, à l’initiative notamment de l’élu communautaire de l’opposition M François SEGUY (Parti de Gauche) dont nous soutenons l’action pour faire respecter le droit des élus à l’information, le principe d’équilibre des contrats et l’intérêt communautaire qui s’attache à la gestion en bon père de famille des deniers publics dans Nîmes Métropole. Rendez-vous devant le Tribunal administratif.

Fait à Nîmes le 7 février 2018

 LE PARTI DE GAUCHE : Patrick JOURDAIN Secrétaire général du Comité PG de Nîmes (PV.AG.2017) contact : 06 51 80

AVEC LE SOUTIEN de groupes d’action de nîmes de la FRANCE INSOUMISE »

Les voeux marseillais de Mélenchon 20180119

c’est un Mélenchon d’une excellente cuvée qui nous a donné à voir tout son charisme, son talent d’orateur, capable de mots d’esprit , de clins d’oeil blagueurs en même temps que d’un discours politique cohérent chevillé à des convictions de plus en plus affermies du coté de l’écologie politique . On partage volontiers l’ enthousiasme  de cet homme de parole et d’action .Il mérite qu’on l’écoute ça ne prendra qu’une heure et demi ….c’est dire.

La veille Melenchon etait interviewe par Pujadas ICI https://youtu.be/OAvxBkQC9MY

Yann MOIX, écrivain, journaliste, temoigne sur Calais

L’écrivain Yann Moix dénonce  dans une lettre ouverte ( voir çi dessous) adressée à Emmanuel Macron et publiée dans le journal Libération le 21 janvier 2018 le traitement infligé aux migrants à Calais dont il rend compte dans un documentaire à paraitre sur Arte, et accuse les forces de l’ordre d’actes de barbarie.Il fustige la politique migratoire de la France qui intègre au plus haut niveau ces actes répréhensibles dont il porte témoignage . Interrogé sur France Inter le lendemain, il s’explique sans détour sur l’indignation qui l’anime, et met en cause la duplicité sur le sujet du Président de la République lui-même qui joue les humanistes dans ses discours officiels comme celui tenu devant l’ONU le 17 septembre 2017( voir ICI sur notre site http://monpostdemocrate.info/?p=15261 la retranscription de son discours )

En visite à Calais le 16 janvier Emmanuel Macron s’était élevé contre «l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques ou confisquent les effets personnels» des migrants, tout en précisant que «si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné». » Rien de surprenant à ce que le préfet du Pas de Calais ( Fabien Sudry) ait affirmé  de son coté que «l’usage du gaz lacrymogène s’était fait  dans le respect de la réglementation» pour «mettre fin aux tentatives d’intrusion sur la rocade, sur les sites du port et du tunnel sous la Manche et pour stopper les débordements et les rixes entre migrants».

Président Macron et Préfet Sudry ne pouvaient  ignorer  les conclusions d’un rapport de l’administration commandé par le ministre de l’Interieur G Collomb et publié le 23 octobre 2017, juste un an aprés l’évacuation de la jungle de Calais, rapport selon lequel des «manquements» à la déontologie policière étaient «plausibles» à Calais, avec un « usage disproportionné» des gaz lacrymogènes.

Le préfet Sudry, en réponse à Yann MOIX, répond sur twitter  et défend , oh surprise, les serviteurs de l’Etat , l’infamie , selon lui , est du coté du chroniqueur en quête de notoriété.

 L’indignation de  Yann Moix nous parait pourtant bien réelle: dans ses écrits et ses explications, il semble vouloir dépasser le cadre de la responsabilité individuelle des policiers en dénonçant un véritable  » protocole de la bavure » c’est à dire un schéma d’obéissance et de commandement qui conduit à des traitements inhumains et dégradants , et auquel doivent se plier les forces de l’ordre, tout comme le soldat qui doit tuer pour ne pas être tué…

Souvenons nous  que l’usage de la force par les services de sécurité sont soumis , au niveau européen , à des critères qui excluent tout acte qui  relèverait d’un traitement inhumain et dégradant dont la gravité est avérée .  La violence policière ne peut pas servir de prétexte à une impuissance politique de traiter humainement et dignement le phénomène migratoire, assimilé selon un langage dévoyé qui appartient à l’extrême droite à une « ‘invasion »  migratoire.

Il est temps de prendre la mesure des réflexes de pouvoir qui déshonorent la République.

Lettre ouverte de Yann MOIX à Emmanuel MACRON à propos des violences policières à Calais

moix

“ Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez «migrants» : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que «ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires.» Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.Je ne suis pas, comme vous dites, un «commentateur du verbe» : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux droits fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

( ICI extrait du documentaire qui sera diffuse sur Arte au mois de mAI 2018)

Vous menacez de saisir la justice si les «faits dénoncés» ne sont pas «avérés». Voici donc, monsieur le Président, les ­images des conséquences obscènes de ­votre politique.Ces actes de barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

«Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques», avez-vous dit. Ajoutant : «Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.Journalistes, policiers : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres précis, et vous êtes impardonnable ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un protocole de la bavure.

Quand une police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la dignité de l’homme  ? Vous y avez répondu vous-même : «Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement.»L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les violences policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

«La situation est ce qu’elle est par la brutalité du monde qui est le nôtre», dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion  ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.Vous avez osé dire : «Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République.» Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de «l’humanité», les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberrati

La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un «crime contre l’humanité». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas : c’était un Calais pipé ; c’était ­un Calais imaginaire et vide ; c’était un ­Calais sans «migrants». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

Le Défenseur des droits (J Toubon )a dénoncé, lui aussi, le «caractère exceptionnellement grave de la situation», qu’il n’hésite pas à décrire comme étant «de nature inédite dans l’histoire calaisienne». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un crime.

Je citerai enfin les conclusions de la «mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois» d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur : «L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation].»Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier : «Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur( Gerard Collomb) qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants.»Vous dites : «Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la violence.» Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une «fake news», vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu. Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire  ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

Le préfet du Pas-de-Calais ( Fabien Sudry) m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.Jean Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie. »

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En réponse à Yann MOIX , le prefet Sudry aux ordres , tweete  son désaccord

Lui aussi  affirme , voyons de prés de quoi il retourne

« aucun détenteur de la force publique, écrit-il, ne reçoit, ni n’a reçu d’instructions contraires à la déontologie (utilisation de gaz lacrimogène sur des points d’eau ou au moment de la distribution des repas, reveil des personnes pendant la nuit, exercice de violences physiques : tout agent qui se rendrait coupables de tels agissements, serait immédiatement sanctionné , avec la plus grande sévérité , sur  initiative de ma part »(…) Des images que vous présentez ( que Yann Moix présente) comme des preuves des violences policières aujourd’hui semblent montrer en réalité des opérations de maintien de l’ordre au temps du bidonville de la Lande avant octobre 2016 (…)

Selon le préfet Sudry , Yann Moix  » semble découvrir qu’il est trés légitimement fait usage proportionné de gaz lacrimogène à chaque fois que cela est nécessaire pour empecher l’intrusion des migrants dans le tunnel sous la Manche ou dans le port de Calais ( il faut rappeler la mort de 4 migrants en 2017,soit renversés par des poids lourds, soit en tombant d’un poids lourd en circulation, ou pour protéger les transporteurs routiers ( dont l’un est mort il y a quelques mois aprés avoir percuté un barrage monté par des migrants). Il choisit de ne pas dire un mot du dispositif humanitaire mis en place par l’Etat à Calais et qui permet aux migrants qui refusent les hébergements proposés systématiquement par l’Etat d’avoir accès à l’eau potable , à des douches , des sanitaires, ainsi qu’aux soins de santé au centre hospitalier de Calais ( 30 passages par jour en moyenne) »

Les accusations du chroniqueur sont gravissimes,selon le Prefet   » la principale , écrit-il, étant qu’un » protocole de bavure »aurait été sciemment organisé par l’Etat à Calais « .

Les Collombes républicaines seraient -elles l’instrument d’un Etat policier ? That is the question .

Comment on:  » J Sanchez , maire FN de beaucaire ( Gard) sur les menus au porc servis dans les cantines scolaires

Aujourd’hui, entre autres facéties, M Sanchez refuse de servir dans sa cantine scolaire un repas de substitution aux enfants qui ne mangent pas du porc au motif que les familles de ces enfants de confession musulmane font entrer le fait religieux à l’école, et que c’est anti républicain. Il crée ainsi une polémique qui fait buzz dans les médias  mais plus sérieusement , face à la bêtise crasse de cette décision de l’ élu frontiste, on se demande si la république n’aurait pas intérêt à exiger des candidats aux élections un certificat d’aptitude républicaine.
Refuser un repas de substitution dans le cas d’espèce c’est un acte de discrimination, c’est un acte de soustraction volontaire de l’élu aux obligations de service public qui sont les siennes attachées au fonctionnement des  cantine scolaires mises à la disposition des enfants de la commune, enfants que la loi et la justice républicaine exigent de recevoir comme ils sont, et de les traiter de façon égale, c’est un acte qui porte atteinte à l’intérêt supérieur des enfants, un concept reconnu au plan international qui sert à protéger l’enfant  au delà des confessions et vicissitudes familiales et qui assure le respect de de ses droits . C’est çà la République française, une république qui commence par celle des enfants et le souci de leur bien être et de leur libre épanouissement.
On sait que la courtoisie, la maturité républicaine et la délicatesse n’ étouffent pas ces potentats locaux. Le drame c’est qu’ils sont élus et qu’ils ne méritent pas de porter la ceinture tricolore quand ils font passer des vessies pour des lanternes à des fins contraires à l’éthique républicaine.( Gard)https://www.youtube.com/watch?v=_IyqhwSsiJY
Le commentaire a été publié dans Objectif Gard le 19 janvier 2018 à la rubrique « Ca reste entre nous les indiscrétions de la semaine  » ICI http://www.objectifgard.com/2018/01/14/ca-reste-entre-nous-les-indiscretions-de-la-semaine-70/

L’avenir en commun, programme de la France Insoumise

Le programme de la France Insoumise, autant vous l’ annoncer tout de suite , ne passe pas par » l‘Américan way of life « , que ce modèle de société consumériste s’impose  soit comme un rêve soit comme une réalité de par le monde.

Antoine a décidé de présenter ce programme via des vidéos explicatives à partir du bouquin  » l’avenir en commun » distribué lors de dernières élections présidentielles et législatives de 2017

premiere video sur la construction de ce programme  ICI https://www.youtube.com/watch?v=n2E1IlgQ4fE&feature=youtu.be

a suivre